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Transition politique au Mali : Les erreurs à ne pas commettre

La transition dirigée par des militaires et des civils gagnerait à revoir sa copie pour ne pas tomber dans le piège qui semble s’ériger à son passage. Le 23 janvier, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest(Cedeao) parleront à nouveau du cas malien. Or, rien ne semble marcher encore pour les responsables de la transition qui auraient pu éviter certains blocages s’ils avaient un tantinet donné la main au M5-RFP.

Adossée aux responsables du M5-RFP, les militaires pourraient avoir suffisamment de soutien populaire pour tenir tête à n’importe quelle menace venant de l’extérieur. Les chefs d’Etat de la Cedeao qui ne font pas totalement confiance aux militaires pourraient revenir à la charge avec de nouvelles sanctions ciblant particulièrement les responsables de la transition qui ont apparemment plus d’ennemis que d’amis au Mali et à l’extérieur.

A cause de la situation qui prévaut, notamment les grèves à répétition des travailleurs de la fonction publique et de certains secteurs privés, la Cedeao pourraient prendre position contre la transition. Les chefs d’Etat de la sous-région craignant que l’exemple malien ne fasse école chez eux, seraient tentés de faire des misères aux militaires qui ont contraint IBK à la démission.

Pire, les arrestations extrajudiciaires de personnalités proches de l’ancien Premier ministre et le flot de contestation créent des conditions favorables à une mise en quarantaine de la transition. Sur le plan diplomatique, le pouvoir pourrait se voir imposer un isolement dont les conséquences pourraient être nuisibles pour les autorités. La contestation en cours est susceptible de s’accentuer à la veille des échéances électorales si les militaires ne font pas des ouvertures aux autres forces de la nation.

Il reste cependant in atout, c’est la disponibilité des responsables du M5-RFP à travailler pour une transition apaisée. Dans le contexte d’une offensive de la communauté internationale, les acteurs du M5-pourraient servir de croix de sureté pour les militaires. Ce qui est clair, la CEDEAO est sur le point de déclencher les hostilités en amenant la communauté internationale à faire pression sur les militaires aux quels certains reprochent la volonté d’écarter des Maliens du processus de la présidentielle de 2022.

Les arrestations récentes auxquelles la communauté internationale n’a pas répondu encore seront certainement au cœur de la rencontre de la Cedeao. Puisqu’il sera question du Mali, les militaires seront jugés sur la base de ces évènements politiques. Or, certains voisins ne voudraient pas que les auteurs du renversement du président IBK prospèrent(Fin).

Soumaila DIARRA

Source : L’Alerte

 

 

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Author: maliweb

Mali : 18 août 2020 – 18 janvier 2021 : Après cinq mois, la Transition entre soutien et mépris

Si beaucoup félicitent ce revirement, d’autres le vivent en cauchemar. Pour les proches d’Assimi Goïta et sa horde, cinq mois après la déposition d’IBK, rien n’est compromis, au contraire, des actions encourageantes ont été enregistrées. Et les plus significatives sont : la résolution de la crise scolaire, le sauvetage de l’année scolaire avec la tenue de tous les examens de fin d’année, le bombardement de plusieurs camps djihadistes et la neutralisation de plusieurs terroristes, la libération de l’honorable feu- Soumaila CISSÉ, la mise en place des organes de la transition, la composition d’un gouvernement avec les différentes sensibilités, la composition hétéroclite du CNT où toutes les couches socio-culturelles sont représentées, l’interdiction aux forces françaises d’opérer sur le territoire malien sans les FAMA, la transmission des rapports du Vérificateur général au procureur de la République (une première au Mali depuis la création de ce bureau).

