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Vaccins anti-Covid: Bruxelles, a-t-il fait pression sur l’Agence européenne des médicaments?

Vaccin Pfizer-BioNTech


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AP Photo / Jeff J Mitchell

Consultés par Le Monde après qu’ils ont été publiés sur le Dark Web par des hackers, plusieurs documents de l’Agence européenne des médicaments signalent que cette dernière aurait fait face à des pressions de la part de Bruxelles pour autoriser au plus vite l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech.

Une enquête du Monde publiée samedi 16 janvier révèle que les autorités européennes auraient fait pression sur l’Agence européenne des médicaments (AEM) afin qu’elle approuve au plus vite le vaccin anti-Covid fabriqué par Pfizer-BioNTech.

Le quotidien cite notamment de nombreux courriels qui ont été dérobés à l’AEM par des hackers et sont apparus le 9 décembre sur le Dark Web. Par exemple, dans un échange avec une responsable de l’AEM, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, insiste sur l’importance de ne pas «forcer» les États membres à utiliser des procédures nationales à cause de délais dans le processus d’autorisation officiel.

Dans un autre e-mail, un haut responsable de l’AEM parle d’une conférence téléphonique avec la Commission européenne qui s’est tenue, selon lui, dans «une atmosphère plutôt tendue, parfois même un peu désagréable, qui donne une idée de ce que à quoi l’AEM peut s’attendre si les attentes ne sont pas satisfaites, que ces attentes soient réalistes ou non».

Le même responsable s’est également dit être surpris que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait «clairement identifié» les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna comme ceux qui «pourraient être approuvés avant la fin de l’année», alors que, selon cet agent, «il y a encore des problèmes avec les deux».

Une «objection majeure»

Comme l’indique Le Monde, en novembre l’AEM reprochait au vaccin Pfizer-BioNTech, comme une des «objections majeures», que le degré d’intégrité de l’ARN dans des lots commerciaux était plus faible que dans ceux qui avaient servi durant les essais cliniques. Les vaccins injectés au cours des essais cliniques possédaient entre 69% et 81% d’ARN «intègre», l’élément essentiel pour apprendre au système immunitaire à reconnaître le virus. En revanche, des lots commerciaux n’en avaient qu’en moyenne 59% ou même 51% ce qui était insuffisant pour produire un vaccin efficace.

Des documents que Le Monde a pu consulter montrent que finalement les fabricants ont réussi à relever le taux d’intégrité de l’ARN à un niveau autour de 75%. Cependant, le 3 décembre, rappelle le quotidien français, le Wall Street Journal a cité une « personne directement impliquée dans le développement du vaccin Pfizer» qui évoquait «certains premiers lots de matières premières [qui] ne répondaient pas aux normes». D’après cette personne, le problème a été résolu mais a perturbé des expéditions prévues pour l’année 2020.

Pfizer n’a pas alors révélé de quel genre de problème il s’agissait mais le 15 janvier BioNTech et Pfizer ont annoncé de nouveaux retards de livraison, les expliquant par des travaux nécessaires dans l’usine de Puurs, en Belgique.

De son côté, l’AEM souligne que le problème de qualité a été réglé et que les spécifications actuelles sur le niveau d’ARN «sont considérées comme scientifiquement justifiées et acceptables».

Réaction de la Commission européenne

Quoi qu’il en soit, l’AEM confirme au Monde que «les courriels divulgués reflètent les problèmes et les discussions qui ont eu lieu». La Commission européenne, elle, a assuré au quotidien que ces discussions n’avaient «jamais empiété sur l’indépendance de l’agence» et «jamais interféré de quelque manière que ce soit avec l’intégrité de la mission de l’AEM en ce qui concerne l’évaluation des candidats-vaccins ou d’autres médicaments».


