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Le quotidien « L’Equipe » s’enfonce dans la crise

Un vote a été organisé durant l’assemblée générale de « L'Equipe » à Boulogne-Billancourt, lundi 18 janvier.

« Reviens vite L’Equipe » : après les sportifs, le monde de la culture et des médias, avec des personnalités telles que Bernard Pivot, Laurent Ruquier, Denis Podalydes, a lui aussi dit son cri d’amour au quotidien sportif. Mais ces fervents lecteurs ne retrouveront pas leur journal préféré mardi 19 janvier. Au sortir d’une réunion avec la direction lundi 18 janvier, l’intersyndicale (SNJ, SNJ-CGT, UFICT-CGT, SGLCE-CGT) a reconduit l’appel à la grève lancé le 8 janvier pour le 11e jour d’affilée.

Lire aussi Grève à « L’Equipe » : « Le sport français a besoin d’un journal ambitieux »

Tentant une sortie de crise, la direction du quotidien avait adressé dimanche soir par écrit une alternative – présentée comme la dernière – au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), dont les syndicats demandent la suspension. Ce plan prévoit la suppression de 47 postes et la création de douze nouveaux emplois liés au numérique.

A la place, le directeur général Jean-Louis Pelé propose de recourir à une « rupture conventionnelle collective » (RCC), qui aurait l’avantage de ne pas procéder à des départs contraints. Cette RCC serait associée à un « accord de performance collective », tel que présenté l’an passé, mais refusé à l’époque par les syndicats.

Pour emporter l’adhésion, la direction en a amélioré les termes, conditionnant les baisses de salaire au nombre de départs volontaires. Cette baisse pourrait s’échelonner entre 0,9 et 5 % (contre 10 % l’an passé) et serait temporaire, entre le 1er avril 2021 et le 31 décembre 2022. La proposition prévoit aussi la suppression de 10 jours de RTT sur la période. « La mise en œuvre de cette solution engendrerait un effort financier supplémentaire », assure Jean-Louis Pelé, dans une lettre adressée lundi aux salariés. Et de rappeler que le groupe de presse devrait perdre 6 millions d’euros en 2021, 7 en 2022 et 10 en 2023 et 2024. Au sortir de la réunion avec les syndicats, Jean-Louis Pelé a été sommé d’aller directement s’expliquer devant une centaine de salariés présents dans les locaux.

Jean-Louis Pelé « au bout des propositions alternatives au PSE »

Cette alternative au PSE est loin d’avoir convaincu. « Il est complètement déphasé par rapport aux attentes des salariés, et ne parle que d’économies, alors qu’on veut des réponses à nos revendications », lance Francis Magois, délégué SNJ, qui réclame notamment la révision à la baisse du nombre de postes supprimés, l’amélioration des conditions de départ et la remise en cause du passage de France-Football en supplément mensuel de L’Equipe. « On risque de basculer vers autre chose, qui pourrait aboutir à la fin de L’Equipe », s’inquiète le syndicaliste.

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Alexeï Navalny ou le parcours semé d’embûches d’un militant anticorruption

Détracteur du Kremlin et pourfendeur de la corruption en Russie, l’opposant Alexeï Navalny a été incarcéré jusqu’au 15 février au moins, au lendemain de son arrestation controversée. Retour sur le parcours d’un militant engagé dans un combat inégal avec le pouvoir russe.

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Considéré par l’ONG Amnesty International comme un “prisonnier de conscience” victime d’une “campagne implacable” des autorités russes, l’opposant Alexeï Navalny se retrouve de nouveau derrière les barreaux.

Le militant anticorruption, décrit par les médias occidentaux comme “l’ennemi numéro 1” du Kremlin, est rentré en Russie, dimanche 17 janvier, où il a été arrêté, après cinq mois de convalescence passés en Allemagne à la suite d’un empoisonnement par un agent innervant de type Novitchok, selon son entourage et des laboratoires occidentaux.

La nouvelle de l’arrestation d’Alexeï Navalny, qui s’est imposé comme l’une des rares figures de l’opposition à défier frontalement le pouvoir russe incarné par Vladimir Poutine, a provoqué un tollé international et un concert de critiques contre Moscou.