Pour les défenseurs du front militaire, nul doute, le Transition est à pied d’oeuvre et monte en puissance. Mais pour ceux qui estiment qu’ils ont été trahis, ils dénoncent les tracasseries des porteurs d’uniformes et les envoient aux gémonies. Il s’agit principalement des forces assujetties au M5-RFP et qui rêvaient de s’accaparer l’héritage du régime défunt contrairement à certaines forces politiques qui soutiennent Assimi et ses collaborateurs. Pour les partisans d’une telle tendance, la déception est très grande. Elle passe du désespoir au mépris sinon à la haine. Et sur ce plan, les tenanciers du pouvoir ont compris les préoccupations des uns et des autres et semblent s’y accommoder. Le principe pour eux est simple : travailler avec ceux qui le souhaitent et éviter de croiser ceux qui les combattent. Et de plus en plus, ils sont aguerris à cet exercice. Ils sont aidés en cela par Mahmoud Dicko, des cadres de l’ADEMA et du RPM mais aussi ceux de l’ASMA de Soumeylou Boubèye Maïga. A telle enseigne que le candidat de la junte est forcément le nouveau président du Mali, selon des observateurs surtout après le décès du principal favori feu – SOUMAÏLA Cissé.

Sur le plan électoral, il s’agira de l’un des scrutins les plus ouverts de toute l’histoire du Mali indépendant. Et le président de la Transition Bah Ndaw a promis que le meilleur gagnera. Que le vote commence !

ISSIAKA SIDIBÉ

Source: Le Matinal


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Author: Adam Mallé

Mali : Armée de l’air malienne : Le 4ème hélicoptère MI-35M renforce la flotte

helicoptereLe Vice-président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a présidé la cérémonie de remise solennelle du 4ème hélicoptère de combat ce jeudi 12 janvier 2021 à la base 101 de Senou. Aux dires de l’armée de l’air bénéficiaire, le 4ème hélicoptère MI-35M renforcera à coup sûr la flotte.

La situation sécuritaire au centre du Mali constitue une menace pour la stabilité de toute la région. Ainsi, les forces nationales essayent par les hommes et les équipements militaires de répondre au défi que leur imposent les terroristes. C’est dans ce cadre que l’armée malienne a réceptionné un hélicoptère MI-35M, quatrième du type.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants Colonel Sadio Camara, dans son intervention lors de la cérémonie a insisté sur les efforts que la nation ne cesse de consentir pour offrir à ses soldats les outils les plus performants et adaptés aux conditions de leurs missions. Selon lui, malgré les conditions sociopolitiques et économiques du pays, avec l’appui de la Russie, le Mali a tenu à faire cette acquisition.

Cette machine symbole de puissance et de précision, s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance de notre armée et vient s’ajouter à une flotte en constante évolution aux mains des jeunes aviateurs, plus en plus engagés pour appuyer leurs frères d’armes et secourir leurs concitoyens. En plus d’une capacité d’attaque pointue, le MI-35M, quand les aviateurs de l’armée l’abordent, effectue de nombreuses et périlleuses missions de ravitaillements logistiques et d’évacuations sanitaires tant au profit des FAMa que des populations civiles. Le MI-35M revendique également une capacité de transport unique dans sa catégorie, a souligné le Colonel Sadio Camara, ministre de la défense.

Pour le Chef d’état-major de l’Armée de l’air, le redressement et la stabilisation du Mali passent par l’équipement de l’armée de l’air : « nos frères d’armes déployés sur le terrain savent qu’ils peuvent compter sur la surveillance aérienne pour leur apporter l’appui nécessaire. L’armée de l’air, conformément à la volonté de redevabilité affichée par le Président Ba N’Daw, et au leadership de la hiérarchie militaire, entend renforcer ses objectifs d’aller plus haut, plus loin et plus fort » a-t-il indiqué.

Le Vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, le ministre de la défense et des anciens combattants, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le ministre de la réconciliation nationale, de l’administration territoriale et la décentralisation, le ministre des mines, de l’énergie et de l’eau, le chef d’état-major des armées, l’attaché de défense de la Russie, ont tous été témoins de la cérémonie de remise, solennelle pour témoigner de son importance.

Soucieux d’apporter un impact positif et durable aux opérations, le Vice-président de la transition, Colonel Assimi Goïta en remettant les clés de ce nouvel appareil aux FAMa, a manifesté son attachement au professionnalisme, au respect des règlements d’emploi qui régissent les opérations, et singulièrement au respect du Droit des conflits armés.

