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Les Forces armées maliennes poursuivent leur traque des groupes armés terroristes dans le Gourma avec le GTD Lamy

Trois compagnies FAMa du 33e Régiment de commandos parachutistes (RCP) et du 62e Régiment d’infanterie (RI) accompagnées du Groupement tactique désert (GTD) Lamy, appuyés par des moyens aériens de surveillance et d’attaque, ont poursuivi leurs opérations dans la région d’Iseyet de la forêt de Foulsaré.

Le 13 janvier, après avoir mené un raid dans la forêt de Foulsaré, les FAMa et le GTD Lamy ont procédé au ratissage du village de Kobou.
Poursuivant leurs fouilles après avoir découvert 4 motos, les militaires maliens et français ont décelé un important plot logistique comprenant un laboratoire de fabrication d’Engins explosifs improvisés (EEI).
Plus d’une quinzaine de téléphones, des batteries, de l’explosif artisanal (Home made explosive — HME), 5 fûts d’essence, du cordeau détonant, des télécommandes, trois motos, une ceinture explosive ainsi que du matériel médical ont ainsi été saisis.
Source : Barkhane


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Author: bamada.net

Le Festival « off » d’Avignon change de patron et prépare une édition « sous contraintes sanitaires »

Sébastien Benedetto, président d’Avignon Festival et Compagnies, en 2017.

Son nom de famille est indissociable de l’histoire du Festival « off » d’Avignon. Sébastien Benedetto, fils d’André Benedetto, créateur du « off » en 1967, a été élu, lundi 11 janvier, président d’Avignon Festival & Compagnie (AF&C). Cette association, qui coordonne ce vaste marché du spectacle vivant, avait été dirigée par son père entre 2006 et 2009.

Lire le récit : Comment le Festival d’Avignon fait face aux conséquences de l’annulation

En choisissant à une large majorité cet artiste avignonnais âgé de 41 ans, directeur de l’emblématique Théâtre des Carmes, pour remplacer Pierre Beffeyte, démissionnaire, le conseil d’administration d’AF&C fait le choix de la continuité dans une période de tensions et d’incertitudes sur la tenue du prochain festival. Après l’annulation de l’édition en 2020 pour cause de Covid, il revient à Sébastien Benedetto la lourde tâche de relancer la « machine » du « off » dans un contexte sanitaire imprévisible. Les dates de l’édition 2021 ont été validées par l’association : ce festival tentaculaire, qui rassemble 1 600 spectacles et plus de 5 000 artistes dans 140 lieux, devrait se tenir du 7 au 31 juillet (le « in » se déroulant du 5 au 25 juillet).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pour le Festival « off » d’Avignon, incertitude juridique et faillite économique

En choisissant cet artiste avignonnais de 41 ans, le conseil d’administration fait le choix de la continuité

« J’ai la conviction que ce sera un festival essentiel pour les théâtres, les compagnies, le public, les commerçants, les collectivités », veut croire le nouveau président. Le « off » assure en effet 50 millions de retombées économiques sur le territoire du Grand Avignon et offre une vitrine sans égale aux compagnies théâtrales – privées de visibilité depuis bientôt un an – pour diffuser leurs spectacles. Sans illusion sur une disparition du virus d’ici à l’été, l’AF&C travaille sur un scénario de reprise avec des contraintes sanitaires fortes : jauges réduites, aération des salles entre chaque séance, gestion du flux du public – autant d’impératifs qui auront des répercussions financières. Les compagnies vont demander une baisse des tarifs de location si le nombre de spectateurs est limité, mais les théâtres auront du mal à baisser leurs prix s’ils doivent diminuer le nombre de créneaux horaires.

