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Baisse de la valeur de la Ligue 1 ? Ecran noir ? Les 4 questions (et leurs réponses) que pose la restitution par Canal+ de ses droits TV

• Pourquoi Canal+ a-t-elle décidé de restituer les matches pour lesquels elle possédait les droits de diffusion ?

Dans une interview au Figaro, Maxime Saada, président du directoire de Canal+ explique la décision de la chaîne cryptée par des intérêts économiques. Selon lui, Canal+ aurait surpayé le lot n°3, qui comprend deux matches par journée de Ligue 1, puisque les deux premiers lots avaient été acquis par Mediapro: “La valeur du lot 3 est surévaluée du fait du comportement irrationnel de Mediapro durant l’appel d’offres. L’ensemble des acteurs savaient qu’ils n’avaient pas remporté les deux premiers lots. Le lot 3 était donc la dernière chance de repartir avec un lot premium”. La chaîne cryptée semble également revancharde envers la Ligue de Football Professionnel: “Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années. Nous n’oublions ni le report des matchs par la LFP sans concertation lors du mouvement ‘gilets jaunes’, ni l’argent supplémentaire demandé pour décaler le coup d’envoi du match du dimanche soir de 15 minutes, et encore moins les réjouissances de nombreux présidents lorsque Canal+ est rentré bredouille de l’appel d’offres de 2018″.

Cette décision de remettre ses droits en jeu met maintenant la LFP dans l’embarras. Selon Pierre Maes, spécialiste des droits TV et auteur de “Business des droits TV du foot”, les intentions de Canal+ sont claires: “Le message est de montrer qu’ils sont en position de force, qu’ils n’ont pas peur d’une éventuelle nouvelle concurrence, et que les droits de la Ligue 1 ne sont pas aussi indispensables pour eux que la LFP ne le croit”. Mickaël Terrien, économiste du sport et maître de conférence à la Faculté des sciences et du sport et de l’éducation physique à l’Université de Lille le rejoint: “Canal+ n’a plus besoin de la Ligue 1. En proposant une multitude d’offres, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont perdu quasiment aucun abonné depuis qu’ils n’ont plus les droits de la Ligue 1″.


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• Un nouvel appel d’offres va-t-il faire baisser la valeur de la Ligue 1 ?

C’est plus que probable“, répond Mickaël Terrien. “Si Canal+ est le seul diffuseur à répondre à l’appel d’offres, c’est eux qui fixeront les prix, et ils tendront vers une baisse, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure”, argumente-t-il. Lors de l’appel d’offres en 2018, pour la période 2020-2024, les droits TV avaient atteint 1,153 milliards d’euros, un record, et une hausse de près de 60% par rapport au contrat précédent. Mais selon Pierre Maes, “la valeur du championnat dépend surtout de ce que les opérateurs sont prêts à payer. Si la valeur de la Ligue 1 a augmenté ces dernières années, c’est qu’il y avait une grande concurrence pour en acquérir les droits. Et aujourd’hui cette concurrence n’existe plus”. Une grande partie des droits TV étant reversée aux clubs, Mickaël Terrien ajoute que les diffuseurs auraient tout de même intérêt à ce que la baisse de leur valeur ne soit pas trop importante: “La qualité du spectacle proposé dépendra du prix qu’ils voudront y mettre”.

• A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Si Canal+ semble confiant en demandant un nouvel appel d’offre, la chaîne cryptée n’est néanmoins pas à l’abri que d’autres acteurs débarquent sur le marché des droits TV de la Ligue 1, comme Amazon Prime. “On peut imaginer que des acteurs internationaux viennent se positionner parce qu’ils se disent qu’il y a peut-être des droits à récupérer à des prix qui seront bien inférieurs à ce qu’ils ont pu être”, explique Pierre Maes. Mais le lancement d’un nouvel appel d’offre pourrait prendre du temps, alors que Mediapro doit cesser de diffuser le championnat le 31 janvier prochain: “Le délai peut-être réduit si on demande aux opérateurs de se positionner en une semaine, mais ça ne renforce pas, pour la Ligue, les chances de recevoir de belles offres”, commente le spécialiste. Un risque d’écran noir est-il alors envisageable ? “Personne n’y a intérêt, et des solutions seront trouvées. La Ligue peut envisager d’autres alternatives, comme la création de sa propre chaîne”, répond Mickaël Terrien.


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• Quelles conséquences pour les clubs ?