Andiè A. DARA

Source : Bamakonews



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Author: Mamadou Makadji

Mission Goodluck: la transition clouée au pilori

Une mission de la CEDEAO dirigée par Goodluck Jonathan vient de boucler un séjour de 2 jours dans notre capitale (11 et 12 janvier 2020). Lors de ce déplacement de 48 heures, des rencontres avec des acteurs chargés de l’organisation des élections présidentielle et législatives de l’année prochaine, les autorités de la transition et la classe politique ont eu lieu. L’ancien président nigérian qui n’est plus à présenter dans notre pays était accompagné par Mme Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana, Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO et du Président de la Commission de la CEDEAO, Kassi BROU. Les acteurs politiques n’ont pas raté l’occasion de décharger leur bile en portant sur la place publique leurs griefs sur les Reformes, l’organisation d’élections générales, la ‘’mise en place rampante d’un régime autocratique’’… Toutes choses qui placent les autorités dans une posture inconfortable.

Selon un communiqué de la Primature, trois domaines ont constitué le centre d’intérêt de la mission de la CEDEAO conduite par SEM Goodluck Jonathan dans notre pays.

Il s’agit de: la feuille de route de la transition ; l’inclusivité du processus ; le niveau de concertation avec les différents segments de la société.

Le médiateur a aussi fait remarquer que l’ébullition du front social et les récentes arrestations ne sont pas de nature à faciliter la conduite de la transition. Le Premier ministre Moctar Ouane a souligné que le programme de la transition assorti d’un chronogramme est bien ficelé depuis le 25 novembre 2020 et n’attend que le quitus du Conseil National de la Transition censé valider selon la charte de la transition.

Quant à l’inclusivité, tous les acteurs seront impliqués au processus qui sera enclenché.

Enfin s’agissant de la question des personnalités arrêtées, le dossier est entre les mains de la justice. Moctar Ouane rassure, que son gouvernement veillera au respect des lois et des droits.

Pour rappel, le communiqué en date du 31 décembre 2020 du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako informe qu’une ‘’information judiciaire a été ouverte contre les nommés Mahamadou KONE, Vital Robert DIOP, Souleymane KANSAYE, Aguibou Macky TALL, Youssouf Mohamed BATHILY alias RASBATH et Boubou CISSE pour complot contre le Gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits’’.

Dans son mémoire devant la Mission de la CEDEAO, le Président du M5-RFP, Dr Choguel Kokalla MAIGA, parlant de ‘’l’inacceptable mise en place rampante d’un régime autocratique, avance : ‘’en témoignent les arrestations extrajudiciaires qui se généralisent et qui sont inacceptables dans un État de droit nonobstant la présentation ultérieure des personnes « enlevées » devant les autorités judiciaires’’.

Au cours d’une conférence de presse organisée le vendredi 8 janvier 2020, le Collectif des avocats pour la défense des personnes arrêtées pour ‘’complot contre le Gouvernement association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits’’ dénonce plutôt un procès politique, une violation des droits de leurs clients garantis par l’article 10 de la Constitutions du Mali.

‘’Le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) suit avec gravité l’évolution de la situation nationale caractérisée par des arrestations extrajudiciaires (…). La présentation ultérieure des personnes arrêtées ou détenues en dehors de toute procédure et délais légaux ne saurait, en aucun cas, ni justifier les méthodes employées, ni couvrir les graves violations de la loi et encore moins préserver les libertés et droits fondamentaux du citoyen énoncés dans la Constitution de la République du Mali et dans les Conventions internationales dûment ratifiées’’.

En attendant que la justice ne fasse ‘’toute la lumière sur ces faits suffisamment graves (NDLR : complot contre le Gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits), ce dossier n’en finit pas de meubler les conversations des salons feutrés de Bamako et de faire des vagues avec des manifestations de soutien au PDG de PMU-Mali Vital Robert DIOP des travailleurs de la boîte ou des tentatives de manifestation des militants du CDR dont la demande n’a pas reçu suite favorable du Gouverneur du District de Bamako au double motif de l’état d’urgence et des mesures de restriction liées à la propagation de la maladie à Coronavirus.

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres du mercredi 23 décembre 2020 a adopté un projet d’ordonnance autorisant la prorogation de l’état d’urgence déclaré sur le territoire national. L’adoption du présent projet d’ordonnance s’inscrit dans ce cadre et permettra aux autorités compétentes d’assurer la mise en œuvre diligente des mesures d’urgence arrêtées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 et à faire face aux défis sécuritaires du pays. Le projet d’ordonnance adopté proroge jusqu’au 26 juin 2021 à minuit l’état d’urgence en cours.