Marché libéral

« La solution passe par un festival plus solidaire », explique Sébastien Benedetto. S’inscrivant dans les pas de Pierre Beffeyte, le nouveau président souhaite renforcer le fonds d’aide à la professionnalisation lancé par son prédécesseur. Pour y parvenir, l’AF&C envisage de développer la billetterie centralisée (qui ne représente que 100 000 billets sur les 1,7 million vendus). Environ 1,50 euro serait prélevé sur chaque ticket « off » afin d’alimenter le fonds. Il s’agirait aussi de faire appel au soutien du ministère de la culture par le biais du plan de relance, de solliciter l’aide des collectivités territoriales et de partenaires privés. « Pour garantir l’emploi des compagnies, nous devons trouver 5 millions d’euros », estime Pierre Beffeyte.

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La Chine invite le personnel à bord de ses avions à porter des couches pour lutter contre le Covid-19

Un avion chinois


©
REUTERS / Kim Kyung-Hoon

Les autorités chinoises suggèrent aux compagnies aériennes d’équiper leur personnel de bord de couches afin de ne pas utiliser les toilettes des avions, en cette période de pandémie.

La Chine souhaite que les compagnies aériennes promeuvent l’usage de couches jetables pour leur personnel navigant, afin de lutter contre le Covid-19, rapporte CNN. Cette recommandation d’hygiène figure dans un guide de prévention diffusé par la très sérieuse Administration civile aérienne chinoise (CAAC).

Le but est d’éviter aux membres d’équipage d’utiliser les toilettes des avions, considérés comme des lieux de contaminations, sauf «en cas d’absolue nécessité». Le guide préconise en outre le port de divers équipements, comme des «gants médicaux à double épaisseur», des surchaussures ou des lunettes de protection.

La Chine toujours demandeuse d’appareils

Plusieurs compagnies aériennes travaillent à résoudre l’épineux problème des WC à bord de leurs appareils. Le japonais ANA a ainsi annoncé tester des prototypes de portes s’ouvrant sans les mains, alors que Boeing a déposé un brevet pour des toilettes autonettoyantes, se désinfectant grâce à la lumière ultraviolette.

Bien que le secteur aérien ait été fortement touché par les conséquences économiques de la pandémie, la Chine reste un marché attractif pour les constructeurs aéronautiques. En novembre dernier, Boeing prévoyait ainsi que le pays aurait besoin de 8.600 appareils (tous constructeurs confondus) sur les vingt prochaines années, pour une dépense totale estimée à 1.400 milliards de dollars (environ 1.155 milliards d’euros).


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Covid-19 : des assureurs en mal de prévoyance

Editorial du « Monde ». En théorie, la prévoyance constitue le cœur de métier de l’assurance. Pourtant, les compagnies en ont cruellement manqué dans la façon de veiller à leur réputation depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19.

Accusés de rechigner à accompagner leurs clients dans la crise, les assureurs se retrouvent en porte-à-faux avec l’image qu’ils tentent de projeter à longueur de campagnes publicitaires. Après avoir accumulé les maladresses et les calculs froids, le secteur est plongé au cœur d’une polémique d’autant plus difficile à éteindre qu’elle a fini par prendre un tour politique.

La fronde est partie des petits commerçants, cafetiers et hôteliers-restaurateurs, qui ont fait l’objet de fermetures administratives afin d’endiguer la propagation du virus. Certains des contrats souscrits par ces entrepreneurs prévoyaient, de façon plus ou moins explicite, le risque de pandémie. Mais les assureurs affirment que la crise sanitaire actuelle relève d’un type particulier de sinistre touchant simultanément l’ensemble des entreprises d’un domaine d’activité et que, de fait, il est financièrement impossible de couvrir ce risque.

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Le message a eu d’autant plus de mal à passer que les compagnies ont manqué d’empathie vis-à-vis de certains de leurs clients. Il y a quelques jours, pour toute réponse à leurs difficultés, des milliers de PME ont reçu un avenant à leur contrat excluant explicitement le risque pandémique, tandis que des hausses de tarif étaient envisagées.

Désamorcer les incompréhensions

Les assureurs ont eu beau rappeler qu’ils avaient versé 400 millions d’euros au fonds de solidarité en faveur des entreprises et des indépendants et que la crise les oblige à rembourser 2 milliards d’euros de sinistres supplémentaires, ces arguments sont devenus inaudibles. Durant la période, l’opinion publique a surtout retenu que les cotisations ne baissaient pas, malgré la chute des dépenses de santé hors Covid et le recul du nombre d’accidents automobiles à cause du confinement.

