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Le Festival « off » d’Avignon change de patron et prépare une édition « sous contraintes sanitaires »

Sébastien Benedetto, président d’Avignon Festival et Compagnies, en 2017.

Son nom de famille est indissociable de l’histoire du Festival « off » d’Avignon. Sébastien Benedetto, fils d’André Benedetto, créateur du « off » en 1967, a été élu, lundi 11 janvier, président d’Avignon Festival & Compagnie (AF&C). Cette association, qui coordonne ce vaste marché du spectacle vivant, avait été dirigée par son père entre 2006 et 2009.

Lire le récit : Comment le Festival d’Avignon fait face aux conséquences de l’annulation

En choisissant à une large majorité cet artiste avignonnais âgé de 41 ans, directeur de l’emblématique Théâtre des Carmes, pour remplacer Pierre Beffeyte, démissionnaire, le conseil d’administration d’AF&C fait le choix de la continuité dans une période de tensions et d’incertitudes sur la tenue du prochain festival. Après l’annulation de l’édition en 2020 pour cause de Covid, il revient à Sébastien Benedetto la lourde tâche de relancer la « machine » du « off » dans un contexte sanitaire imprévisible. Les dates de l’édition 2021 ont été validées par l’association : ce festival tentaculaire, qui rassemble 1 600 spectacles et plus de 5 000 artistes dans 140 lieux, devrait se tenir du 7 au 31 juillet (le « in » se déroulant du 5 au 25 juillet).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pour le Festival « off » d’Avignon, incertitude juridique et faillite économique

En choisissant cet artiste avignonnais de 41 ans, le conseil d’administration fait le choix de la continuité

« J’ai la conviction que ce sera un festival essentiel pour les théâtres, les compagnies, le public, les commerçants, les collectivités », veut croire le nouveau président. Le « off » assure en effet 50 millions de retombées économiques sur le territoire du Grand Avignon et offre une vitrine sans égale aux compagnies théâtrales – privées de visibilité depuis bientôt un an – pour diffuser leurs spectacles. Sans illusion sur une disparition du virus d’ici à l’été, l’AF&C travaille sur un scénario de reprise avec des contraintes sanitaires fortes : jauges réduites, aération des salles entre chaque séance, gestion du flux du public – autant d’impératifs qui auront des répercussions financières. Les compagnies vont demander une baisse des tarifs de location si le nombre de spectateurs est limité, mais les théâtres auront du mal à baisser leurs prix s’ils doivent diminuer le nombre de créneaux horaires.

Marché libéral

« La solution passe par un festival plus solidaire », explique Sébastien Benedetto. S’inscrivant dans les pas de Pierre Beffeyte, le nouveau président souhaite renforcer le fonds d’aide à la professionnalisation lancé par son prédécesseur. Pour y parvenir, l’AF&C envisage de développer la billetterie centralisée (qui ne représente que 100 000 billets sur les 1,7 million vendus). Environ 1,50 euro serait prélevé sur chaque ticket « off » afin d’alimenter le fonds. Il s’agirait aussi de faire appel au soutien du ministère de la culture par le biais du plan de relance, de solliciter l’aide des collectivités territoriales et de partenaires privés. « Pour garantir l’emploi des compagnies, nous devons trouver 5 millions d’euros », estime Pierre Beffeyte.

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Amélie Grand, figure de la danse contemporaine, est morte

Amélie Grand a créé puis dirigé le festival Les Hivernales d’Avignon, de 1977 à 2009.

Lumineuse, offensive, Amélie Grand attirait l’attention par sa seule énergie rayonnante et le sourire qui allait avec. Cette personnalité majeure de la danse contemporaine depuis le milieu des années 1970, à la tête du festival Les Hivernales d’Avignon, de 1977 à 2009, n’a eu de cesse de soutenir les danseurs et les chorégraphes pour les faire grimper en haut de l’affiche. Elle est morte jeudi 17 décembre, chez elle, à Mouriès (Bouches-du-Rhône), entourée de Julia Grand, la fille qu’elle eut de son mariage avec le sculpteur Toni Grand (1935-2005), et de ses amis musiciens, qui l’ont accompagnée jusqu’au bout avec des concerts à la guitare et à l’accordéon. Elle avait 84 ans.