Un activiste anticorruption venu du Web

La notoriété de cet avocat de formation, marié, père de deux enfants, et orthodoxe pratiquant, n’a cessé de croître ces dernières années, plus en Occident que dans son propre pays, au gré de ses arrestations et de ses incarcérations.

Tout commence avec le lancement, en 2007, de sa croisade anticorruption via le réseau social LiveJournal, puis sur son blog personnel Rospil.info à partir de 2009. Totalement inconnu en Russie, Alexeï Navalny consacre alors son énergie à dénoncer l’ampleur de la corruption qui gangrène le pays et les élites russes.

En 2010, il accuse Transneft, un géant russe de l’industrie énergétique, d’avoir détourné 4 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros) lors de la construction d’un gigantesque pipeline reliant la Sibérie à l’océan Pacifique. Ses méthodes et ses révélations lui valent d’être surnommé par les médias occidentaux le “Julian Assange russe”, en référence au fondateur de WikiLeaks.

En 2011, il fonde une organisation, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK), afin de traquer les détournements dans les sociétés publiques et la corruption dans les grands groupes russes. Les investigations d’Alexeï Navalny et de ses équipes, très documentées, font des millions de vues sur YouTube et dérangent au-delà même de la sphère politique.

L’opposant s’attire de nombreuses inimitiés en n’hésitant pas s’attaquer aux fleurons de l’économie russe, que ce soit le géant Gazprom, qui possède le monopole de l’exploitation du gaz naturel en Russie, mais aussi Rosneft, la principale compagnie pétrolière du pays, ou encore la banque VTP.

Après avoir été soumis à plusieurs obstructions administratives, visé par une enquête pour “blanchiment” et vu ses comptes gelés, le FBK a été classée, en octobre 2019, “agent de l’étranger” par le ministère de la Justice.

Inéligible jusqu’en 2028

Parallèlement, fort de la légitimité tirée de son combat contre la corruption, Alexeï Navalny s’implique de plus en plus sur le terrain politique, où l’opposition est marginalisée tout autant qu’elle est ignorée par les médias téléguidés par le pouvoir.

Après les élections législatives de 2011, remportées par le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, il engage un nouveau combat avec ce qu’il appelle le “parti des voleurs et des escrocs” en dénonçant des fraudes électorales constatées pendant le scrutin.

Le charisme et les talents d’orateurs d’Alexeï Navalny le propulsent au rang des meneurs de la contestation de l’hiver 2011-2012, qui voit l’opposition mobiliser des centaines de milliers de manifestants contre le pouvoir.

Son omniprésence sur les réseaux sociaux et son activisme lui offrent une visibilité accrue, mais lui coûtent aussi de nombreuses convocations judiciaires et des campagnes de dénigrement allant jusqu’à l’accuser d’être un agent de la CIA.

En 2012, il est condamné à quinze jours de prison après des heurts avec la police lors d’une manifestation, avant d’être assigné à résidence près d’un an, entre février 2014 et février 2015, dans le cadre d’une procédure qui vise également son frère, Oleg Navalny.

Les deux hommes sont conjointement accusés d’avoir détourné 27 millions de roubles (394 000 euros) au détriment du fabricant français de cosmétiques Yves Rocher. Il sera condamné à trois ans et demi de prison avec sursis.

De son côté, Alexeï Navalny, qui conteste vigoureusement toutes les accusations de malversations, multiplie les provocations en violant son assignation à résidence, en se rendant en décembre 2014 à une manifestation sous les murs du Kremlin, puis coupant son bracelet électronique début janvier 2015.

L’opposant ne se démonte pas et parvient à présenter sa candidature à la mairie de Moscou en 2013 et récolte, officiellement, 27 % des voix. Un résultat qu’il a estimé très inférieur à son score réel, et qui le pousse à demander, en vain, un recomptage des voix.

Toujours est-il que c’est la dernière fois qu’Alexeï Navalny est autorisé à participer à un scrutin sur le territoire russe. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2018 est rejetée par la Commission électorale centrale, en raison d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009. La Commission a même averti que l’opposant ne pourrait se présenter à une élection avant 2028. Alexeï Navalny accuse, lui, le Kremlin de torpiller sa candidature pour étouffer l’opposition.

Mais même déclaré inéligible, l’activiste, un temps proche des milieux ultra-nationalistes, appelle l’opposition a rester mobilisée, multiplie les appels à manifester, et garde un pouvoir de nuisance.

