Tag Archives: arbitres

CHAN 2020: Jean Jacques Ndala et Olivier Safari désignés pour officier le match d’ouverture Cameroun-Zimbabwe

Les arbitres congolais Jean Jacques Ndala Ngambo et Oliver Safari Kabene sont choisis dans le trio arbitral du match d’ouverture du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) Cameroun 2020 par la Confédération Africaine de Football (CAF). La rencontre opposera le pays hôte au Zimbabwe au stade Ahmadou Hahidjo de Yaoundé sous le coup de 17H00 GMT.

Jean Jacques Ndala Ngambo sera l’arbitre principal accompagné par son compatriote Oliver Safari Kabene et du Tchadien Issa Yaya, respectivement assistant 1 et assistant 2. 

Le duo congolais déjà présent déjà présent à la 5ème édition en 2018 au Maroc. Ils sont 16 arbitres centraux dont une femme, 20 arbitres assistants dont 3 femmes, 7 arbitres assistance vidéo (VAR) et 4 arbitres assistants assistance vidéo (AVAR) sur la liste pour diriger les matchs de la 6ème édition de cette compétition réservée aux talents nationaux.

Le tournoi se déroulera du 16 janvier au 7 février dans trois villes camerounaises dont Yaoundé, Douala et Limbé. Les Léopards prendra part et sont casés dans le groupe B aux côtés du Congo Brazzaville, de la Libye et du Niger.

Fonseca MANSIANGA


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Author: PMaki

Mali : Liste des arbitres pour le CHAN 2020 : le Malien, Boubou Traoré, parmi les 19 centraux

Ligue-des-Champions-CAF-710x416La confédération africaine de football (CAF) a dévoilé le 9 janvier 2021 la liste des 19 arbitres centraux qui dirigeront les rencontres de cette phase finale du CHAN édition 2020. Dans cette liste bien fournie à travers tout le continent, l’on trouve un Malien en la personne de Boubou Traoré.

A une semaine du coup d’envoi du CHAN 2020, le 16 janvier 2021, la Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé samedi les dix-neuf arbitres centraux, vingt arbitres assistants et huit arbitres vidéo retenus pour officier à l’occasion de la compétition.

Le Camerounais, Alioum Néant, fera office de tête d’affiche, mais la principale attraction réside en la présence d’un quatuor féminin avec l’arbitre centrale Lydia Tafesse Abebe (Ethiopie) accompagnée de ses assistantes Bernadetta Kwimbira (Malawi), Mimisen Lyorhe (Nigeria) et Carine Atezambong Fomo (Cameroun).

Les pointures du continent comme le Zambien Janny Sikazwe, le Gambien Papa Gassama et l’Ethiopien Bamlak Tessema Weyesa seront préposés à la VAR.

« Le choix du groupe final d’arbitres a été effectué sur la base de leurs compétences physiques et sportives, ainsi que de leur compréhension du football, notamment leur capacité à lire le jeu », a précisé la CAF.

Arbitres principaux:
Mogos Teklu Tsegay (Érythrée)

Jean Claude Ishimwe (Rwanda)

Zakaria Mohamed Mahmoud (Égypte)

Georges Gatogato (Burundi)

Daouda Gueye (Sénégal)

Samir Guezzaz (Maroc)

Mahmood Ali Mahmood Ismail (Soudan)

Daniel Laryea (Ghana)

Ali Moussa Mohamed (Niger)

Lahlou Benbraham (Algérie)

Atcho Pierre (Gabon)

Mohamed Maarouf Mansour Égypte)

Rakotojaona Andofetra (Madagascar)

Haythem Guirat (Tunisie)

Peter Waweru (Kenya)

Souleiman Ahmed Djama (Djibouti)

Heeralall Ahmad Imtehaz (l’île Maurice)

Dahane Beida (Mauritanie)

Janny Sikazwe (Zambie)

Papa Bakary Gassama (Gambie)

Boubou Traoré (Mali)

Ngwa Blaise Yuven (Cameroun)

Arbitres assistants:
James Fredrick Emile (Seychelles)