Amélie Grand est né, le 17 juillet 1936, aux Sables-d’Olonne (Vendée). Ultrasportive, elle sort diplômée de l’Ensep (Ecole normale d’éducation physique), tout en s’aventurant, avec l’ardeur qui était la sienne quoi qu’elle fasse, dans des spectacles de théâtre et de cabaret. Elle donnait encore son atelier chansons à Avignon avant la crise sanitaire. « La danse perd une vibrante dame, confie le chorégraphe Dominique Dupuy. L’histoire d’Amélie Grand, folle de chansons, qui laisse d’un coup ses grandes amours pour se consacrer pendant des années corps et âme à la danse à laquelle elle fait vivre une aventure des plus singulières, dont je suis fier d’avoir été un des premiers héros, est incroyable. La chanson ne l’ayant pas quittée, Amélie Grand, à sa sortie des Hivernales, a rempilé, chantant et rechantant à qui mieux mieux. Ceux de la danse cependant ne pourront oublier cette convaincue, concoctant dans sa ville aux couleurs du théâtre, des moments de danse fulgurants pour lesquels elle inventa le beau titre tout en blancheur des Hivernales. »

Amélie Grand : « On était juste une bande d’amis qui a soudain eu une idée folle : organiser une semaine de danse dans la ville du théâtre »

En 1960, à Paris, sa passion toute fraîche pour la danse contemporaine se muscle auprès de la chorégraphe allemande Karin Waehner (1926-1999), nourrie d’expressionnisme, puis se diversifie au gré de différents stages. Cinq ans plus tard, Amélie Grand commence à enseigner la danse à l’université de Nanterre. Elle collabore, à partir de 1968, avec le metteur en scène Gabriel Monnet, au Théâtre de Nice, tout en dirigeant des formations en danse pour les classes préparatoires au professorat d’éducation physique. Elle est nommée conseillère « danse et théâtre » à la direction départementale de la jeunesse et des sports du Vaucluse en 1974.

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Il droguait sa femme pour inviter des inconnus à la violer et filmer leurs actes dans le Vaucluse

drogue (image d'illustration)


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CC BY 2.0 / Steve Snodgrass

Le tribunal judiciaire d’Avignon a placé en détention provisoire mercredi 4 novembre un sexagénaire de Carpentras qui avait administré à son épouse de fortes doses d’anxiolytiques avant d’inviter des hommes à abuser d’elle alors qu’il les filmait. Une enquête est en cours.

Un homme âgé de 68 ans a été écroué mercredi 4 novembre à Carpentras (Vaucluse) pour viols aggravés et administration de substances nuisibles à l’encontre de sa femme, rapporte Actu17.

L’affaire remonte au 12 septembre, lorsque le sexagénaire a été pris en flagrant délit en train de filmer sous les jupes de trois femmes dans un supermarché Leclerc de sa ville. Placé en garde à vue, il a été ensuite libéré après une perquisition à son domicile et une expertise psychiatrique qui a révélé une déviance sexuelle de type voyeurisme.

Lors de l’exploitation des appareils numériques, les policiers ont découvert qu’il avait administré à son épouse de fortes doses d’anxiolytiques pouvant être mortelles avant d’abuser d’elle sexuellement à son insu ou d’inviter des inconnus à la violer pendant qu’il les filmait.

Elle ne se doutait de rien

Les policiers l’ont à nouveau placé en garde à vue lundi 2 novembre. Il a rapidement reconnu les faits. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces viols, parfois collectifs, auraient été commis à une trentaine de reprises depuis 2015 et auraient réuni une cinquantaine d’hommes.

Prise en charge par un psychologue, la victime a assuré ne s’être rendue compte de rien durant son sommeil.

Après avoir été déféré mercredi 4 novembre au pôle criminel du tribunal judiciaire d’Avignon, l’auteur des faits a été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire. L’enquête est en cours et une information judiciaire a été ouverte.


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Covid-19 : des transferts de patients entre régions plus limités qu’au printemps

Evacuation d’un patient atteint du Covid-19 d’Avignon vers Brest, le 28 octobre.

Massifs au printemps, les transferts de patients atteints du Covid-19 en réanimation pour soulager les hôpitaux les plus surchargés ont cette fois lieu au compte-gouttes. Vendredi 30 octobre, en sept jours, seulement quelque quarante patients gravement malades avaient été transférés – essentiellement par avion – du sud-est vers l’ouest de la France, bien loin à ce stade des 660 patients évacués en mars-avril depuis l’Ile-de-France et le Grand-Est vers des régions moins touchées et des pays limitrophes.