En septembre 2019, alors qu’une soixantaine de candidats de l’opposition, dont certains font partie de ses alliés, sont exclus des élections censées renouveler le Parlement de Moscou, Alexeï Navalny appelle ses partisans à voter utile. Précisément en faveur du candidat le mieux placé face à celui du pouvoir. Une stratégie payante qui voit le parti Russie unie perdre 19 des 45 sièges de la capitale.

Mais alors qu’il préparait une campagne active en vue des législatives russes prévues en septembre, le 20 août 2020, Alexeï Navalny est placé en réanimation dans un état grave dans un hôpital de Sibérie après un malaise à bord d’un avion. C’est le début de l’affaire de l’empoisonnement présumé, ordonné selon l’opposant par Vladimir Poutine.

Une affaire qui a connu un énième rebondissement, dimanche, avec son interpellation, motivée par la violation des mesures de contrôle judiciaire pendant qu’il était soigné… en Allemagne.


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Author: Marc DAOU

Un homme frappé à la batte de baseball et à l’arme blanche en pleine rue à Lyon

un homme avec une batte, image d'illustration


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CC0 / Sergggio

Après avoir été violemment attaqué dans la rue à Lyon par un homme avec une batte de baseball, sa victime, un trentenaire, a été transporté à l’hôpital en urgence, son pronostic vital est engagé, relate Le Progrès.

Un homme d’une trentaine d’années a été brutalement agressé dans la rue à Lyon samedi 16 janvier, informe Le Progrès. L’attaque a eu lieu dans le quartier de la Guillotière.

Selon deux témoins, il a été attaqué par un individu avec une batte de baseball qui a pris la fuite. Les secours arrivant sur les lieux ont découvert l’homme avec plusieurs plaies faites visiblement à l’arme blanche au niveau du thorax et du crâne. Son pronostic vital est engagé et il a été transporté en urgence à l’hôpital.

Des témoins ont également précisé qu’une gazeuse avait été utilisée, selon le journal.

L’enquête pour tentative d’homicide a été confiée à la police judiciaire. Toutefois, les circonstances de cette agression restent inconnues, ainsi que le nombre d’assaillants et les motivations.


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Une jeune enlevée et dépouillée par quatre autres femmes à Saint-Étienne

Une voiture de police (image d'illustration)


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CC0 / Fleimax

Une jeune de 19 ans a été attaquée par quatre femmes. Elle a été enlevée, dépouillée, déshabillée et abandonnée dans une rue de Saint-Étienne, rapporte Actu.fr, et ce pour la deuxième fois depuis janvier. Une enquête est en cours.

La police de Saint-Étienne, appelée dans la nuit du 15 au 16 janvier pour des hurlements, a découvert dans la rue une femme nue, victime d’une agression, relate Actu.fr ce 18 janvier. Elle a été hospitalisée en état d’hypothermie avancée.

Une fois qu’elle a repris ses esprits, la jeune femme a expliqué qu’elle connaissait ses assaillantes. Après avoir rejoint les quatre femmes, la victime de 19 ans a été frappée, puis transportée dans une voiture dans un autre quartier de la ville où les malfaiteurs l’ont dépouillée, déshabillée puis abandonnée, est-il détaillé.

Une deuxième agression

Ce n’est pas la première fois que la victime subit une telle agression, informe Actu.fr. Début janvier, elle avait même déposé plainte contre ces femmes dans le Vaucluse pour la même raison.

Désormais, ce sont les policiers de la sûreté départementale qui sont chargés de l’enquête.


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La découverte de deux nouvelles radiogalaxies géantes offre de nouvelles connaissances sur l’univers

Deux radiogalaxies géantes ont été découvertes grâce au puissant télescope MeerKAT, situé dans la région du Karoo, une zone semi-aride du sud-ouest de l’Afrique du Sud. Les radiogalaxies tirent leur nom du fait qu’elles émettent d’énormes faisceaux, ou « jets », de rayonnement radio. Celles-ci se produisent par l’interaction entre des particules chargées et de puissants champs magnétiques liés à des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies.