Sanou Habib J. Oumar (Burkina Faso)

Dick Okello (Ouganda)

Wahid Youssef El Bosaty (Égypte)

Abdi Salah Mohamed (Djibouti)

Jawo Abdul Aziz Bollel (Gambie)

Mathew Kanyanga (Namibie)

Abdoul Aziz Moctar Saley (Niger)

Jospin Luckner Malonga (Centrafrique)

Samuel Pwadutakam (Nigerie)

Nouha Bangoura (Sénégal)

Dos Reis Montenegro Abelmiro (Sao Tome et Principe)

Ditsoga Boris Marlaise (Gabon)

Hassani Khalil (Tunisie)

Styven Moutsassi Moyo Danek (Congo)

Brinsi Zakaria (Moaroc)

Abdi Hamza (Somali)

Soulaimane Almadine (Comores)

Lionel Hasinjaosoa Andrianantea (Madagascar)

Menye Mpele Rodrigue (Cameroun)

Amadou Kodio

Source : Ziré



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Author: Mamadou Makadji

Football : le match PSG-Basaksehir interrompu après des accusations de racisme de la part d’un arbitre

Après qu’un des arbitres a tenu un propos raciste à l’encontre de l’un des entraîneurs de l’équipe turque, le match PSG-Basaksehir a été interrompu, mardi 8 décembre. Les joueurs ont quitté le terrain.


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Violences policières aux Etats-Unis : « Le boycottage des basketteurs de NBA est un tournant »

Les arbitres seuls sur le terrain, le 26 août à Lake Buena Vista, après la décision des joueurs de Milwaukee de boycotter un match des playoffs, pour protester contre les violences policières à l’égard des Noirs.

Après le boycottage de trois jours lancé par l’équipe des Bucks de Milwaukee et suivi par toutes les équipes puis les ligues majeures de sport aux Etats-Unis, pour dénoncer les violences policières et les injustices raciales, la NBA a repris la compétition fin août. Conseillés par l’ancien président Barack Obama et l’ex-joueur star Michael Jordan – aujourd’hui propriétaire des Charlotte Hornets –, les joueurs ont décidé de retourner sur le parquet sous certaines conditions, notamment la création d’une coalition pour la justice sociale ou la transformation des salles de matchs en bureaux de vote pour l’élection présidentielle.

Le professeur Richard Lapchick, enseignant à l’université de Floride centrale (Orlando) et activiste depuis plus de cinquante ans pour les droits humains, voit dans ce mouvement inédit « un rêve devenu réalité ».« C’est ce que j’essaie d’accomplir depuis tant d’années », poursuit celui qui fut le leader américain de la campagne internationale pour le boycott sportif de l’Afrique du Sud – lequel dura plus de vingt ans – en raison de l’apartheid. Un engagement qui lui valut d’être violemment agressé à la fin des années 1970, ses assaillants lui gravant notamment le mot « nègre » aux ciseaux sur le ventre.

Lire aussi Etats-Unis : l’affaire Jacob Blake déclenche un boycottage sans précédent dans le monde du sport

Le boycottage survenu en NBA, et dans les autres ligues, est-il comparable à d’autres événements ?

Le mouvement lancé par les Bucks, puis suivi par la NBA, est historique. Cela fait cinquante ans que je m’implique et je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi fort en termes d’impact sur la société. Ça me rappelle le geste de contestation de Tommie Smith et John Carlos sur le podium des Jeux olympiques de Mexico en 1968, ainsi que Mohamed Ali, qui a refusé de s’engager dans la guerre du Vietnam.

Lire aussi Mohamed Ali, légende de la boxe, est mort

La différence réside dans le fait que ces gestes étaient des actions individuelles. Ali a été condamné à de la prison, Smith et Carlos n’ont plus trouvé de travail pendant des années aux Etats-Unis. Mais qu’une ligue entière et ses joueurs prennent une telle position contre le racisme aux Etats-Unis a clairement attiré l’attention au-delà de ce qui a été fait avant dans le sport. Je pense que cela va permettre de mettre en lumière ce qu’on appelle en Amérique « la prise de conscience raciale » [the racial reckoning], c’est-à-dire la volonté de changer ce racisme systémique qui existe depuis plus de 300 ans dans le pays. Ce mouvement est un tournant.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Tommie Smith, le poing noir de l’Amérique

Pourquoi ce changement de mentalité intervient-il aujourd’hui ?