S’agissant de l’organisation d’élections générales, le PARENA insiste à dessein sur la mise en place de ‘’l’organe indépendant en charge des élections’’, après avoir exprimé ‘’ses préoccupations relatives à la création par le Gouvernement d’une Cellule d’appui aux opérations électorales de la Transition’’.

 

PAR BERTIN DAKOUO

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Author: Info-Matin

Mali : Les rêves d’un colonel

Colonel-Assimi-GOITA (1)La tournée sous régional du vice-président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, n’est pas passée inaperçue sur les sur les réseaux sociaux, ces derniers temps. Si certains internautes s’interrogent sur les objectifs réels de cette croisière diplomatique, d’autres croient dur comme fer que le chef de la junte militaire du 18 août 2020 est dans une logique de séduction des Chefs d’État de la sous-région dans l’éventualité d’une candidature pour la présidentielle prévue en 2022. En tout cas, le Colonel GOITA, qui a désormais troqué le treillis contre la veste, est de plus en plus soupçonné d’être sur les traces du général Al Sissi en Égypte, ou du général Gueï Robert en Côte d’Ivoire. Voici votre facebookan du jour.

Ashley Leila MAIGA : sans le dire ouvertement, le chef de la junte malienne le col. Assimi Goita s’entraine aux fonctions de chef d’État ! Après, c’est pour venir nous dire qu’il est candidat à l’élection présidentielle ! Chers Maliennes, Maliens ! Ouvrez l’œil, et le bon ! Mali.

Fahad Ag Almahmoud : très peu probable, il use à fond de don opportuniste.

Aidons le peuple à construire le MALI : ils s’y préparent tous : le Dr Boubou Cissé, le colonel Assimi Goita, Moussa Mara, etc. On voulait une nouvelle génération non ? Ben, on l’aura. Nous devons être prêts ! Plus de vendeur d’illusions ! Plus de jouisseurs de la République ! Les intérêts du Peuple avant les ceux du clan !

AHamidou DIANE : le peuple malien doit condamner cela avec la dernière énergie. Sinon, c’est une façon de perpétuer les coups d’État dans ce pays et c’est un exemple pour les forces armées des pays voisins qu’elles peuvent faire la même chose.

Mad CAMARA : c’est le même procédé que le général Gueï Robert en 2000 en Côte d’Ivoire. Ce colonel ne cédera pas le pouvoir, il va chercher à s’accrocher au pouvoir sinon vous ne prenez garde.

Mamadou KONE : c’est un exercice délicat, il vaut mieux jouer sa propre partition et faire confiance au peuple. Aucune fourberie ne va distraire le peuple malien, qui du reste vient de loin.

Sidibé Oumar : mais comme tout le monde, il a le droit de se porter candidat à la magistrature suprême. S’il a l’occasion qu’il apprenne à être un bon président, un Thomas Sangara Malien pourquoi pas ?

Flosky : et on votera pour lui. En quelque mois, il fait mieux que ces hybrides politiciens que nous avons ici…

Pamori DIARRA : nous avons des signes avant-coureurs. En nommant une majorité de soldats au poste de gouverneur, alors que leur rôle est déterminant dans les élections, il y a comme du président IBK sans IBK.

Soumano Ablay : le calcul est simple et très stratège : combien de Gouverneurs ? Les 80 pour cent sont des militaires non ? Ça a toujours été comme ça depuis Moussa TRAORE.

Bassirou DIARRA : je croyais que les Autorités de la Transition ne sont pas éligibles aux prochaines élections ? Militaires et civils ?

Diakité Daouda : il est un fils du Mali, pourquoi pas. Il a les mêmes droits que les autres Maliens.

Vara : les partis politiques et sociétés civiles doivent se préparer en conséquence…

Larbo Askia TOURE : se présenter aux élections, ce n’est pas un crime. Et il est Malien comme les autres alors pourquoi pas.

M.P. Sidibé : pas question. C’est bien dit et redit, qu’aucun membre de la transition ne doit se présenter aux prochaines élections.

Hamara MAIGA : Il ne le sera jamais. Encore, il faut bien parler la langue de Molière pour penser à la magistrature suprême.

Bafotigui SAKO : il ne peut organiser les élections et s’y présenter. Ce serait être juge et partie. Les Maliens sont-ils devenus moutons ?