Ces galaxies géantes sont beaucoup plus grandes que la plupart des autres dans l’univers et on pense qu’elles sont assez rares. Bien que l’on connaisse l’existence de millions de radiogalaxies, seules 800 géantes environ ont été découvertes. Cette population de galaxies nous était auparavant cachée par les limites des radiotélescopes. Mais le MeerKAT a permis de nouvelles découvertes car il peut détecter une lumière faible et diffuse, ce que les télescopes précédents ne pouvaient pas faire.

Notre découverte, publiée dans le journal scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, donne aux astronomes de nouveaux indices sur la façon dont les galaxies ont changé et évolué tout au long de l’histoire cosmique. C’est aussi un moyen de comprendre comment les galaxies peuvent continuer à changer et à évoluer – et même de déterminer comment les anciennes radiogalaxies peuvent se transformer.

Les radiogalaxies géantes ont été repérées sur de nouvelles cartes radio du ciel créées par l’une des études les plus avancées sur les galaxies lointaines. L’équipe qui y travaille comprend des astronomes du monde entier, dont des Sud-Africains, des Britanniques, des Italiens et des Australiens. Baptisée « MIGHTEE » (de l’anglais International Gigahertz Tiered Extragalactic Exploration), cette étude fait appel aux données recueillies par l’impressionnant radiotélescope MeerKAT d’Afrique du Sud.

Ce dernier se compose de 64 antennes et paraboles, et a commencé à collecter des données scientifiques début 2018. Il sera finalement intégré au Square Kilometre Array, un projet intergouvernemental de radiotélescope mené par l’Australie et l’Afrique du Sud.

Deux énormes antennes paraboliques sont pointées vers le ciel nocturne
Le télescope MeerKAT d’Afrique du Sud.
South African Radio Astronomy Observatory (SARAO)

Les galaxies en question se trouvent à plusieurs milliards d’années-lumière. La découverte d’énormes jets sur la carte MIGHTEE nous a permis d’identifier avec certitude les objets comme étant des radiogalaxies géantes.

Leur découverte signifie qu’une compréhension plus claire des voies d’évolution des galaxies commence à émerger. Il s’agit d’une preuve de l’existence possible d’une vaste population de radiogalaxies géantes très étendues et de faible luminosité. Cela pourrait nous aider à comprendre comment les radiogalaxies deviennent si énormes et quels types de trous noirs supermassifs peuvent causer des ravages dans leurs galaxies.

Quoi de neuf ?

De nombreuses galaxies ont des trous noirs supermassifs en leur sein. Lorsque de grandes quantités de gaz interstellaire commencent à orbiter et tombent en direction du trou noir, celui-ci devient « actif » : d’énormes quantités d’énergie sont libérées dans cette région de la galaxie.

Dans certaines galaxies actives, les particules chargées interagissent avec les champs magnétiques puissants à proximité du trou noir et libèrent d’énormes faisceaux, ou « jets », de lumière radio. Les jets radio de ces « radiogalaxies » peuvent être beaucoup plus grands que la galaxie elle-même et peuvent s’étendre sur de vastes distances dans l’espace intergalactique. Imaginez-les comme des jets d’eau provenant de l’évent d’une baleine, une mince colonne se prolongeant en un panache nuageux à la fin.

Nous avons trouvé ces galaxies radio géantes dans une région du ciel dont la superficie est environ quatre fois celle de la pleine lune. D’après ce que nous savons actuellement de la densité des radiogalaxies géantes dans le ciel, la probabilité d’en trouver deux dans une région de cette taille est extrêmement faible – seulement 0,0003 %. Il est donc possible que les radiogalaxies géantes soient en fait plus fréquentes que nous le pensions.

Ce ne sont pas les premières radiogalaxies découvertes. Plusieurs centaines de milliers d’entre elles ont déjà été identifiées. Mais seulement 800 environ ont des jets radio d’une taille supérieure à 700 kilo-parsecs, soit environ 22 fois la taille de notre galaxie : la Voie lactée. Ces systèmes énormes sont appelés « radiogalaxies géantes ».

Nos nouvelles découvertes font plus de 2 méga-parsecs de diamètre : environ 6,5 millions d’années-lumière ou environ 62 fois la taille de la Voie lactée. Pourtant, elles émettent un signal plus faible que d’autres de la même taille. C’est ce qui les rend plus difficiles à voir.

Et après ?