Quand [le joueur de football américain] Colin Kaepernick s’est agenouillé en 2016, il a été critiqué par la plupart des amateurs de sport aux Etats-Unis. Mais une récente étude Nielsen a montré que les fans soutenaient largement l’activisme dans le sport. Ils demandent même à ce que des marques s’impliquent davantage auprès d’associations qui luttent contre les injustices sociales. C’est un changement majeur dans le monde du sport. Tout cela est, en grande partie, dû au meurtre de George Floyd. L’activisme est mené par un large groupe d’athlètes afro-américains dont la voix porte.

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Mali : Que sont-ils devenus… Dramane Danté : Les beaux jours de l’arbitrage malien dans l’arène internationale

Dramane Danté avec le président ATT
Dramane Danté avec le président ATT

Il est établi que le Mali a connu de grands arbitres internationaux, à l’image de Modibo Ndiaye, Drissa Traoré dit Driboss, Sidi Békaye Magassa, Koman Coulibaly. Cela ne fait l’objet d’aucun doute que Dramane Danté aussi, par son parcours, est une icône de l’arbitrage malien. L’enfant de Kayes sur la pointe des pieds (il est très discret et moins bavard) a dominé l’arbitrage africain, européen et mondial.

Notre rencontre avec l’ancien assistant n’a pas dépassé une demi-heure parce que c’est avec  lui que nous avons réalisé la première interview de notre carrière journalistique, en juillet 1998. A l’époque, nous faisions nos débuts dans la presse au quotidien “Le Républicain”. C’était au lendemain de la Coupe du monde “France-98” à laquelle Dramane Danté a pris part. Nous parlions des circonstances dans lesquelles il est devenu arbitre, il n’était pas nécessaire que l’on revienne sur ces questions auxquelles il avait répondues il y a 22 ans. Notre entretien-éclair ne nous a pas empêchés de rappeler cette finale de la Can-2000, qui a opposé le Nigeria au Cameroun, dont Danté était un des arbitres assistants. Ce 13 février 2000 au Stade Surulere de Lagos, les Nigérians ont été victimes d’une injustice involontaire du corps arbitral. Victor Ikpeba lors de la séance des tirs au but établit la parité. Son tire cogne la barre transversale et rebondit à l’intérieur. Mais l’arbitre central tunisien Mourad Daami ne valide pas le but. Le Goal Line Technology n’avait pas encore vu le jour. Hélas les Camerounais s’imposent sur le fil du rasoir par quatre buts à trois. Le mal est déjà fait, Dramane Danté considère cette finale comme le seul mauvais souvenir de sa carrière parce qu’il est convaincu que si le but du joueur avait été accordé, le résultait allait être autre. Après le match, se rappelle-t-il les arbitres sont rentrés à l’hôtel discrètement. La tension était vive, et tout le peuple nigérian ne parlait que de cette erreur arbitrale. Diplômé de l’Institut national des arts (Ina), M. Danté est plasticien de profession. Jusqu’à la création de sa propre entreprise, il était laborantin dans une imprimerie de la place. L’ancien arbitre international assistant est marié et père de sept enfants. Il nous a reçus à son bureau, au Badialan I. Nous retrouvâmes sur place un autre ancien arbitre international, Seydou Traoré dit le Fis. Homme à l’humeur toujours égale, il nous a chaleureusement accueillis, avant de nous conduire au bureau de notre héros de la semaine.

Prologue : un inconditionnel de la rubrique “Que sont-ils devenus ?”, Lamine Souley Sidibé ingénieur conseil/expert immobilier assermenté, par son geste, nous a émus. S’il est évident que ses coups de fil pour nous encourager sont fréquents, le week-end dernier, M. Sidibé a décidé de nous rendre visite en famille pour manifester toute sa gratitude à notre égard et réaffirmer son soutien à la rubrique.