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Vaccin Made in Russia: «La plupart des initiatives russes sont reçues avec suspicion»

Vaccin Spoutnik V


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Sputnik . Pavel Lvov

Dans son article paru dans les pages du Monde diplomatique, un reporter membre de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques parle de Spoutnik V et rappelle que la plupart des initiatives russes sont «reçues avec suspicion». Pourtant, estime-t-il, la Russie a déjà prouvé sa capacité à développer un vaccin capable d’endiguer la pandémie.

En mettant au point son vaccin contre le Covid-19 baptisé Spoutnik V, la Russie a manifesté ses capacités en matière pharmaceutique, indique un article publié dans l’édition espagnole du Monde diplomatique.

Son auteur, Federico Kukso, membre du comité directeur de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques (WFSJ), estime que «les réactions d’indifférence et de scepticisme suscitées par le vaccin Spoutnik V font écho à l’ignorance et à la vision déformée de la tradition scientifique russe à l’Ouest».

«Étant donné les différences linguistiques, culturelles et politiques, la plupart des initiatives russes sont reçues avec suspicion», constate-t-il.

Toutefois, «au-delà de ces préjugés», il y a les faits, poursuit-il. Il rappelle dans ce contexte que le Centre Gamaleïa d’épidémiologie et de microbiologie, qui a mis au point le nouveau vaccin, travaille depuis les années 1980 avec l’adénovirus, celui-là même qui sert de base à Spoutnik V. En outre, l’établissement avait précédemment développé des vaccins contre le virus Ebola et le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient).

«Contrairement à des pays comme les États–Unis et ceux de l’Union européenne où les sociétés pharmaceutiques […] imposent leurs médicaments à des prix astronomiques […] la Russie a prouvé sa capacité à développer de manière indépendante un médicament qui pourrait endiguer la pandémie.»

«Plus politique que scientifique»

Toujours selon Federico Kukso, le vaccin Spoutnik V est actuellement diffusé dans le monde entier et peut-être que dans 50 ans «personne ne se souviendra de ce scepticisme, plus politique que scientifique», conclut l’auteur.

Le journaliste rappelle dans ce contexte la déclaration à l’AFP de Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France à Moscou, au sujet du vaccin russe:

«Cela symbolise le retour de la Russie dans la cour des grands en matière pharmaceutique.»


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Covid-19 dans le monde : près de 200 000 personnes vaccinées en vingt-quatre heures en Inde

Les campagnes de vaccination contre le nouveau coronavirus se poursuivent un peu partout dans le monde. Elles ont même franchi une nouvelle étape dans le monde avec près de 200 000 vaccinés en Inde et une accélération des campagnes en Europe, alors que la Chine vient de promettre de nombreux dons de vaccins à des pays étrangers.

Au total, plus de deux millions de personnes sont mortes dans le monde après avoir été contaminées par le SARS-CoV-2, depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019.


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  • 200 000 personnes vaccinées en Inde

L’Inde, deuxième nation la plus peuplée de la planète avec 1,3 milliard d’habitants, a vacciné samedi plus de 190 000 personnes au cours d’une première journée considérée comme une réussite.

Le ministère indien de la santé a affirmé qu’aucun « cas d’hospitalisation post-vaccination » n’a été signalé, mais des médias locaux ont affirmé qu’un agent de sécurité de l’All India Institute of Medical Sciences, principal hôpital public du pays, avait développé une réaction allergique après avoir reçu son injection.

L’Inde compte vacciner 300 millions de personnes d’ici juillet, dans le cadre de l’une des plus grandes campagnes de vaccination au monde.

Celle-ci repose sur deux vaccins : Covaxin développé par Bharat Biotech et le Conseil indien de la recherche médicale ; et Covishield, la version mise au point par AstraZeneca et l’université d’Oxford. Tous deux produits par le Serum Institute of India et approuvés « en urgence », début janvier.

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  • Campagne bientôt élargie en France

La France se prépare à élargir lundi la vaccination pour tenter de gagner une rude bataille contre le virus qui a déjà fait plus de 70 000 morts.

La campagne va s’ouvrir aux personnes de plus de 75 ans ne vivant pas en maison de retraite (cinq millions de personnes), ainsi qu’à près de 800 000 personnes présentant des pathologies à « haut risque ».