Nous pensons que de nombreuses autres galaxies de ce type peuvent exister, en raison de nos modèles de croissance et d’évolution des galaxies. Et c’est une question à laquelle nous espérons que cette découverte pourra aider à répondre : quel âge ont les radiogalaxies géantes et comment sont-elles devenues si énormes ?

Aujourd’hui, la technologie des télescopes permet de mettre ces théories à l’épreuve. MeerKAT est le meilleur de son genre dans le monde en raison de la sensibilité sans précédent de son télescope au rayonnement radio. C’est cette capacité qui nous a permis de détecter les radiogalaxies géantes. Nous avons pu voir des caractéristiques qui n’avaient jamais été remarquées auparavant : des « jets » radio à grande échelle provenant des galaxies centrales, ainsi que des lobes flous ressemblant à des nuages à l’extrémité des jets.

Le fait que très peu de radiogalaxies soient aussi gigantesques a toujours été un peu mystérieux. On pense que les géantes sont les plus anciennes radiogalaxies, qui existent depuis assez longtemps (plusieurs centaines de millions d’années) pour que leurs jets radio puissent atteindre ces énormes dimensions. Si cela est vrai, alors il devrait exister beaucoup plus de radiogalaxies géantes que ce que l’on connaît actuellement. Et c’est important, car les jets radio peuvent influencer la formation d’étoiles de leur galaxie hôte. Ils peuvent « tuer » leur galaxie en soufflant tout le gaz et en empêchant la formation de nouvelles étoiles.

L’étude MIGHTEE se poursuit et nous espérons découvrir d’autres galaxies géantes au fur et à mesure de sa progression. Nous espérons également en découvrir beaucoup d’autres avec le Square Kilometre Array : la construction de ce télescope transcontinental devrait commencer en Afrique du Sud et en Australie en 2021 et se poursuivre jusqu’en 2027. La mise en service pourrait commencer dès 2023.

Le Square Kilometre Array devrait également révéler des populations plus importantes de radiogalaxies, révolutionnant ainsi notre compréhension de l’évolution des galaxies.


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Author: Jacinta Delhaize, SARAO Postdoctoral Research Fellow, University of Cape Town

RCA : deux Casques bleus tués dans le sud du pays, l’ONU condamne une attaque lâche

Deux soldats de la paix – un Gabonais et un Marocain – ont été tués à 17 kilomètres de la ville de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, suite à l’embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés, notamment composés de combattants de l’UPC et des anti-Balakas.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine (RCA), Mankeur Ndiaye, a fermement condamné cette attaque qu’il a qualifiée de « lâche ».

Dans un communiqué publié le jour même de l’attaque, M Ndiaye, qui dirige également la MINUSCA, a souligné que cette dernière travaillera avec les autorités centrafricaines pour que les auteurs et les complices de ces crimes de guerre soient arrêtés et répondent de leurs actes devant la justice.

Le Représentant spécial a rendu hommage aux Casques bleus disparus et présenté ses condoléances émues aux familles endeuillées, aux contingents gabonais et marocain ainsi qu’à leurs gouvernements.

Depuis le 19 décembre dernier, la RCA est le théâtre d’attaques répétées commises par des groupes armés qui remettent en cause l’autorité du gouvernement centrafricain et la tenue des élections.

« La MINUSCA a payé un lourd tribut avec sept casques bleus tombés au service de la paix, depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les anti-Balaka, le 3R, le MPC et l’UPC, alliés à l’ancien président François Bozizé. Mais elle reste engagée à poursuivre son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections », a insisté M. Ndiaye. La semaine dernière deux soldats de la paix – un Rwandais et un Burundais – avaient été tués dans deux attaques distinctes contre la mission onusienne.

L’envoyé de l’ONU a également rendu hommage aux civils, aux travailleurs humanitaires et aux membres des forces de défense et de sécurité centrafricaines, victimes de ces violences.

La MINUSCA poursuit l’opération de sécurisation de Bangassou, ville que la Force de l’opération de paix onusienne contrôle totalement depuis vendredi après l’arrivée de Casques bleus déployés en renfort et à l’issue d’un ultimatum lancé aux groupes armés, qui occupaient certaines positions après l’attaque du 3 janvier.