Faute de faire à temps les quelques gestes qui auraient permis de désamorcer les incompréhensions, les assureurs ont attendu d’être mis au pied du mur par le gouvernement, lui-même mis sous pression par l’opposition. Menacées d’être taxées, les compagnies ont finalement consenti, lundi 7 décembre, à geler les cotisations d’assurance-multirisque professionnelle.

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La mesure, qui concerne les PME de moins de 250 salariés, a été élargie au-delà de l’hôtellerie-restauration pour concerner également les secteurs de l’événementiel, du tourisme, du sport et de la culture. L’effort reste malgré tout modeste, car limité à 2021. Evalué à « plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de millions d’euros » par Bercy, il est largement inférieur au 1,2 milliard d’euros qui devait être ponctionné grâce à la taxe brandie par le gouvernement.

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Mali : Pour avoir perdu ses deux bagages en provenance de Dubaï : Une dame fait condamner la compagnie Air Algérie à lui payer près de 2 millions Fcfa

Air-Algerie-La perte des bagages des passagers est très fréquente au niveau des compagnies aériennes. Chaque jour que Dieu fait, ces compagnies reçoivent des déclarations de perte. Voilà, pourquoi, certains passagers n’hésitent pas à les assigner devant la justice. C’est le cas de cette dame, qui vient de gagner son procès contre la Compagnie Air Algérie condamnée par le Tribunal de Commerce à lui payer 1 919 280 Fcfa.

De quoi s’agit-il ?

En fait, la dame en question a perdu ses deux bagages en provenance de Dubaï à bord du vol AH 4063 du 3 juillet 2019 d’Air Algérie. Elle a pris le soin d’enregistrer ces bagages avec une déclaration d’intérêt contenant le détail de ses biens matériels d’une valeur de près de 2 millions de nos francs.

Après avoir constaté la perte de ses bagages à l’aéroport Modibo Kéïta, automatiquement elle a fait une déclaration de perte à l’Asam, sans succès. Finalement, elle était obligée de faire une déclaration en bonne et due forme auprès de la Compagnie Air Algérie. Cela aussi, sans succès. D’où la procédure judiciaire.

L’article 22-2-a de la convention de Varsovie stipule que : “Dans le transport de bagages enregistrés et de marchandises, la responsabilité du transporteur est limitée à la somme de 250 000 Fcfa par kilogramme, sauf déclaration spéciale d’intérêt à la livraison faite par l’expéditeur au moment de la remise du colis au transporteur…le transporteur sera tenu de payer jusqu’à concurrence de la somme déclarée, à moins qu’il ne prouve qu’elle est supérieure à l’intérêt réel de l’expéditeur à la livraison… “.

Devant le tribunal de Commerce, en réplique, la Compagnie Air Algérie a soulevé deux fins de non-recevoir tirés de l’article 55 du code de procédure civile commerciale et sociale et de la prescription. «Que l’assignation viole les dispositions de l’article 55 du code de procédure civile commerciale et sociale en ce sens que l’assignation s’abstient volontairement d’exposer les moyens de fait et de droit utiles à la satisfaction de ses prétentions».

Et conformément aux articles 118 et 119 de la même loi sus citée, “la compagnie Air Algérie avait souhaité le rejet de l’assignation en ce que l’article 31 de la Convention de Varsovie du 12 octobre 1929 amandée par le Protocole de la Haye du 28 septembre 1955 et la convention de Montréal du 28 mai 1999 prévoient tous que la réception des bagages enregistrés sans protestation par le destinataire constituera présomption sauf preuve du contraire, que les bagages et marchandises ont été livrés en bon état et conformément au titre de transport ou aux indications consignées par les autres moyens visés à l’article 3 paragraphe 2 et à l’article 4 paragraphe 2”.