Les droits TV représentent en moyenne 50% du budget des clubs, il est donc urgent de trouver une solution. Selon Mickaël Terrien, “cette situation retarde simplement le moment où les droits seront de nouveau versés aux clubs, mais ça ne va pas changer grand chose pour eux, puisqu’à l’heure actuelle, ils ne perçoivent quasiment rien depuis que Mediapro a cessé de payer”. Quid de la proposition de Maxime Saada de diminuer le nombre de clubs professionnels qui se partagent les revenus des droits TV ? Pour Mickaël Terrien une telle réforme présente à la fois des avantages et des inconvénients: “Plus il y a de clubs, plus il y a de matches, donc le produit à vendre est plus important. Mais avec moins de clubs, le championnat peut-aussi être plus compétitif, avec des équipes qui pourraient augmenter leurs dépenses pour éviter la relégation. La Bundesliga fonctionne très bien à 18 clubs, la Premier League fonctionne très bien à 20 clubs. C’est un grand débat, pour lequel il n’existe pas de réponse”.


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Baisse de la valeur de la Ligue 1 ? Ecran noir ? Les 4 questions (et leurs réponses) que pose la restitution par Canal+ de ses droits TV

• Pourquoi Canal+ a-t-elle décidé de restituer les matches pour lesquels elle possédait les droits de diffusion ?

Dans une interview au Figaro, Maxime Saada, président du directoire de Canal+ explique la décision de la chaîne cryptée par des intérêts économiques. Selon lui, Canal+ aurait surpayé le lot n°3, qui comprend deux matches par journée de Ligue 1, puisque les deux premiers lots avaient été acquis par Mediapro: “La valeur du lot 3 est surévaluée du fait du comportement irrationnel de Mediapro durant l’appel d’offres. L’ensemble des acteurs savaient qu’ils n’avaient pas remporté les deux premiers lots. Le lot 3 était donc la dernière chance de repartir avec un lot premium”. La chaîne cryptée semble également revancharde envers la Ligue de Football Professionnel: “Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années. Nous n’oublions ni le report des matchs par la LFP sans concertation lors du mouvement ‘gilets jaunes’, ni l’argent supplémentaire demandé pour décaler le coup d’envoi du match du dimanche soir de 15 minutes, et encore moins les réjouissances de nombreux présidents lorsque Canal+ est rentré bredouille de l’appel d’offres de 2018″.

Cette décision de remettre ses droits en jeu met maintenant la LFP dans l’embarras. Selon Pierre Maes, spécialiste des droits TV et auteur de “Business des droits TV du foot”, les intentions de Canal+ sont claires: “Le message est de montrer qu’ils sont en position de force, qu’ils n’ont pas peur d’une éventuelle nouvelle concurrence, et que les droits de la Ligue 1 ne sont pas aussi indispensables pour eux que la LFP ne le croit”. Mickaël Terrien, économiste du sport et maître de conférence à la Faculté des sciences et du sport et de l’éducation physique à l’Université de Lille le rejoint: “Canal+ n’a plus besoin de la Ligue 1. En proposant une multitude d’offres, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont perdu quasiment aucun abonné depuis qu’ils n’ont plus les droits de la Ligue 1″.


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• Un nouvel appel d’offres va-t-il faire baisser la valeur de la Ligue 1 ?

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• A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

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Après la tuerie qui a coûté la vie à trois gendarmes, les tireurs sportifs refusent l’amalgame avec le forcené

Stand de tir


©
CC0 / Corey Jones / Stand de tir

La tragique fusillade du Puy-de-Dôme a-t-elle placé le tir sportif au cœur des suspicions? De nombreux médias ont souligné que le forcené s’adonnait à cette activité. Les adeptes de ce sport veulent remettre les pendules à l’heure sur leur discipline, très encadrée.

«Armé d’un pistolet automatique Glock et d’un fusil d’assaut AR15 muni d’un réducteur de son, d’une visée laser et d’une torche, il avait aussi quatre couteaux et un gilet pare-balles.» Éric Maillaud, procureur de la République de Clermont-Ferrand, a décrit l’arsenal impressionnant en possession du forcené qui a tué trois gendarmes et blessé un quatrième, dans le Puy-de-Dôme dans la nuit du 22 au 23 décembre. Le procureur a souligné que le tueur était un «survivaliste». Et pas du genre campeur, mais «parfaitement aguerri au maniement des armes»!