Ce fut un honneur pour nous d’accueillir un aîné dans un contexte particulier, celui de la reconnaissance du travail bien fait d’un journal dont à la naissance ne présageait pas un bel avenir, compte tenu de plusieurs facteurs. C’est le même sentiment qui nous a animés le jour où le doyen Gaoussou Drabo nous a remerciés d’avoir reconnu et vanté le travail des journalistes qui ont animé durant des années l’emblématique journal Podium.

Nous rassurons Lamine Souley Sidibé d’avoir pris acte de ses conseils, par rapport à l’édition d’un livre, compilation d’articles dédiés, intitulé “Que sont-ils devenus ?” La direction du journal est dans cette logique. Pour ce projet les sponsors seront les bienvenus. Revenons à présent de notre héros de la semaine, Dramane Danté.

Nul n’est sans savoir que les arbitres maliens ont été toujours sur le banc des accusés, pour leur appartenance à tort ou à raison à un club. Mais Dramane Danté a été l’un des rares de sa génération à bénéficier du respect, de la considération et de l’estime des supporters. Il n’a jamais été directement au cœur d’un scandale, dans une rencontre de football.

Pourtant, de par sa position de premier arbitre assistant, il refusait des buts décisifs ou signalait des hors-jeux au tournant du match. D’un naturel calme, il partait toujours droit vers son but : la réussite du match, dans une concentration discontinue.

Avoir confiance en soi

Selon Danté la préparation d’un match pour l’arbitre commence dès sa désignation. Il se voit en face des deux équipes, dans son statut de juge impartial. C’est au même moment que l’arbitre doit psychologiquement rassembler ses atouts pour éviter le faux pas. Autre handicap, autre danger, la pression. Comment un arbitre se défait de la pression avant, et pendant le match ? Quel est ce match qui l’a effrayé ?

“La pression dépend de l’enjeu du match, des deux équipes, des supporters, bref de l’environnement. Comment se défaire de la pression ? Il faut avoir confiance en soi, appliquer les lois de jeu en toute franchise en tant que juge. Ce sont des atouts qui chassent la pression. Je n’ai jamais eu peur d’un match. Parce que je prenais toutes les rencontres au sérieux, elles avaient les mêmes ampleurs pour moi. Une fois sur le terrain, je ne pensai qu’à la réussite. L’arbitre est la troisième équipe d’un match de football, par rapport au corps arbitral qu’il représente”.

C’est en 1985 qu’il décide de faire carrière dans l’arbitrage. Faudrait-il rappeler qu’il a été influencé par ses aînés Driboss et Magassa avec lesquels il s’entraînait tous les soirs. Cela a facilité ses premiers pas dans le métier. Un an après, il est promu au grade d’arbitre du district, de ligue en 1988, fédéral en 1992, assistant international en juin 1993.

De ce jour à sa retraite en 2006, Dramane Danté n’a pas chômé. Lauréat du Challenge Craven-A à deux reprises (1994, 1998), meilleur arbitre assistant à la Can de 2006, il a officié sur le plan international 105 matches entre nations, 30 entre clubs, 10 Coupes du Mali, 7 Can (de 1994 à 2006), 3 Coupes du monde (1998, 2002, 2006), une finale de Super Coupe afro-asiatique (1995), deux finales de vainqueurs de coupes (1995, 1997), une finale de Super Coupe (2006).

Mieux Dramane Danté a participé à la Can junior (1995), à la Coupe du monde de Qatar (1995), à la Can cadet à Bamako (1995), aux Jeux olympiques d’Atlanta (1996), au tournoi de France (1997), à l’Euro-2000, à la Coupe des confédérations (2001), à la Coupe du monde Pérou 2005. Avec un tel parcours peut-on dire que Damane Danté est un homme comblé ? Oui parce qu’il croit avoir réussi dans sa  carrière ?