Plus d’un million de rendez-vous pour les deux injections avaient été pris dès vendredi, alors que 833 centres étaient « ouverts et accessibles à la réservation », selon le ministre de la santé, Olivier Véran.

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  • Deuxième dose du vaccin en Espagne

De son côté, l’Espagne a commencé dimanche à administrer une deuxième dose du vaccin contre le Covid-19 aux personnes prioritaires qui avaient reçu une première dose en décembre. Une femme de 85 ans, Leocadia Peña, résidant dans une maison de retraite en Catalogne, a été l’une des premières.

Six autres régions commençaient ce dimanche à administrer une deuxième dose, les autres devant le faire à partir de lundi.

Après avoir franchi la semaine dernière la barre symbolique des deux millions de cas confirmés, l’Espagne a enregistré vendredi plus de 40 000 nouveaux cas en vingt-quatre heures.

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  • Des dons de doses de vaccin chinois

Le Cambodge a annoncé samedi une « aide » de la Chine qui va lui fournir un million de doses de son vaccin Sinovac. Le Cambodge est depuis longtemps un allié fidèle de Pékin, recevant des milliards de dollars de prêts bonifiés et d’investissements de la Chine. Alors que de nombreux pays ont réagi au début de la pandémie en fermant leurs frontières aux voyageurs chinois, le premier ministre du royaume s’y était refusé et s’était même rendu à Pékin pour rencontrer le président Xi Jinping en signe de solidarité.

Le ministre chinois des affaires étrangères Wang Li a, lui, promis aux Philippines un don de 500 000 doses de vaccin. Les Philippines, comptant près de 110 millions d’habitants, ont déjà conclu un accord pour acheter 25 millions de doses du vaccin CoronaVac de la compagnie chinoise Sinovac, bien que le produit n’ait pas reçu l’approbation des autorités régulatrices en Chine. L’administration du président Rodrigo Duterte, qui a été accusée d’avoir été trop lente dans la compétition mondiale pour obtenir un maximum de doses de vaccin, a défendu les vaccins chinois, malgré les doutes quant à leur efficacité.

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Le Monde avec AFP


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Avant le génocide des Tutsi au Rwanda, la France a reçu des alertes claires et régulières

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Des réfugiés rwandais fuient vers la Tanzanie, le 30 mai 1994.

Un génocide n’est pas une tempête inattendue. Il se dessine, se prépare. Il réclame une idéologie de haine, des propagateurs et une logistique, y compris des armes. Dès octobre 1990, à la suite d’une attaque du Front patriotique rwandais (FPR), formé par des exilés tutsi en Ouganda, plusieurs centaines de militaires français sont déployés au Rwanda dans le cadre de l’opération « Noroît ». A l’époque, le gouvernement français suit attentivement la situation, qui se dégrade au fil des mois. Il n’ignore rien des massacres et des arrestations massives de civils tutsi qui se multiplient, comme le confirment les nouvelles archives de l’Elysée, auxquelles François Graner, physicien et directeur de recherches au CNRS, a eu accès.

Un document daté du 6 février 1991 le prouve. Jacques Pelletier, ministre français de la coopération, ne cache pas son angoisse. « Monsieur le Président, la situation du Rwanda m’inquiète de plus en plus, écrit-il à François Mitterrand, qui paraphe le document. Le président Habyarimana ne donne pas les gages d’ouverture qui lui ont été conseillés à plusieurs reprises… Les modifications gouvernementales semblent privilégier les éléments durs hostiles à la discussion avec les rebelles [du FPR]. Mme Habyarimana et son clan [autour de la première dame s’est constitué un cercle politique et financier composé d’extrémistes hutu appelé l’Akazu] ont repris les choses en main… Si cette évolution se poursuit, je crains que le régime ne puisse pas tenir très longtemps. »

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Début 1992, une nouvelle vague de violences se produit. Grâce aux militaires français présents sur place, Paris sait tout, mais s’obstine à soutenir le régime de Juvénal Habyarimana, proche de François Mitterrand. « Des massacres interethniques ont été perpétrés par des milices proches du parti au pouvoir (…). La présence de nos militaires, qui évite le pire, contribue à la survie du régime (…). Par contre, la proximité de nos troupes des zones de massacre peut susciter des interrogations », soulignent le général Christian Quesnot, chef d’état-major particulier, et Thierry de Beaucé, chargé de mission à l’Elysée, dans une note au président, le 3 avril 1992.