Comme il fallait s’y attendre, la Compagnie Air Algérie a été déboutée par le tribunal de Commerce. Finalement, elle a été condamnée à payer la somme de 1 650 000 Fcfa.  Aujourd’hui, Air Algérie lui doit donc la somme de 1 919 280 Fcfa si l’on y inclut les frais de poursuite.  Vu que la Compagnie Air Algérie refuse de s’exécuter suite à cette décision de justice, la dame a finalement procédé à la saisie des comptes de la Compagnie à Bamako auprès des banques.

El Hadj A.B. HAIDARA

Source :  Aujourd’hui-Mali


ORTM en DIRECT


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Author: Mamadou Makadji

Pour avoir perdu ses deux bagages en provenance de Dubaï : Une dame fait condamner la compagnie Air Algérie à lui payer près de 2 millions Fcfa

La perte des bagages des passagers est très fréquente au niveau des compagnies aériennes. Chaque jour que Dieu fait, ces compagnies reçoivent des déclarations de perte. Voilà, pourquoi, certains passagers n’hésitent pas à les assigner devant la justice. C’est le cas de cette dame, qui vient de gagner son procès contre la Compagnie Air Algérie condamnée par le Tribunal de Commerce à lui payer 1 919 280 Fcfa.

De quoi s’agit-il ?

En fait, la dame en question a perdu ses deux bagages en provenance de Dubaï à bord du vol AH 4063 du 3 juillet 2019 d’Air Algérie. Elle a pris le soin d’enregistrer ces bagages avec une déclaration d’intérêt contenant le détail de ses biens matériels d’une valeur de près de 2 millions de nos francs.

Après avoir constaté la perte de ses bagages à l’aéroport Modibo Kéïta, automatiquement elle a fait une déclaration de perte à l’Asam, sans succès. Finalement, elle était obligée de faire une déclaration en bonne et due forme auprès de la Compagnie Air Algérie. Cela aussi, sans succès. D’où la procédure judiciaire.

L’article 22-2-a de la convention de Varsovie stipule que : “Dans le transport de bagages enregistrés et de marchandises, la responsabilité du transporteur est limitée à la somme de 250 000 Fcfa par kilogramme, sauf déclaration spéciale d’intérêt à la livraison faite par l’expéditeur au moment de la remise du colis au transporteur…le transporteur sera tenu de payer jusqu’à concurrence de la somme déclarée, à moins qu’il ne prouve qu’elle est supérieure à l’intérêt réel de l’expéditeur à la livraison… “.

Devant le tribunal de Commerce, en réplique, la Compagnie Air Algérie a soulevé deux fins de non-recevoir tirés de l’article 55 du code de procédure civile commerciale et sociale et de la prescription. «Que l’assignation viole les dispositions de l’article 55 du code de procédure civile commerciale et sociale en ce sens que l’assignation s’abstient volontairement d’exposer les moyens de fait et de droit utiles à la satisfaction de ses prétentions».

Et conformément aux articles 118 et 119 de la même loi sus citée, “la compagnie Air Algérie avait souhaité le rejet de l’assignation en ce que l’article 31 de la Convention de Varsovie du 12 octobre 1929 amandée par le Protocole de la Haye du 28 septembre 1955 et la convention de Montréal du 28 mai 1999 prévoient tous que la réception des bagages enregistrés sans protestation par le destinataire constituera présomption sauf preuve du contraire, que les bagages et marchandises ont été livrés en bon état et conformément au titre de transport ou aux indications consignées par les autres moyens visés à l’article 3 paragraphe 2 et à l’article 4 paragraphe 2”.

Comme il fallait s’y attendre, la Compagnie Air Algérie a été déboutée par le tribunal de Commerce. Finalement, elle a été condamnée à payer la somme de 1 650 000 Fcfa.  Aujourd’hui, Air Algérie lui doit donc la somme de 1 919 280 Fcfa si l’on y inclut les frais de poursuite.  Vu que la Compagnie Air Algérie refuse de s’exécuter suite à cette décision de justice, la dame a finalement procédé à la saisie des comptes de la Compagnie à Bamako auprès des banques.