Léon : j’avoue que je ne saisis pas bien l’idée qui est derrière ces visites surtout tenue civile !

Ibrahim CISSE : je pense qu’il fera mieux que les anciens politiciens.

Oumar COULIBALY : sans blague, mais on est serein ooh ! Qu’il débloque la situation droon ! Après tout, il est éligible.

Makenzy : je suis d’accord avec toi. Depuis qu’il a commencé à porter des vestes, il a oublié les armes.

Harouna BALDE : je pense qu’il n’en serait pas le premier à le faire dans la sous-région.

Wedisco : C’est le nouvel Al Sissi malien… il le deviendra Piannn ! Allons seulement, devant est propre.

Source : INFO-MATIN


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Author: Adam Mallé

Transition, crise sécuritaire et Koulouba 2022 : Assimi au four et au…miel?

De sources bien informées, la junte militaire aura son candidat à la prochaine élection présidentielle. Ce joker ne serait nul autre que l’homme fort du CNSP, le Colonel Assimi Goïta, dont les faits et gestes sont désormais scrutés à la loupe.
Il voyage désormais avec une régularité étonnante. Le vice-président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, c’est de lui qu’il s’agit, ressemble déjà à un chef d’Etat-major de l’Armée, mais aussi à un président de la…République. Il vient de poser fièrement ses valises dans des capitales des pays voisins, devisant sereinement avec ces dirigeants, dans les salons présidentiels (donc de luxe). Or, le luxe est attirant et tentant…. Assimi Goïta est aussi régulièrement au chevet des troupes dans le Mali profond. Est-il dans la peau du futur chef suprême des Armées? Lui seul le sait! Il est au four et au moulin, en attend le …miel ?
« Contrairement à ce qui s’est passé en 2012, ce coup d’État résulte d’une synergie entre officiers de plusieurs corps, souligne le chercheur Marc-André Boisvert, spécialiste de l’armée malienne. Ce putsch n’a pas nécessairement été planifié, mais il a été mûri. » En faisant don à différentes casernes des forages estampillés par son nom, le vice-président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, non seulement descend dans l’arène, mais semble surtout lorgner le pouvoir post-Transition.
Des forages estampillés en son nom ! Le vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a-t-il troqué son uniforme kaki contre le costume des hommes politiques ? Difficile de répondre à cette question. Toujours est-il que le vice-président agit exactement comme un homme politique.
En effet, les Maliens l’ont vu faire des dons dans les casernes. Jusqu’ici, tout va bien, puisque les militaires et leurs ayants droit en ont fortement besoin en cette période particulièrement dure.
Seulement voilà, les forages offerts portent le nom du Colonel Goïta, qui agit alors comme un homme politique, sauf que celui-ci serait dans son rôle.
Mais, à quelle fin, agit-il de la sorte ? Mystère et boule de gomme. Il faut dire que le Colonel Assimi Goïta n’est pas à son premier coup et certainement pas le dernier. Puisque l’on se rappelle, en octobre dernier, c’est lui qui a procédé à l’évacuation des ordures qui se trouvaient au dépôt de transit de Médina-Coura. À l’époque, des jeunes brandissaient des affiches à son effigie pour lui témoigner leur reconnaissance.
Pour un haut gradé, qui le connaît bien, Assimi Goïta est plutôt « posé et réfléchi ». « Il est proche des troupes et à l’écoute de ses hommes ». Et ses enseignants du Prythanée militaire d’exprimer leur admiration: « C’était un très bon élève, raconte l’un d’eux. Il était assidu et solitaire. »
Son cabinet de Vice-président a l’allure d’un mini “shadow cabinet” au sein duquel l’Homme reçoit, consulte et examine des “dossiers”. “Le Colonel pourra se donner un destin national sans coup férir”, confie un connaisseur des arcanes de l’Armée. Assimi Goïta franchira-t-il le rubicond pour se lancer dans la course pour la conquête du palais de Koulouba? Des indices le laissent penser.
Bruno D SEGBEDJI

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Author: Mali Horizon

Défense : L’armée renforce ses moyens aériens

Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a remis hier les clefs d’un nouvel hélicoptère de combat de type Mi-35M immatriculé TZ-12H, aux Forces armées maliennes (FAMa). La cérémonie de remise de cet appareil acquis auprès du partenaire russe et entièrement financé sur le budget national, s’est déroulée sur le parking de la Base aérienne 101 de Sénou. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, de la hiérarchie militaire, ainsi que du chef de la mission de coopération militaire de la Fédération de Russie au Mali.