Bon nombre de médias comme le LCI ont attribué cette redoutable efficacité à une pratique assidue du tir sportif. Un raccourci que fustige Franck Patru, président du Tir sportif garennois, à La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine. «Le fait d’associer notre pratique à ce genre d’événement est très gênant», déplore-t-il au micro de Sputnik. En effet, comme il l’explique, le tir est une discipline olympique depuis 1896. Une manière de dire qu’on a affaire à une activité bien policée.

«Ce monsieur a jeté le discrédit sur une activité qui est sportive avant tout. Ici, on est très loin de l’image qu’il peut dégager, c’est-à-dire quelqu’un de surarmé.»

Cette tuerie pourrait-elle néanmoins avoir une incidence sur la législation concernant l’encadrement des armes à feu? Interrogé par Sputnik, Jean-Pierre Bastié, vice-président de l’Union française des amateurs d’armes (UFA), estime qu’il n’y a «pas de raison que cela change» puisque la France peut compter sur l’une des «réglementations le plus strictes d’Europe et même du monde».

Les armes à feu très encadrées en France

«Nous avons déjà tous les outils disponibles pour que, justement, ce genre de situation ne se présente pas», avance Jean-Pierre Bastié.

«Les risques sont toujours présents. Mais nous ne sommes pas du tout dans un contexte américain où tout le monde est armé, où il y a des délires perpétuels liés à la paranoïa sur le survivalisme pour des raisons politiques ou autres. En France, on est dans un contexte vraiment très apaisé dans ce domaine-là», se félicite-t-il.

Le membre de l’UFA rappelle que le processus pour détenir une arme est très encadré. Ainsi, il est notamment nécessaire de faire partie d’un club affilié à la Fédération française de tir, de passer une période probatoire d’au moins six mois, puis de demander auprès du président du club un récépissé d’avis favorable avant de déposer un dossier à la préfecture. Parmi les pièces à intégrer au dossier, le demandeur doit fournir un certificat médical prouvant que son état de santé physique et mental est compatible avec la détention d’armes à feu et de munitions.

Les présidents de clubs sur le qui-vive

Pour écarter les profils potentiellement dangereux, les présidents de clubs trient les candidats sur le volet. Un écrémage rendu nécessaire par un engouement croissant: en 2011, ils étaient plus de 145.000 licenciés pour atteindre les 220.000 en 2018.

Tout nouvel adhérent doit donc passer un entretien préalable avant d’être accepté. S’ensuit une période probatoire où ses faits et discours sont scrutés, prévient Jean-Pierre Bastié. Dans la structure de Franck Patru, pour devenir adhérent, il faut être parrainé ou compter sur un membre du comité directeur, qui doit «engager sa responsabilité pour vous faire entrer».

«Le tir est un monde très fermé», résume Franck Patru.

«Malheureusement, il peut y avoir des situations comme celle que l’on a vue. Exceptionnelles, elles montrent qu’un individu peut passer à l’acte, bien que, pour des raisons particulières, il n’ait jamais été identifié comme une personne à risque», regrette le vice-président de l’UFA.

Claude Cunin préside le club de tir de Salon-de-Provence. Il n’a pas pu cacher sa stupeur dans une interview donnée à France Bleu lorsqu’il a appris que le forcené faisait partie de ses 414 licenciés. D’autant que, selon lui, il «ne présentait aucun problème quand il venait au stand». Pour Franck Patru, ce drame met en exergue la problématique de «l’accès aux armes dangereuses», mais également une «série de dysfonctionnements». Et pour cause, l’ex-épouse du forcené a déposé des plaintes pour menaces de mort, qui se sont soldées par des classements sans suite. 

«Il faut comprendre que, s’il y a le moindre signalement d’activité déviante, comme des bagarres ou des propos injurieux, qui font l’objet d’une plainte, le préfet a tout loisir de déclencher une procédure de désistement des armes», souligne Jean-Pierre Bastié.

Frank Patru enfonce le clou: «Nous sommes extrêmement vigilants.» Si une quelconque attitude apparaît en contradiction avec les valeurs du tir sportif, «automatiquement nous mettons en place un système de surveillance qui nous permet de contrôler que la personne est en adéquation avec nos règles éthiques».

«Cette personne serait automatiquement exclue de notre club, si jamais était révélée une éventuelle dangerosité de la personnalité du tireur. Je peux parler au nom de mes confrères, ce sont des choses valent pour tous les clubs», conclut Franck Patru.


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Focus sur la Chine – Expert : pourquoi la Chine a peur de Trump ?

Édition du 1 décembre de Regards sur la Chine produite par NTD Français.