Les relations sociales avant l’argent

A la question de savoir ce que l’arbitrage lui a rapporté, l’enfant de Kayes s’appesanti beaucoup plus sur les relations, la découverte du monde (il a beaucoup voyagé) que sur l’argent qu’il est censé avoir gagné durant tout ce périple.

La raison ? Les sommes d’argent se dépensent, pour assurer l’indépendance, mais jamais elles ne pourront remplacer les relations humaines, ou les bons souvenirs des différents voyages.

A sa retraite en 2006, il s’occupera en temps plein de son imprimerie, devint président de la Commission des arbitres sous Boubacar Baba Diarra à la Fémafoot. Au même moment, il intégrera la Commission des arbitres de la Confédération africaine de football. Présentement, il est assesseur des arbitres de la Caf.

Paradoxalement Dramane Danté n’a pas voulu qu’un de ses enfants lui emboite le pas dans l’arbitrage. Pourquoi ?

 “Je ne veux pas que mes enfants subissent la même pression que j’ai vécue. Il n’est pas exclu durant ma carrière que j’ai posé des actes qui n’ont pas plu à certains. Ceux-ci pourront le leur faire payer. En Afrique, les choses ne sont pas faciles. Des enfants d’anciens arbitres ont été contraints d’écourter leur carrière. C’est le cas du fils de l’ancien arbitre tunisien  Ali Ben Nasser. Celui-là qui n’a pas vu la faute de main de Diego Maradona lors du match Argentine-Angleterre en 1/4 de finale de la Coupe du monde 1986.

Chaque fois que son enfant arbitrait un match, on scandait ‘la main de Dieu’. Il en a été tellement choqué qu’il a fini par mettre un terme à sa carrière d’arbitre.

Mieux est-ce mon enfant pourra faire autant ou plus que moi ? A défaut, c’est mon honneur qui est en jeu. Puisqu’il est difficile de répondre à cette question, le mieux serait qu’il évite l’arbitrage”.

La Coupe du monde de “France-98” est le meilleur de ses bons souvenirs parce qu’il a été retenu pour le 2e tour de la compétition, même si son jeune âge l’a handicapé pour être désigné pour la finale. A cela s’ajoutent la Coupe d’Europe de 2000 co-organisée par la Belgique et les Pays-Bas, son trophée de meilleur arbitre assistant à la Can-2006, sa distinction comme chevalier de l’Ordre national la même année par le président Amadou Toumani Touré.

O. Roger

Tél (00223) 63 88 24 23

Source : Aujourd’hui-Mali


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Author: Mamadou Makadji

Que sont-ils devenus… Dramane Danté : Les beaux jours de l’arbitrage malien dans l’arène internationale

Il est établi que le Mali a connu de grands arbitres internationaux, à l’image de Modibo Ndiaye, Drissa Traoré dit Driboss, Sidi Békaye Magassa, Koman Coulibaly. Cela ne fait l’objet d’aucun doute que Dramane Danté aussi, par son parcours, est une icône de l’arbitrage malien. L’enfant de Kayes sur la pointe des pieds (il est très discret et moins bavard) a dominé l’arbitrage africain, européen et mondial.