Dans son discours, le ministre de la Défense et des Anciens combattants a indiqué que les FAMa sont particulièrement fières de recevoir ce nouvel hélicoptère de combat. Selon le colonel Sadio Camara, l’acquisition de cette machine, symbole de puissance et de précision, s’inscrit dans le cadre de la continuité de la montée en puissance de notre Armée. Cet appareil, poursuivra-t-il, vient s’ajouter à une flotte en constante augmentation, aux mains de jeunes aviateurs toujours plus engagés pour appuyer leurs frères d’armes et secourir leurs concitoyens. à ce propos, le ministre Camara a souligné que malgré le contexte sociopolitique et économique particulièrement difficile et tendu, l’acquisition de cet hélicoptère illustre les efforts que la nation ne cesse de consentir pour offrir à ses soldats les outils les plus performants et adaptés pour l’accomplissement de leur mission.

L’instant était particulièrement opportun pour le chef du département en charge de la Défense de saluer les efforts consentis par l’ensemble des forces partenaires qui concourent à cette montée en puissance des FAMa. « Face aux menaces multiformes et aux forces obscures qui assaillent notre pays, la forteresse Maliba reste vigilante et possède de quoi se défendre et contre-attaquer », a-t-il rassuré.

Et le ministre en charge de la Défense de souligner que les campagnes de désinformation systématiquement orchestrées à la suite des succès tactiques engrangés par les FAMa et leurs partenaires, « loin de nous distraire de notre mission, ne font que nous conforter dans notre conviction que la victoire est bout de l’effort». Selon le colonel Sadio Camara, l’argent du contribuable ainsi investi impose une obligation de résultat.

Pour sa part, le chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra, visiblement heureux, a remercié les autorités de la Transition pour les efforts constants qui permettront aux FAMa d’être à hauteur de mission.
Il faut noter qu’en plus de leurs missions d’attaque, les Mi-35 effectuent de nombreuses missions de ravitaillement logistique et d’évacuation sanitaire tant au profit des FAMa que des populations civiles.
La cérémonie a été marquée par la remise symbolique des clés de l’hélicoptère par le vice-président au chef d’état de l’Armée de l’air, le colonel Alou Boï Diarra. Les officiels ont eu droit à l’exécution d’un vol de démonstration du nouvel appareil.

Aboubacar TRAORÉ

Source : L’ESSOR


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Author: bamada.net

Visite de travail au Togo du vice-président de la Transition du Mali

Assimi Goïta, le chef de la junte qui a pris le pouvoir au Mali le 18 août dernier (image d'illustration). Nipah Dennis / AFP
Assimi Goïta, le chef de la junte qui a pris le pouvoir au Mali le 18 août dernier (image d’illustration). Nipah Dennis / AFP

Le président togolais Faure Gnassingbé et le vice-président de la Transition au Mali, Assimi Goïta, en visite de travail de 48 heures depuis la veille à Lomé, ont discuté mardi de la situation au Mali et de la sécurité dans la sous-région, d’après un communiqué de la présidence togolaise.

Concernant le Mali, le président togolais a réaffirmé « l’appui indéfectible du Togo au Groupe de soutien de la transition au Mali (GST-Mali) initié par la Commission de l’Union africaine », a-t-on indiqué.

De son côté, le colonel Goïta « s’est réjoui de la solidarité manifestée par le Togo à l’endroit de son pays depuis le début de la crise et a vivement remercié le chef de l’Etat togolais pour sa détermination et son engagement sans faille aux côtés du peuple frère malien », selon le communiqué.

Par ailleurs, Faure Gnassingbé et Assimi Goïta « ont longuement échangé » sur les questions de paix et de sécurité dans la sous-région ouest-africaine, notamment au Sahel.

« Ils ont réaffirmé leur convergence de vues tant sur la nécessité d’une coordination des différentes initiatives visant à lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent que sur l’importance de l’implication des acteurs locaux dans la recherche de solutions aux problèmes politiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest », selon la présidence togolaise.