El Hadj A.B. HAIDARA

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Author: Aujourd’hui-Mali

Vaccin obligatoire pour prendre l’avion: «Quel intérêt pour une maladie qui a un taux de mortalité de 0,05%?»

Le premier lot du vaccin russe Spoutnik V arrive en Hongrie (archive photo)


©
Sputnik . Service de presse du ministère hongrois des Affaires étrangères

Plusieurs compagnies aériennes envisagent d’exiger une preuve de vaccination contre le Covid-19 avant de pouvoir monter dans leurs avions. Pour maître Thibault Mercier, membre du cercle Droit & liberté, une telle demande pourrait causer des problèmes juridiques et serait infondée.

«Nous envisageons de changer nos conditions d’utilisation à destination des voyageurs internationaux pour leur dire que nous demanderons aux gens de se faire vacciner avant de pouvoir monter à bord de l’avion.» Cette déclaration d’Alan Joyce, PDG de la compagnie aérienne australienne Qantas, fait grand bruit depuis quelques jours dans le milieu de l’aviation.

​Alors que des géants de la biotechnologie tels que Pfizer, Moderna, Sanofi ou Astrazeneca ainsi que des pays comme la Russie et la Chine ont récemment annoncé des résultats de phase 3 sur leurs vaccins contre le Covid-19 –avec pour certains des taux d’efficacité de plus de 90%–, la question de la vaccination massive des populations se pose de plus en plus. Lors de son allocution à la nation du 24 novembre, Emmanuel Macron a donné quelques précieuses informations: «Des vaccins seront disponibles dès fin décembre–début janvier, une seconde génération arrivera au printemps. C’est une formidable lueur d’espoir. La vaccination se fera dans un cadre transparent et, soyons clairs, elle ne sera pas obligatoire.»

L’exigence de Qantas est-elle légale?

Paris prend donc le parti de laisser le choix aux Français. Sera-ce le cas partout? Le PDG de la compagnie aérienne australienne Qantas semble faire le pari inverse et prédit que la vaccination obligatoire se généralisera dans le transport aérien. D’après lui, les gouvernements et les compagnies réfléchissent à l’instauration de carnets électroniques de vaccination. «Après avoir parlé avec mes collègues des autres entreprises aériennes du monde entier, je pense que ce sera une chose courante», explique Alan Joyce.

«Je ne sais pas si c’est légal en Australie, mais je doute fort que cela le soit au niveau mondial. Cela me semble compliqué pour ce PDG d’imposer à ses clients la présentation d’un certificat de vaccination. Ce serait une discrimination», explique au micro de Sputnik l’avocat Thibault Mercier, membre du cercle Droit & liberté et militant pour les libertés individuelles.

Thierry Mazoyer, du cabinet Chevrier et spécialisé dans le droit aérien, note pour sa part auprès de LCI que les compagnies sont dans le droit de «mettre à jour leurs conditions générales de transport» et «exiger» une preuve de vaccination. «Si un pays exige que sa population soit vaccinée, les voyageurs n’auront de toute façon pas le choix et les transporteurs devront s’assurer que leurs passagers auront eux aussi reçu un vaccin», ajoute-t-il.

​Un argument avec lequel est en partie d’accord Thibault Mercier:

«Si une telle demande est faite, cela sera à l’échelle d’un pays. L’Australie, par exemple, imposerait la vaccination pour entrer sur son territoire. Et cela ne serait plus une question de compagnie aérienne. Peut-être qu’elle ne serait même pas chargée de la vérification.»

L’avocat rappelle que certains pays africains demandent un certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour entrer sur leur territoire, de même que plusieurs nations exigent une preuve de non-contamination par le virus du sida pour obtenir un visa.

«Ce ne serait pas nouveau d’imposer un vaccin pour entrer dans un pays. La question est la suivante: quel intérêt pour une maladie qui a un taux de mortalité de 0,05%? Le Covid est une infection plutôt bénigne sur le plan physique», assure maître Mercier.