Pourquoi la Chine a-t-elle peur de Donald Trump ? Un expert chinois explique les relations de la Chine avec les États-Unis, et comment la Chine a influencé la politique américaine au cours des dernières décennies. L’un des principaux éléments est Wall Street.

Plus de 1 000 chercheurs chinois ont fui les États-Unis depuis cet été. Ils avaient caché leurs liens avec l’armée chinoise.

Le commentaire d’une professeur chinoise suscite la controverse, elle affirme que la pandémie a permis à la Chine de réaliser des milliards de bénéfices.

La police chinoise engage des malfrats pour surveiller un couple 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pendant 4 mois. Ils ne les laissent pas se rendre à l’hôpital ni sortir pour faire des courses.

La Chambre des représentants américaine a adopté une loi permettant de radier les entreprises chinoises qui ne respectent pas totalement les règles d’audit du pays.

La torture physique est une pratique courante dans les prisons chinoises, mais pas seulement. Un activiste dévoile les méthodes de torture psychologiques employées par les autorités en Chine.

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Author: NTD France

Télétravail : une négociation moins tendue mais toujours incertaine

La négociation entre partenaires sociaux sur le télétravail a-t-elle encore une chance de déboucher sur un compromis ? C’est ce que faisait mine de croire le Medef, mardi 17 novembre, après une séance de discussions qui s’est achevée en début de soirée. « On continue à avancer », a souligné son chef de file sur le sujet, Hubert Mongon, vantant « un climat de travail serein ». Il est même allé jusqu’à qualifier le prochain et dernier rendez-vous sur le dossier, programmé le 23 novembre, de « réunion conclusive », avec « des chances réalistes, raisonnables d’aboutir ». Un optimisme prudent, que certains syndicats, dont la CFDT, ne sont pas loin de partager. « Il y a une volonté de notre part d’aller jusqu’au bout, car la porte est ouverte et il faut tout faire pour qu’on trouve une issue positive », a déclaré Catherine Pinchaut, la représentante de la centrale cédétiste.

Le changement de ton est notable. Le 10 novembre, au terme de la précédente rencontre, les organisations de salariés avaient exprimé leur exaspération face au refus persistant des mouvements d’employeurs d’un accord national interprofessionnel (ANI) qui contiendrait des normes s’imposant à toutes les entreprises. « Il ne va pas falloir qu’on nous mène en bateau trop longtemps », avait tempêté Mme Pinchaut.

Lire aussi : La négociation sur le télétravail au point mort

Une nouvelle rencontre aurait dû avoir lieu trois jours plus tard, mais elle a été annulée à la dernière minute à la demande du patronat, certains de ses représentants étant invités, de façon impromptue, à participer à une autre réunion avec le ministère du travail.

Lundi soir, le patronat a envoyé aux syndicats un projet d’accord qui est fidèle à la ligne qu’il s’était fixée : le texte de 17 pages n’est ni prescriptif ni normatif, contrairement à ce que souhaiteraient les confédérations de salariés. « On écrit beaucoup le verbe “pouvoir” alors que les syndicats voudraient que l’on utilise celui de “devoir” », résume Eric Chevée, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). A tel point que, du côté des organisations d’employeurs, certains s’attendaient à une levée de boucliers. Tel ne fut pas le cas, à en croire M. Chevée : « On a trouvé des syndicats qui semblent avoir évolué sur le sujet, indique-t-il au Monde. On a été surpris de ce revirement, notamment de la part de la CFDT. »

« Saupoudrage »

Mme Pinchaut a estimé que la copie présentée par les organisations d’employeurs contenait quelques « avancées », notamment sur le « double volontariat » (celui du salarié et celui du chef d’entreprise) pour instaurer l’activité à distance, ou encore sur la « réversibilité » – c’est-à-dire la possibilité d’organiser le retour du travailleur dans les locaux de sa société. Un avis partagé par Béatrice Clicq (Force ouvrière), qui a aussi évoqué « des avancées » mais « dont les formulations restent très timides ». « Le match est rude mais on espère toujours une sortie positive », a-t-elle complété.