« Impasse »

Dans un rapport de janvier 1993, l’ambassadeur à Kigali, Georges Martres, expose les ressorts de la politique africaine de la France, marquée par une obsession de son espace d’influence francophone, face aux puissances anglophones. Après octobre 1990, écrit-il, « le Rwanda a été traité comme l’aurait été dans un cas analogue le Sénégal ou la Côte d’Ivoire. Kigali a pris normalement sa place sur un axe politique, économique, militaire et culturel qui va de Dakar à Djibouti, et sur lequel s’est fondée la politique africaine de la France au cours des trente dernières années ».

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De la Nationale 2 au Mondial de handball : Gauthier Mvumbi, un pivot atypique dans la lumière

Alors que le Championnat du monde de handball vient de débuter, son nom a déjà fait le tour de la planète. Gauthier Mvumbi a impressionné lors de son premier match face à l’Argentine. Celui qui dispute le premier Mondial de sa carrière a déjà conquis le public et les observateurs.

S’il évolue en France, à Dreux en Nationale 2, le joueur de 26 ans dispute ses matches internationaux avec la République démocratique du Congo, qui a décroché in extremis sa qualification pour la compétition. Un aboutissement pour Gauthier Mvumbi. “C’est une vraie fierté de porter ce maillot”, avoue-t-il.

Le même coach à Dreux et en sélection congolaise

Avec Dreux, le pivot est entraîné par Francis Tuzolana, qui est également son sélectionneur en équipe nationale congolaise. Il n’était pas revenu sur les terrains depuis le 10 octobre 2020 en raison de la crise sanitaire qui chamboule le championnat. Mais ce vendredi 15 janvier, Gauthier Mvumbi s’est retrouvé au Cairo Stadium Indoor, qui peut accueillir 17 000 spectateurs en temps normal.

Une belle première pour celui qui a déjà disputé les Jeux Africains. Des échelons qu’il gravit dans le plus grand anonymat. Le prochain s’avère de taille pour le pivot Congolais puisque dimanche, lui et son équipe affrontent le Danemark, champion olympique et champion du monde en titre. 

Pas de pression cependant pour Gauthier Mvumbi qui veut avant tout profiter de cette compétition : “L’objectif, c’est avant tout de prendre du plaisir, de vivre le tournoi à fond. On va prendre tout ce qu’il y a à prendre, et si possible, embêter certaines équipes.” Le pivot congolais a toutes les clés en main pour réussir ce match et pourrait bien transpercer la défense danoise grâce à son physique imposant.


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Un physique atypique

Sur le terrain, Gauthier Mvumbi ne passe pas inaperçu avec son physique digne d’un basketteur, un mètre quatre-vingt douze pour 110 kilos. Un peu moins mobile que certains pivots, il n’en reste pas moins redoutable face au but.

Face à l’Argentine, lors du premier match de la République démocratique du Congo dans la compétition (perdu 28-22), le joueur de Dreux a marqué sur chacun de ses quatre tirs. Le tout en à peine 11 minutes sur le terrain. Une performance qui n’est pas passée inaperçue, même aux yeux de certains grands sportifs.

Repéré par le “Shaq'”

Samedi, c’est le célèbre basketteur Shaquille O’Neal qui lui adressait un message vidéo via Instagram. Lui aussi doté d’un physique hors normes lorsqu’il était joueur (2,16 m, 147 kg), l’ancien joueur des Lakers semblait fasciné. Une nouvelle pour la moins inattendue pour Gauthier Mvumbi.