Notre rencontre avec l’ancien assistant n’a pas dépassé une demi-heure parce que c’est avec  lui que nous avons réalisé la première interview de notre carrière journalistique, en juillet 1998. A l’époque, nous faisions nos débuts dans la presse au quotidien “Le Républicain”. C’était au lendemain de la Coupe du monde “France-98” à laquelle Dramane Danté a pris part. Nous parlions des circonstances dans lesquelles il est devenu arbitre, il n’était pas nécessaire que l’on revienne sur ces questions auxquelles il avait répondues il y a 22 ans. Notre entretien-éclair ne nous a pas empêchés de rappeler cette finale de la Can-2000, qui a opposé le Nigeria au Cameroun, dont Danté était un des arbitres assistants. Ce 13 février 2000 au Stade Surulere de Lagos, les Nigérians ont été victimes d’une injustice involontaire du corps arbitral. Victor Ikpeba lors de la séance des tirs au but établit la parité. Son tire cogne la barre transversale et rebondit à l’intérieur. Mais l’arbitre central tunisien Mourad Daami ne valide pas le but. Le Goal Line Technology n’avait pas encore vu le jour. Hélas les Camerounais s’imposent sur le fil du rasoir par quatre buts à trois. Le mal est déjà fait, Dramane Danté considère cette finale comme le seul mauvais souvenir de sa carrière parce qu’il est convaincu que si le but du joueur avait été accordé, le résultait allait être autre. Après le match, se rappelle-t-il les arbitres sont rentrés à l’hôtel discrètement. La tension était vive, et tout le peuple nigérian ne parlait que de cette erreur arbitrale. Diplômé de l’Institut national des arts (Ina), M. Danté est plasticien de profession. Jusqu’à la création de sa propre entreprise, il était laborantin dans une imprimerie de la place. L’ancien arbitre international assistant est marié et père de sept enfants. Il nous a reçus à son bureau, au Badialan I. Nous retrouvâmes sur place un autre ancien arbitre international, Seydou Traoré dit le Fis. Homme à l’humeur toujours égale, il nous a chaleureusement accueillis, avant de nous conduire au bureau de notre héros de la semaine.

Prologue : un inconditionnel de la rubrique “Que sont-ils devenus ?”, Lamine Souley Sidibé ingénieur conseil/expert immobilier assermenté, par son geste, nous a émus. S’il est évident que ses coups de fil pour nous encourager sont fréquents, le week-end dernier, M. Sidibé a décidé de nous rendre visite en famille pour manifester toute sa gratitude à notre égard et réaffirmer son soutien à la rubrique.

Ce fut un honneur pour nous d’accueillir un aîné dans un contexte particulier, celui de la reconnaissance du travail bien fait d’un journal dont à la naissance ne présageait pas un bel avenir, compte tenu de plusieurs facteurs. C’est le même sentiment qui nous a animés le jour où le doyen Gaoussou Drabo nous a remerciés d’avoir reconnu et vanté le travail des journalistes qui ont animé durant des années l’emblématique journal Podium.

Dramane Danté avec le président ATT

Nous rassurons Lamine Souley Sidibé d’avoir pris acte de ses conseils, par rapport à l’édition d’un livre, compilation d’articles dédiés, intitulé “Que sont-ils devenus ?” La direction du journal est dans cette logique. Pour ce projet les sponsors seront les bienvenus. Revenons à présent de notre héros de la semaine, Dramane Danté.

Nul n’est sans savoir que les arbitres maliens ont été toujours sur le banc des accusés, pour leur appartenance à tort ou à raison à un club. Mais Dramane Danté a été l’un des rares de sa génération à bénéficier du respect, de la considération et de l’estime des supporters. Il n’a jamais été directement au cœur d’un scandale, dans une rencontre de football.

Pourtant, de par sa position de premier arbitre assistant, il refusait des buts décisifs ou signalait des hors-jeux au tournant du match. D’un naturel calme, il partait toujours droit vers son but : la réussite du match, dans une concentration discontinue.

Avoir confiance en soi

Selon Danté la préparation d’un match pour l’arbitre commence dès sa désignation. Il se voit en face des deux équipes, dans son statut de juge impartial. C’est au même moment que l’arbitre doit psychologiquement rassembler ses atouts pour éviter le faux pas. Autre handicap, autre danger, la pression. Comment un arbitre se défait de la pression avant, et pendant le match ? Quel est ce match qui l’a effrayé ?

“La pression dépend de l’enjeu du match, des deux équipes, des supporters, bref de l’environnement. Comment se défaire de la pression ? Il faut avoir confiance en soi, appliquer les lois de jeu en toute franchise en tant que juge. Ce sont des atouts qui chassent la pression. Je n’ai jamais eu peur d’un match. Parce que je prenais toutes les rencontres au sérieux, elles avaient les mêmes ampleurs pour moi. Une fois sur le terrain, je ne pensai qu’à la réussite. L’arbitre est la troisième équipe d’un match de football, par rapport au corps arbitral qu’il représente”.