« Des patrouilles robustes sont actuellement menées dans la ville et ses environs », a précisé la mission onusienne, ajoutant que la situation sécuritaire est calme et les habitants commencent à retourner à leurs domiciles. Toutefois, la Force de la MINUSCA reste en alerte pour prévenir toute action des groupes armés visant la population civile, l’autorité de l’Etat et les Casques bleus ou le retour des rebelles à Bangassou.


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Centrafrique: deux Casques bleus tués par les rebelles

Urgent


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Deux casques bleus ont été tués par des rebelles lundi en Centrafrique, portant à sept le nombre de morts parmi le contingent de la mission de l’Onu depuis le début de l’offensive des rebelles contre le pouvoir du Président Faustin-Archange Touadéra, réélu officiellement dans la journée, a annoncé l’Onu.

«Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 kilomètres de Bangassou (préfecture du Mbomou), dans le sud de la RCA, suite à l’embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés», a annoncé la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) dans un communiqué.

Détails à suivre…


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Lubumbashi: Daniel Ngoy Mulunda aux arrêts – CAS-INFO.CA

Par Siméon Isako

Daniel Ngoy Mulunda a été arrêté ce lundi à Lubumbashi. Ce dernier a été surpris dans sa résidence dans l’un des quartiers résidentiels.
La nouvelle a été livrée par Félix Kabange Numbi.

« Le pasteur MULUNDA vient d’être arrêté et on l’a amené à l’ANR. Les policiers disent détenir le mandat du Redoc de lubumbashi », a dit Félix Kabange Numbi.

Ce dernier affirme qu’il est reproché à Daniel Ngoy Mulunda, le fait d’avoir « dénoncé la dictature qui s’installe au pays sous le règne de Félix Tshisekedi ».
Ces propos ont été tenus lors de sa prédication de ce 16 janvier à l’occasion de 20 ans de l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila.


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Author: Ndjale Isako

Tag sur la statue de Colbert: «C’était le seul moyen de dénoncer une négrophobie qui a été enfantée en France»

Franco Lollia


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Sputnik

Le procès de Franco Lollia, jugé pour son tag sur la statue de Colbert, a été renvoyé par le tribunal correctionnel de Paris au 10 mai prochain. Une date «hautement symbolique» pour le prévenu, porte-parole de la Brigade anti-négrophobie. En effet, c’est celle de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Sputnik était sur place.

«C’était le seul moyen de nous faire entendre et de dénoncer une négrophobie qui a été enfantée en France, notamment par Colbert, au nom de l’État français.»

Avant d’entrer dans la salle d’audience, Franco Lollia tentait d’expliquer son geste au micro de Sputnik.

Le porte-parole de la Brigade anti-négrophobie (BAN) comparaissait, ce lundi 18 janvier, devant le tribunal correctionnel de Paris. Son délit? Avoir tagué en juin dernier «Négrophobie d’État» sur le socle de la statue de Colbert, devant l’Assemblée nationale. Cette figure historique est décriée par une partie des militants antiracistes. Le ministre de Louis XIV est considéré comme à l’initiative du Code noir, rédigé en 1685 et qui a fixé le cadre juridique de l’esclavage dans les colonies françaises.

​En plein mouvement Black Lives Matter, cette dégradation avait indigné la classe politique et provoqué de vives réactions en France sur la question du déboulonnage de statues jugées offensantes par les activistes anticolonialistes.

Un geste qui crée la polémique

Lors de son allocution du 14 juin dernier, Emmanuel Macron avait dénoncé le «communautarisme et la réécriture haineuse et fausse du passé», avant de prévenir que «la République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n’oubliera aucune de ses œuvres. Elle ne déboulonnera pas de statues.» Durant une interview pour le média en ligne Brut en décembre, le chef de l’État avait néanmoins concédé: «Il y a toute une part de notre histoire qui parle à une jeunesse qui est noire ou maghrébine et ils ont leurs héros. Simplement, on ne les a pas reconnus, on ne leur a pas donné une place.»

«Une histoire […] qui a des répercussions sur le présent et nourrit les phénomènes de discrimination raciale, au logement, à l’emploi, les contrôles au faciès, les crimes policiers, l’accès inéquitable à la justice, etc., qui touchent particulièrement les Noirs», affirme Franco Lollia.

Pour le militant, ce procès est donc avant tout symbolique. Toutefois, il prévient que cela risque d’être une mascarade: «La justice sera rendue pour un, alors que notre action visait la justice pour tous.»