Surpris, le handballeur n’a pas manqué de réagir à ces propos : “Un rêve qui devient réalité que je n’y crois pas. […] Je ne comprends pas tout à fait ce qui est en train de se passer, mais ce que j’ai à vous dire : vivez votre rêve et battez-vous pour ce que vous êtes.”


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Covid-19 : un an après, malgré un retour “à peu près à la normale”, les habitants de Wuhan restent marqués par l’épidémie

En janvier 2020, l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 se coupait du reste du monde. Un an plus tard, il n’y a plus de couvre-feu ou de confinement à Wuhan. Mais les habitants sont loin d’avoir tourné la page, comme plusieurs l’ont expliqué à franceinfo.


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Selon un rapport : Bill Gates est maintenant le plus grand propriétaire de terres agricoles aux États-Unis

Bill Gates, co-fondateur de Microsoft et quatrième personne la plus riche au monde, a acquis plus de 242 000 acres de terres agricoles à travers les États-Unis, ce qui en fait le premier propriétaire privé de terres agricoles au pays.

The Land Report, un magazine offert par le Realtors Land Institute, a mentionné que sur la base de ses recherches, Bill et Melinda Gates ont acquis « environ 242 000 acres de terres agricoles » au total. Selon le rapport, ce portefeuille de terres agricoles s’étend sur 18 États.

Les plus grandes exploitations des Gates se trouvent en Louisiane avec environ 69 000 acres, en Arkansas avec environ 47 000 acres, au Nebraska avec environ 20 000 acres, et plus encore, selon The Land Report.

« Il n’est pas tout à fait clair comment les terres agricoles des Gates sont utilisées, ou si certaines d’entre elles sont mises en réserve pour la conservation », a noté le magazine Forbes. Cascade Investments, la société d’investissement personnelle des Gates, n’a pas répondu à la demande de commentaires de Forbes tandis qu’Epoch Times est aussi entré en contact pour obtenir des commentaires. Un porte-parole de Cascade a également refusé de commenter The Land Report.

« Cependant, certains éléments indiquent que les terres pourraient être utilisées d’une manière qui soit en accord avec les valeurs de la fondation. Cottonwood Ag Management, une filiale de Cascade, est membre de Leading Harvest, une association à but non lucratif qui fait la promotion des normes d’agriculture durable donnant la priorité à la protection des cultures, des sols et des ressources en eau », selon Forbes.

Selon The Land Report, il semble que les Gates aient commencé à acheter des terres agricoles assez récemment.

« Le plus grand bloc de terres agricoles des Gates a été acquis en 2017 : un groupe de terres agricoles appartenant à l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada. Basé à Toronto, l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada a commencé à constituer un portefeuille agricole en 2013, lorsqu’il a acquis AgCoA, alias Agricultural Company of America », indique le rapport. « Cette terre agricole américaine privée [Real Estate Investment Trust] était une entreprise commune entre Duquesne Capital Management et Goldman Sachs qui a été lancée en 2007. Au cours des cinq années suivantes, l’AgCoA a acquis plus de 100 000 acres dans neuf États. Au moment de sa vente à l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada en 2013, l’AgCoA se classait parmi les principaux propriétaires institutionnels de terres agricoles en cultures en lignes aux États-Unis. »

Cascade a souligné que les Gates ont également acheté une grande part d’environ 24 800 acres de terre juste à l’ouest de Phoenix, en Arizona.

La Fondation Bill et Melinda Gates a participé à des initiatives agricoles dans d’autres pays, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Le magazine Forbes note que la valeur nette des Gates est d’environ 121 milliards de dollars. Forbes souligne que les Gates ne sont pas le plus grand propriétaire foncier individuel aux États-Unis. Cette place appartient au président de Liberty Media, John Malone, qui possède 2,2 millions d’acres de ranchs et de forêts. Le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, possède quant à lui environ 420 000 acres de terres, principalement dans l’ouest du Texas.