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Author: Mamadou Makadji

Mali : Sans Tabou: le plan de caporalisation de la presse

Ce 25 septembre 2020, au CICB, l’officier à la retraite, Bah N’Daw, et son vice-président, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte militaire, ont prêté serment pour conduire une transition de 18 mois. C’était déjà un peu plus d’un mois après le Coup d’État des colonels qui a déposé, le 18 août 2020, le régime de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keita. Sur ces 18 mois de transition, il n’en reste plus désormais que 14 et quelques jours. Alors que les urgences s’accumulent, notamment la pacification du pays, le retour de l’admiration, la restauration de l’intégrité territoriale, les réformes politiques pour l’organisation d’élections transparentes, crédibles et acceptables pour tous, le régime civilo-militaire s’égare dans les décisions impopulaires. À un front social en ébullition avec les grèves de l’UNTM, des professeurs de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du corps préfectoral, des travailleurs des collectivités territoriales et ceux du ministère de l’Administration territoriale, il faut s’attendre à une révolte prochaine des professionnels des médias très en colère contre la lettre N° 002366/MATD-SG portant « Instruction relative à l’application de l’état d’urgence ».
Selon la lettre adressée aux gouverneurs de région et du district, à tous les préfets et sous-préfets (en grève illimitée), « le décret n° 2020-031/PT-RM du 18 décembre déclarant l’état d’urgence sur le territoire national a été adopté par le gouvernement en application de la loi N° 2017 relative à l’état de siège et à l’état d’urgence. Cette adoption a pour conséquence de modifier sensiblement l’exercice des libertés publiques et des libertés individuelles ».
Aussi la lettre permissive du ministre caporalise les libertés y compris celle de la presse : « ainsi, l’article 13 de ladite loi confère au ministre en charge de l’Administration territoriale, aux représentants de l’État dans la région, dans le district, dans le cercle et dans l’arrondissement ainsi qu’aux autorités judiciaires compétentes le pouvoir d’ordonner en tous lieux des perquisitions de jour et de nuit. En plus, les autorités administratives compétentes sont habilitées à prendre toutes les mesures appropriées pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature, des réseaux sociaux, ainsi que celui des émissions radiophoniques ou télévisées, des projections cinématographiques et de représentations théâtrales », précise la lettre.
La lettre, qui suscité des débats sur les réseaux sociaux, dans les grins et dans les salons feutrés, montre le vrai visage d’un régime militaire qui croit, en ce 21e siècle, en la réussite d’une gouvernance dans terreur. Et pourtant, dans un Mali où l’insécurité a déjà atteint son paroxysme, où la cohésion sociale est sérieusement malmenée et où l’injustice et la colère prennent le dessus, le ministre avait-il besoin d’ouvrir un autre front ?
Comme l’a dit l’ambassadeur Cheick Sidi Diarra, après la chute du régime du président IBK, « nous avons eu la naïveté de croire au changement. Mais, nous en apprenons les conséquences à nos dépens aujourd’hui ». Et pour cause ? Toute la machine de la transition a été mise en place par la ruse et dans l’opacité. Toutefois, jusqu’à la fin, nombreux sont ceux qui ont patienté et espéré que la transition serait inclusive.
Mais hélas, puisque le clanisme, la gestion patrimoniale, l’exclusion de pans entiers de la nation de la gestion du pays, de la corruption, la gouvernance de prédation, l’aventurisme sécuritaire sont toujours le quotidien des Maliens. Même la liberté d’expression, qui n’a jamais été confisquée aux Maliens, sous les régimes précédents combattus, est en train de devenir un mirage sous les colonels.

Par Sidi DAO

Source : INFO-MATIN


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Author: Adam Mallé

Mali : l’actualité du jour en Bambara Mardi 15 Décembre 2020

Les titres :

Mali : Visite de terrain : Colonel Assimi Goïta à Nara

Mali : GAO : un braquage dans la maison d’un opérateur économique échoue

Mali : GOSSI : le nombre des déplacés dans la localité s’accroît

Mali : CHU Gabriel Touré 264 heures de grève à partir de 29 Décembre 2020

NB : Les images sont à titre illustratif



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Author: Oumou Traoré