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Olivier Roy : « L’Arménie a cru au mythe de la Russie chrétienne »

Tribune. Comment l’Arménie a-t-elle pu être aussi facilement écrasée dans le conflit du Haut-Karabakh ? Certes, on connaît les raisons techniques. Au moment de la chute de l’URSS, l’Arménie, qui avait une longue histoire militaire dans le cadre des armées tsaristes puis soviétiques, disposait d’une avance en termes de capacités militaires sur un Azerbaïdjan à l’histoire récente et sans tradition militaire : elle a pu récupérer le Haut-Karabakh et s’emparer des vastes territoires azéris en 1994. Cette avance a disparu à partir de l’arrivée au pouvoir à Bakou d’Ilham Aliev en 2003 : le budget militaire azerbaïdjanais a atteint un niveau sept fois supérieur à celui de l’Arménie, la population azérie est trois fois plus nombreuse et beaucoup plus jeune depuis le décrochage de la démographie arménienne autour de 1990.

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Des accords militaires avec la Russie et la Turquie ont permis de développer l’encadrement et l’entraînement de l’armée azerbaïdjanaise, tandis que les revenus des hydrocarbures ont rendu possible une politique d’achats massifs d’armement et surtout l’accès aux drones, vendus par des compagnies israéliennes et turques. Sur le marché mondial de l’armement l’Azerbaïdjan est un excellent client. De plus, le régime est stable et peut donc élaborer une stratégie de long terme.

A l’inverse, l’Arménie, en déclin démographique, a vu son budget militaire stagner et surtout être largement obéré par la corruption et la prévarication des officiels, renforcées par l’instabilité politique. C’est une armée démunie et démoralisée qui a vu débouler les forces azerbaïdjanaises et leurs alliés en septembre.

Pas d’effet de surprise

Mais cela n’explique pas tout. Cela fait quinze ans que l’on sait que l’Azerbaïdjan réarme pour reprendre ce qu’il considère comme son territoire. Le président Ilham Aliev, soucieux de se démarquer de son père, Heydar Aliev, le président de la défaite, en a fait une affaire personnelle et s’en est donné les moyens. Il n’y a eu aucun effet de surprise dans l’offensive azerbaïdjanaise : la tension montait depuis deux ans sur la ligne de cessez-le-feu et les Russes, bien implantés dans les deux pays, n’en ignoraient rien. Ce qui est donc étonnant, c’est l’absence d’anticipation du côté arménien.

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Sans nier l’impact de l’incompétence, de la corruption et de l’instabilité politique, sans nier la dissymétrie des forces, il y a certainement un autre facteur qui a joué : l’Arménie comptait sur le soutien indéfectible de la Russie contre la menace « turque » et musulmane. Bref, elle a pris au mot cette image d’une Russie chrétienne, dernier rempart de l’Occident dans la grande ligne de faille qui le sépare de l’islam, où l’Arménie serait à l’avant-poste. Dans ce rôle, la Russie aurait pu dissuader Bakou de passer à l’offensive.

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Poutine dit si l’amitié a sa place en grande politique

Vladimir Poutine


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Sputnik . Mikhail Klimentyev

L’amitié en politique peut-elle exister et a-t-elle le droit d’exister? Cette question qui revient très souvent est évoquée par le Président russe qui estime qu’en grande politique, il ne doit pas y avoir d’amis, mais qu’une bonne entente personnelle simplifie l’activité d’un politicien.

Vladimir Poutine estime qu’en grande politique, il ne s’agit pas d’amitié, le chef d’État se devant de penser aux intérêts de son pays et de ses concitoyens.

«En fait, en grande politique, il n’y a pas d’amis. Il ne doit pas y en avoir. En grande politique, il y a les intérêts de l’État et du peuple qui sont représentés par un personnage qui s’occupe d’activités politiques», a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne de télévision Rossia 1.

«Celui qui représente un pays doit avant toute chose penser aux intérêts de ce dernier», a-t-il ajouté.

L’avantage d’une bonne relation

Toutefois, une bonne entente personnelle, notamment entre les dirigeants de différents pays, aide toujours à résoudre les problèmes les plus difficiles.

«À l’inverse, si cette entente n’existe pas, ce fait complique l’activité dans l’intérêt de son pays», a-t-il ajouté pour conclure.


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Tour de France : Ce que l’on sait de l’enquête ouverte pour suspicion de dopage contre ‘une partie’ de l’équipe Arkéa-Samsic

► Pourquoi et contre qui une enquête a-t-elle été ouverte ?

Lundi 21 septembre, au lendemain de la fin du Tour de France, la procureure de Marseille, Dominique Laurens, a ouvert une enquête “sur des soupçons de dopage visant une petite partie de l’équipe des coureurs”, a-t-elle précisé dans un communiqué. Cette enquête préliminaire a été ouverte par le pôle santé publique du parquet de Marseille “des chefs d’administration et prescription à un sportif sans justification médicale de substance ou méthode interdite dans le cadre d’une manifestation sportive, aide à l’utilisation et incitation à l’usage de substance ou méthode interdite aux sportifs, transport et détention de substance ou méthode interdite aux fins d’usage par un sportif sans justification médicale”.