C’est en 1985 qu’il décide de faire carrière dans l’arbitrage. Faudrait-il rappeler qu’il a été influencé par ses aînés Driboss et Magassa avec lesquels il s’entraînait tous les soirs. Cela a facilité ses premiers pas dans le métier. Un an après, il est promu au grade d’arbitre du district, de ligue en 1988, fédéral en 1992, assistant international en juin 1993.

De ce jour à sa retraite en 2006, Dramane Danté n’a pas chômé. Lauréat du Challenge Craven-A à deux reprises (1994, 1998), meilleur arbitre assistant à la Can de 2006, il a officié sur le plan international 105 matches entre nations, 30 entre clubs, 10 Coupes du Mali, 7 Can (de 1994 à 2006), 3 Coupes du monde (1998, 2002, 2006), une finale de Super Coupe afro-asiatique (1995), deux finales de vainqueurs de coupes (1995, 1997), une finale de Super Coupe (2006).

Mieux Dramane Danté a participé à la Can junior (1995), à la Coupe du monde de Qatar (1995), à la Can cadet à Bamako (1995), aux Jeux olympiques d’Atlanta (1996), au tournoi de France (1997), à l’Euro-2000, à la Coupe des confédérations (2001), à la Coupe du monde Pérou 2005. Avec un tel parcours peut-on dire que Damane Danté est un homme comblé ? Oui parce qu’il croit avoir réussi dans sa  carrière ?

Les relations sociales avant l’argent

A la question de savoir ce que l’arbitrage lui a rapporté, l’enfant de Kayes s’appesanti beaucoup plus sur les relations, la découverte du monde (il a beaucoup voyagé) que sur l’argent qu’il est censé avoir gagné durant tout ce périple.

La raison ? Les sommes d’argent se dépensent, pour assurer l’indépendance, mais jamais elles ne pourront remplacer les relations humaines, ou les bons souvenirs des différents voyages.

A sa retraite en 2006, il s’occupera en temps plein de son imprimerie, devint président de la Commission des arbitres sous Boubacar Baba Diarra à la Fémafoot. Au même moment, il intégrera la Commission des arbitres de la Confédération africaine de football. Présentement, il est assesseur des arbitres de la Caf.

Paradoxalement Dramane Danté n’a pas voulu qu’un de ses enfants lui emboite le pas dans l’arbitrage. Pourquoi ?

 “Je ne veux pas que mes enfants subissent la même pression que j’ai vécue. Il n’est pas exclu durant ma carrière que j’ai posé des actes qui n’ont pas plu à certains. Ceux-ci pourront le leur faire payer. En Afrique, les choses ne sont pas faciles. Des enfants d’anciens arbitres ont été contraints d’écourter leur carrière. C’est le cas du fils de l’ancien arbitre tunisien  Ali Ben Nasser. Celui-là qui n’a pas vu la faute de main de Diego Maradona lors du match Argentine-Angleterre en 1/4 de finale de la Coupe du monde 1986.

Chaque fois que son enfant arbitrait un match, on scandait ‘la main de Dieu’. Il en a été tellement choqué qu’il a fini par mettre un terme à sa carrière d’arbitre.

Mieux est-ce mon enfant pourra faire autant ou plus que moi ? A défaut, c’est mon honneur qui est en jeu. Puisqu’il est difficile de répondre à cette question, le mieux serait qu’il évite l’arbitrage”.

La Coupe du monde de “France-98” est le meilleur de ses bons souvenirs parce qu’il a été retenu pour le 2e tour de la compétition, même si son jeune âge l’a handicapé pour être désigné pour la finale. A cela s’ajoutent la Coupe d’Europe de 2000 co-organisée par la Belgique et les Pays-Bas, son trophée de meilleur arbitre assistant à la Can-2006, sa distinction comme chevalier de l’Ordre national la même année par le président Amadou Toumani Touré.

O. Roger

Tél (00223) 63 88 24 23

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Author: Aujourd’hui-Mali