​Néanmoins, pour maître Saïda Benouari, avocate représentant l’Assemblée nationale, concernant cette «action symbolique, on pourrait dire “très bien”. Mais quid du préjudice matériel, des dégradations?»

«Quel est le sens de cette action symbolique dès lors que l’on ravage, dégrade des biens qui sont du domaine public. Cela n’a pas beaucoup de sens. Quand bien même on voudrait provoquer un débat, il y a d’autres manières, je crois, plus citoyennes de le faire et on n’en serait pas là aujourd’hui», regrette-t-elle en réponse à Sputnik.

L’avocate a d’ailleurs tenu à rappeler que, pour l’Assemblée nationale, cela reste un «dossier de dégradation matérielle». «On demande réparation. Pour le reste, c’est de l’ordre du débat public»,  précise-t-elle.

​Un point qui n’a pas manqué de faire tiquer les avocats du prévenu. Ceux-ci ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur l’égalité des armes et la capacité de l’Assemblée nationale à se constituer partie civile. Une action qui a provoqué le renvoi du procès au 10 mai prochain.

«On sait que l’État français est irresponsable pénalement parce qu’il a posé le principe de son irresponsabilité. En droit français, il y a globalement deux irresponsables: le fou et l’État français. […] L’autre question porte sur le fait que l’Assemblée nationale n’est ni une personne physique, ni une personne morale. Alors, c’est qui?» s’interroge maître Georges-Emmanuel Germany.

Franco Lollia s’est, quant à lui, réjoui de la date de renvoi. Et pour cause, elle correspond à la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. Une date choisie en raison de l’adoption, le 10 mai 2001, de la loi Taubira qui reconnaît la traite et l’esclavage comme «crime contre l’humanité».

«Cette date est hautement symbolique. […] J’ai envie de pleurer tellement c’est beau», a ironisé Franco Lollia.


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La métropole d’Angers victime d’un rançongiciel qui paralyse ses systèmes informatiques

La mairie d’Angers.

La ville et la métropole d’Angers ont été victimes, samedi 16 janvier, d’un rançongiciel : un virus qui chiffre les fichiers d’un ou plusieurs ordinateurs et demande généralement le paiement d’une rançon aux utilisateurs s’ils souhaitent accéder à nouveau à leur machine.

L’incident, qui a été confirmé lundi 18 janvier par la mairie, est toujours en cours : l’ensemble des ordinateurs municipaux étaient encore inaccessibles, selon une source proche de la mairie, lundi dans l’après-midi. Depuis samedi, le parc informatique de plusieurs services municipaux est bloqué, tout comme le site officiel de la ville qui est indisponible.

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L’Anssi sollicitée

« Dès samedi matin, les équipes de la direction du système d’information de la ville en lien avec l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information [Anssi] ont établi un protocole de sauvegarde et de restauration du système », a fait savoir la métropole dans un communiqué publié sur Facebook, précisant que ce processus de restauration « va être long et impacte les services rendus aux Angevins nécessitant l’usage de l’informatique ».

La métropole a également fait savoir auprès du journal Ouest-France que le compte Twitter du maire d’Angers, Christophe Béchu, avait été piraté vendredi 15 janvier. L’élu a pu en récupérer l’accès lundi. On ignore, cependant, quel est le lien entre l’accès frauduleux au compte Twitter de l’élu et le rançongiciel qui paralyse actuellement le parc informatique de la métropole.

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Des incidents très courants

Les rançongiciels, ces virus qui paralysent des entreprises et collectivités et demandent une rançon aux victimes, sont devenus en quelques années l’une des activités favorites des groupes cybercriminels, et le nombre d’entités touchées grandit à une vitesse alarmante.

Les collectivités sont très régulièrement victimes de rançongiciels. Selon l’Anssi, les collectivités ont figuré parmi les entités les plus frappées par ce genre de logiciels au cours de l’année précédente. En mars 2020, c’est la métropole d’Aix-Marseille qui a été durement touchée par ce type de virus, dont il existe aujourd’hui de nombreuses souches différentes opérées par plusieurs groupes criminels aux contours parfois flous. La presse locale se fait régulièrement l’écho de mairies françaises dont les systèmes informatiques sont paralysés par un rançongiciel.

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Le Monde avec AFP


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