L’enquête concerne une petite partie de l’équipe française Arkéa-Samsic et plus précisément l’entourage proche de Nairo Quintana. “Elle n’a concerné qu’un nombre très limité de coureurs, ainsi que leur entourage proche, non salarié de l’équipe”, a tenu à préciser Emmanuel Hubert, manager général de l’équipe bretonne, dans un communiqué


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► Deux membres de l’entourage de Nairo Quintana en garde à vue

La procureure de Marseille précisait hier que “deux gardes à vue [étaient] en cours”. Selon les informations de L’Equipe, il s’agit de Fredy Abella, médecin colombien personnel de Nairo Quintana présent avec l’équipe uniquement sur ce Tour de France, et de Mikel Otero, kinésithérapeute espagnol déjà aux côtés de Quintana dans son ancienne équipe, Movistar. Selon une source proche de l’enquête, ils ont été entendus à Arcueil (Val-de-Marne) dans les locaux de l’Office centrale de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP). Selon une source proche de l’enquête, les deux gardes à vue ont été prolongées. De plus, toujours selon L’Equipe, Nairo Quintana et son frère Dayer auraient été entendus en audition libre, lundi, par l’OCLAESP.

► Une perquisition menée à l’hôtel de l’équipe mercredi dernier

Selon nos informations, une perquisition avait été menée mercredi 16 septembre aux Allues (Savoie), près de Méribel, ciblant Nairo Quintana, le coureur colombien de l’équipe française Arkea-Samsic. Les chambres des frères Quintana et du troisième coureur colombien de l’équipe, Winner Anacona, ainsi que celles de plusieurs proches mais aussi des voitures avaient été fouillés. Le manager de l’équipe, Emmanuel Hubert, a confirmé la perquisition dans le communiqué publié sur le site internet d’Arkéa-Samsic. Selon nos informations, ce sont des éléments de la commission antidopage de l’UCI qui seraient à la base de cette perquisition. Selon une source proche du dossier, les gendarmes de l’OCLAESP l’auraient conduite de leur propre initiative, sans la collaboration de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). 


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► Ce qui a été retrouvé suite à la perquisition

L’enquête ouverte par le parquet de Marseille fait suite à la perquisition menée près de Méribel. La procureur de Marseille, Dominique Laurens, a évoqué “la découverte de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante”.

De plus, selon Le Parisien, 100 ml de sérum physiologique et du matériel d’injection ont été retrouvés dans certaines affaires personnelles. Le sérum physiologique peut servir à diluer, et donc pourraient contribuer à diminuer l’hématocrite (le volume de globules rouges dans le sang). 


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Liban: en sanctionnant des proches du Hezbollah, Washington offre-t-il du gaz à Israël?

Donald Trump à Latrobe, le 3 septembre 2020


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AP Photo / Evan Vucci

Dans quel but, l’Administration Trump a-t-elle sanctionné ce 8 septembre des soutiens au Hezbollah? Si le message politique signifie que ce parti, terroriste selon Washington, doit rester à l’écart du prochain gouvernement, sa finalité réelle pourrait bien être la signature d’un accord entre le Liban et Israël sur le gaz en Méditerranée orientale.

Que cachent les sanctions américaines contre des soutiens du Hezbollah? Ce mardi 8 septembre, le Trésor américain a annoncé avoir inscrit sur sa liste noire Hassan Khalil et Youssef Fenianos, deux anciens ministres libanais, pour condamner leur «corruption» et leur soutien au Hezbollah.

Un signal politique clair envoyé par Washington: Beyrouth ne doit pas nommer au sein du prochain gouvernement libanais un proche de l’organisation chiite. Mais ce même jour, le sous-Secrétaire d’État chargé du Proche-Orient, David Schenker, a déclaré à des journalistes libanais qu’il espérait la signature prochaine d’un accord sur les frontières maritimes entre Israël et le Liban.

Longtemps réfractaires aux médiations américaines, Tel-Aviv et Beyrouth pourraient prochainement s’entendre sur un tracé, à condition que le Hezbollah reste hors-jeu. Une situation qui permettrait à ces deux États et à leurs partenaires étrangers, notamment américains, de prospecter et d’exploiter du gaz dans cet espace maritime contesté.


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