Pour le moment, la sortie d’Alan Joyce n’en reste qu’au stade de la déclaration. «À notre connaissance, aucune politique spécifique d’une compagnie aérienne membre de Star Alliance n’a encore été annoncée, mais nous suivons de près la situation qui évolue rapidement», a décrété pour sa part un porte-parole de Star Alliance, qui regroupe 26 compagnies aériennes, cité par Euronews. «Il est probable que de plus en plus de compagnies aériennes dans le monde adoptent une telle politique», a-t-il ajouté.

Certaines compagnies prudentes

Une autre solution est à l’étude: le «passeport Covid». Sera-t-il bientôt essentiel dans sa liste de voyage? Al Jazeera s’est posé la question et rapporte que l’Association internationale du transport aérien (IATA) réfléchit à une «application mobile qui aidera les voyageurs à prouver leur absence de contamination».

RTL évoque «la mise en place d’un “passeport santé”, qui centraliserait numériquement les données des passagers sur le Covid-19». «Il pourrait récapituler les tests réalisés. Pour l’heure, 170 aéroports du monde entier se disent prêts à reconnaître ce système», ajoute le média. Le forum de Davos, cible du documentaire controversé Hold-up, plaide quant à lui pour une solution déjà testée à Londres: le passeport médical numérique.

Plusieurs compagnies aériennes font preuve de prudence quant au vaccin. C’est notamment le cas de Korean Air. «Nous n’avons aucun projet concret à annoncer à ce stade au sujet du vaccin car il est toujours en train d’être développé et il faudra du temps pour qu’il soit distribué», a expliqué un responsable à l’AFP. Même son de cloche du côté de Japan Airlines qui a affirmé que, pour le moment, elle n’avait pas comme projet d’exiger de ses clients étrangers qu’ils se fassent vacciner.

La compagnie aérienne nippone préfère demander à ses «passagers de suivre les règles de leur pays de destination, comme le fait de se faire tester». Du côté du champion Air France, RTL note que le fleuron français «attend d’abord les décisions gouvernementales». «À ce stade, il n’est pas possible de déterminer les conditions précises qui régiront le transport des clients une fois que le vaccin sera disponible», a expliqué un porte-parole d’Air France à Euronews.

«En droit français, il faudrait qu’une loi soit prise pour imposer un vaccin afin de prendre l’avion. En l’état actuel du droit, il me semble impossible de refuser un service à un client sur une discrimination basée sur sa non-vaccination contre le Covid», analyse Thibault Mercier.

Thierry Mazoyer soulève un autre problème auprès de LCI: «Si certaines compagnies le demandent, les voyageurs risquent en effet de se tourner vers les concurrents, plus permissifs et qui ne rendront pas obligatoire le vaccin.» Certains semblent déjà vouloir s’engouffrer dans la brèche. Ainsi, un porte-parole de Ryanair a expliqué à Euronews qu’«aucun certificat de vaccination ne sera exigé pour les vols court-courriers dans l’UE». «Dans le cadre du régime de libre circulation de l’UE, nous pensons que les restrictions de quarantaine seront levées au printemps 2021, une fois que des vaccins efficaces seront disponibles pour protéger les groupes à haut risque contre le Covid-19», a-t-il détaillé. Discours semblable pour EasyJet qui a déclaré au Financial Times que la compagnie n’imposerait pas de vaccination sur ses vols.

​De quoi faire jouer la concurrence dans un secteur qui a subi un choc historique en 2020 avec un chiffre d’affaires en baisse de plus de 60%. «Les frontières doivent être rouvertes sans mesures de quarantaine pour que les passagers puissent à nouveau prendre l’avion. Les compagnies vont devoir continuer à puiser dans leurs liquidités au moins jusqu’au quatrième trimestre 2021, il n’y a donc pas de temps à perdre» pour la réouverture des frontières, a alerté Alexandre de Juniac, président de l’IATA.

Avec ou sans vaccin, telle est la question.

«Tout ceci n’est qu’un effet d’annonce. Pour le moment, aucun vaccin n’a été mis sur le marché», rappele Thibault Mercier.


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