Le dispositif est crucial pour alléger la pression sur les établissements dont les lits de « réa » sont saturés. « On a une réa pleine tous les jours, témoigne Jean-Noël Jacques, le directeur du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse). Mercredi, on a quatre patients qui ont été transférés vers Brest. Dans l’heure, les quatre places libérées ont été prises. »

Officiellement, les autorités misent toujours sur ce dispositif de solidarité entre les régions. « Cela fonctionne parfaitement (…), c’est un mouvement qui va s’amplifier dans les prochains jours », a annoncé, mercredi 28 octobre, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé. Pour y parvenir, le ministre de la santé, Olivier Véran, a appelé le même jour à « l’armement de lits supplémentaires » dans toutes les régions, de manière à « assurer une solidarité des territoires par le transfert de patients ».

« On est les derniers en vert »

Des régions touchées de plein fouet au printemps ont été sollicitées. « On nous a demandé de nous préparer à accueillir des patients, témoigne Jérôme Goeminne, à la tête d’un groupement hospitalier de territoire dans la région de Verdun (Meuse). Mais pour combien de temps ? La vague est en train de monter. » Le chef de l’Etat a lui-même reconnu, lors de son allocution du 28 octobre, qu’il n’y aurait « cette fois [pas] la possibilité de transférer beaucoup de patients d’une région à une autre parce que le virus est partout ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : la deuxième vague de la pandémie en France pourrait être plus haute que la première

Les évacuations ont pour l’instant eu lieu vers les Pays de la Loire, la Nouvelle Aquitaine et la Bretagne. « Sur la carte, on est les derniers en vert », souligne le docteur Eric Stindel, le président de la communauté médicale d’établissement du centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest. Huit patients atteints du Covid-19 venus de Nîmes, Avignon ou Aix-en-Provence ont été accueillis dans son établissement la semaine dernière. « On peut encore en prendre deux et, après, il faudra qu’on arrête, car on a des lits Covid et non Covid déjà bien remplis », fait valoir le médecin, en rappelant que le nombre de patients atteints du Covid-19 pris en charge par l’établissement a été « multiplié par deux » en une semaine.

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Olivier Py : « A Avignon, la Semaine d’art est très attendue »

Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, au cloître Saint-Louis, à Avignon, le 16 octobre.

Après l’annulation du Festival d’Avignon, en avril, Olivier Py, metteur en scène et directeur de la manifestation, a réussi à construire une exceptionnelle Semaine d’art en Avignon, avec une dizaine de spectacles programmés entre vendredi 23 et samedi 31 octobre.

Lire le focus : Une Semaine d’art en Avignon à la Toussaint

Les dérogations demandées par les secteurs de la culture et du cinéma pour terminer les spectacles et les séances de cinéma à 21 heures ont été rejetées par le premier ministre, Jean Castex. Comment voyez-vous la situation ?

C’est une très mauvaise nouvelle pour la culture et le spectacle vivant. La demande de la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, ne me semblait pas exagérée, et elle était tellement importante pour le secteur. Comme on le sait, il n’y a pas de danger de contamination dans les théâtres qui respectent les consignes sanitaires, et cela a été prouvé : on n’a pas eu de cluster dans les salles. A Avignon, la Semaine d’art est très attendue par les équipes, les artistes et la ville. A ceci près que nous suivons les normes et n’aurons que 5 000 places au lieu de 10 000 et c’est très dommageable. Mes seules inquiétudes sont la mise en place de nouvelles contraintes sanitaires ou que des artistes aient le Covid-19, qu’ils soient tenus d’annuler.

Lire le compte-rendu : Le gouvernement n’a pas fait d’exception pour le monde culturel, qui « ne comprend pas »

Quelle est l’importance de cette Semaine d’art dans le contexte actuel ?

Elle est d’abord un signe pour la ville d’Avignon déjà sinistrée. C’est la cinquième ville la plus pauvre de France et l’annulation de la manifestation a été un coup terrible avec une perte estimée à 100 millions d’euros. Le festival n’a, quant à lui, pas de soucis financiers. Nous avons reçu nos subventions 2020. Les billets à la vente sont partis très vite, et on n’en aura sûrement pas assez. On sent une envie très forte du public de revenir dans les salles. Il sera plus local que pendant le mois de juillet où seulement 35 % des spectateurs sont de la région, mais ce lien est précieux à conserver.

Lire la tribune d’Olivier Py : « La culture n’est pas un luxe mais un devoir impérieux »

Pour quelles raisons avez-vous choisi pour ce rendez-vous exceptionnel le titre de Semaine d’art, nom de la première semaine imaginée, en 1947, à Avignon, dans le cadre de laquelle Jean Vilar fut programmé, et que va devenir le festival que l’on connaît ?

Ce titre est venu impulsivement. Ce n’est d’ailleurs pas tellement moi, mais mes collaborateurs qui s’en sont emparés avec évidence. En 1947, cette Semaine d’art en Avignon avait d’ailleurs lieu en automne et était pluridisciplinaire. Je suis revenu à la source en quelque sorte, et aussi à Jean Vilar, qui est mon maître à penser. Il n’a jamais commis d’erreur politique. Même en 1968, il ne nie pas la légitimité du mouvement des artistes et refusera de mettre en scène un opéra commandé par de Gaulle. A chaque fois que le festival est attaqué, j’ai une phrase de lui qui me vient. En ce moment, ce serait par exemple : « Donnez-nous un autre monde et je vous donnerai un autre théâtre. » Le théâtre n’est pas responsable de tout ce qui se passe dans le monde, il ne peut pas raccommoder la fracture sociale, mais il peut en être un peu le remède.

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Spectacle : Narcisse nous entraîne dans un vertige visuel et musical

« Toi tu te tais », de Narcisse, au Festival d’Avignon en 2019.

Un dé à coudre pourrait contenir autant d’atomes que le nombre de grains de sable s’ils couvraient la surface de la France sur une épaisseur de 3 cm. C’est par cette affirmation, que l’on essaie de se représenter, que Narcisse entame son spectacle musical Toi tu te tais. Sa longue silhouette apparaît dans un rayon lumineux, devant neuf écrans sur la scène du Théâtre Trévise, à Paris. Il parle des galaxies, de planètes, de l’univers, tandis qu’en défilent des images. Les mots viennent en rimes, dans cette manière qu’est le slam, que l’auteur-compositeur et interprète suisse a découvert il y a quelques années.

De l’infiniment petit à l’infiniment grand, Narcisse passe à des sujets d’actualité. La cruauté du monde de la finance, la folie des réseaux sociaux, la censure, la mort au nom du religieux, la violence faite aux femmes, la pandémie de Covid-19… Avec un mélange de phrases slogans et de constats ironiques. Il a aussi des moments où il se fait tendre, avec par exemple une belle balade autour du monde, où à chaque ville étape, il dit, simplement, « Je t’aime ». Avec lui, Robin Pagès, aux claviers et à la guitare, qui met en jeu des séquences musicales, tandis que Narcisse, sur les écrans tactiles, déclenche d’autres sons, est accompagné par deux chanteuses et un chanteur qui sont filmés.

Enchevêtrements

On est bluffé, étonné, par la précision à la microseconde du rapport entre les deux interprètes sur scène et les séquences projetées, par le geste exact quand Narcisse se confond avec ses propres images lorsqu’il interprète divers personnages, lorsqu’il répond en direct à ses doubles, au cours d’un échange de phrases, complétées une à une, passage assez vertigineux. Globalement pop rock et légèrement électro, avec ici et là des éléments de musiques du monde, les compositions apportent des courbes mélodiques au phrasé.

La réussite de ce spectacle tient d’abord à ces enchevêtrements visuels, à cette technicité qui n’envahit pas, ne détourne pas l’attention du texte. Si réserve il y a, c’est plutôt dans le choix de ce parlé à peine chanté auquel Narcisse, voix douce, d’une grande fluidité dans le débit, n’apporte pas toujours un élan, une démesure. Il nous tient ainsi un peu à distance, peut-être par souci de ne pas surappuyer son propos, mais il en ressort une légère impression de monotonie. Et l’on pense au tourbillon vers lequel nous emportait Léo Ferré, précurseur du slam avec ses fresques parlées comme Il n’y a plus rien, La Violence et l’ennui ou Ludwig.

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Des dealers fuient un bar à Avignon après cette vidéo faite par la restauratrice

Un restaurant (image d'illustration)


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CC0 / Madun_Digital

La gérante d’un restaurant d’Avignon a diffusé une vidéo sur Facebook, partagée plus de 11.000 fois, pour demander que les autorités l’aident à mettre un terme à la présence constante et violente de dealers près de son établissement. En l’espace de quelques heures, le préfet a réussi à résoudre la situation.

Indignée et fatiguée par la présence de vendeurs de drogue devant son bar-restaurant à Avignon, Aurélie Ségura a partagé sur Facebook son ras-le-bol et a demandé de l’aide. Deux heures plus tard, le problème a été résolu grâce à l’intervention du préfet, relate RTL.

Dans une vidéo publiée le 3 septembre, la restauratrice fait état de son incapacité à se débarrasser des dealers à côté desquels elle est contrainte de travailler depuis plusieurs années, se faisant insulter et ayant des altercations jusqu’à «se faire taper dessus». 

Elle a dit en avoir averti la police nationale qui l’a renvoyée vers la municipale. Les agents, lorsqu’ils arrivent, dispersent les trafiquants mais ceux-ci reviennent ensuite.

La situation a dégénéré avec le temps au point de commencer «à être invivable»:

«C’était devenu un enfer avec des insultes à longueur de temps et des coups que j’ai reçu», déplore-t-elle.

«Les nerfs lâchent»

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été un conflit récent:

«La veille, j’ai eu une altercation avec un de ces jeunes et des clients de mon bar se sont interposés parce que sinon, ça aurait pu être le drame, on en était pas loin je pense».

Cherchant à mettre un terme à cette situation et à ne pas devenir «une personne qui commet un crime» car «les nerfs lâchent», elle confie avoir réalisé cette vidéo pour en informer «le préfet» ou «des autorités compétentes».

La vidéo a été partagée plus de 11.000 fois. Quelques heures après sa publication sur Facebook, le préfet a contacté la gérante et «les choses ont beaucoup évolué», dit-elle dans une autre vidéo diffusée le 11 septembre. Son personnel peut maintenant travailler «en sérénité».  


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Un chat retrouvé décapité et éventré à Avignon

Un chat


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CC0 / doanme

Après qu’un habitant d’Avignon a retrouvé son chat décapité et éventré dans son jardin, la SPA du Vaucluse a lancé un appel à témoins et déclaré qu’elle ne lâcherait pas cette affaire.

Le propriétaire d’un chat qui habite à Avignon a retrouvé son animal de compagnie le 3 août tué avec une incroyable cruauté. Décapité et éventré, le félin a été jeté dans le cabanon de son jardin, raconte La Provence. Minette, 10 ans, avait disparu deux jours plus tôt.

La tête a été emportée et son ventre a été ouvert vraisemblablement avec un objet en fer lourd et tranchant: un pied de pot de fleurs. De la peau et des poils y sont restés accrochés, précise pour sa part France Bleu. Il semble que le chat n’ait pas été tué sur les lieux, car aucune trace de sang n’a été trouvée.

Un appel à témoins

La SPA du Vaucluse a été informée de l’affaire et a lancé un appel à témoins. La police est venue faire des constatations, indique la présidente de l’organisation, Marie-Claude Thomas.

«Celui qui a fait ça doit savoir qu’il a la réprobation du public après un acte pareil. Nous attendons que le propriétaire dépose plainte pour nous constituer partie civile», souligne-t-elle, citée par La Provence.

Elle dénonce par ailleurs un acte d’une «rare violence».

«C’est d’une cruauté absolue»

L’animal a été «assommé avec un pot de fleurs dont le support est en métal», détaille-t-elle, selon La Provence, ajoutant que la tête n’a pas été retrouvée.

Le propriétaire du chat n’a pas encore trouvé la force de déposer plainte.

«Se venger au travers d’un animal est inadmissible. Il faut que ça s’arrête, il ne faut pas admettre cette cruauté, que fera l’auteur après? La violence, ça se poursuit», résume Marie-Claude Thomas, citée par France Bleu.

Minette était «très gentille, le ou les auteurs n’ont pas dû avoir de difficultés à l’assommer, c’est d’une cruauté absolue», note-t-elle.


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