Focus sur la Chine – Un groupe chinois influence les médias américains

Le saviez-vous ?

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Author: Jack Phillips

François Graner : « Plus on avance, et plus le tableau est accablant » pour la France au Rwanda

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Des parachutistes français à l’aéroport de Kigali, le 6 octobre 1990, lors de l’évacuation des ressortissants français.

Physicien et directeur de recherche au CNRS, François Graner a obtenu du Conseil d’Etat, en juin 2020, un accès aux archives de François Mitterrand concernant la politique de la France au Rwanda et le génocide des Tutsi, qui a fait 800 000 morts en 1994. Egalement membre de l’association Survie, qui vise à mettre fin « à toute intervention néocoloniale en Afrique », François Graner est l’auteur de deux ouvrages sur le Rwanda : Le Sabre et la machette. officiers français et génocide tutsi (Tribord, 2014) puis, avec Raphaël Doridant, de L’Etat français et le génocide des Tutsi au Rwanda (Tribord, 2020).

Vous avez eu accès à des cartons d’archives de François Mitterrand, dont une partie n’était pas connue. Qu’en retenez-vous ?

Les documents que j’ai consultés viennent renforcer les résultats de nombreux travaux faits depuis vingt-cinq ans. Plus on avance et plus le tableau est accablant. A aucun moment, de 1990 à 1994, on n’observe de panique ou d’aveuglement à Paris. Des procédures sont mises en place, des informations et des analyses remontent. Les responsables politiques jouent leur rôle. Quant aux ordres donnés aux administrations et aux militaires, ils descendent. Bref, tout fonctionne. La politique de la France qui est appliquée au Rwanda est celle des décideurs, en particulier d’un petit noyau autour de François Mitterrand.

L’ancien président et trois hauts gradés – le général Christian Quesnot [conseiller militaire], le général Jacques Lanxade [chef d’état-major des armées] et le général Jean-Pierre Huchon [chef de la mission militaire de coopération] – partagent une même ligne. Ils fonctionnent en cercle vicieux. Ils s’influencent mutuellement, avec François Mitterrand.

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Comment se définit cette ligne ?

La politique qui est alors pratiquée au Rwanda existe aussi dans d’autres pays africains. Il s’agit de préserver un régime au sein de la zone d’influence française, sans se préoccuper de ce qu’il inflige à sa population. Le Rwanda est le pays où les conséquences seront les plus graves.

Les documents montrent bien comment les généraux Quesnot et Lanxade influencent Mitterrand sur des points précis. Ils déforment l’information reçue de leur base, et ils la transforment en un affrontement entre une zone d’influence française et une autre, d’influence anglaise ou anglo-saxonne. Ils désignent les Tutsi et le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame comme des ennemis. Mitterrand et ces trois militaires sont obsédés par l’influence anglo-saxonne. Avec la cohabitation, à partir du printemps 1993, les procédures changent un peu en ce qui concerne la circulation de l’information, mais pas au niveau de la prise de décision. C’est Mitterrand qui décide à peu près de tout.

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Covid-19 : la lourde responsabilité de Donald Trump dans l’hécatombe américaine

Editorial du « Monde ». Il y a tout juste quatre ans, Donald Trump promettait devant le monde abasourdi de « mettre fin au carnage américain ». A la veille de quitter la Maison Blanche, le président républicain laisse derrière lui un pays en lambeaux, parcouru de divisions rarement égalées, secoué par des violences politiques inédites et, surtout, ravagé par une pandémie galopante et, par endroits, totalement hors de contrôle.

Sa gestion de la crise sanitaire, marquée tour à tour par l’indifférence, le déni, les mensonges et l’instrumentalisation politique, laisse les Etats-Unis face à un bilan unique au monde : près de 400 000 morts en onze mois, 23 millions de personnes contaminées. A son actif demeureront seulement les efforts financiers déployés pour permettre la découverte rapide d’un vaccin.

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Mais, pour le reste, en niant la gravité d’une maladie qu’il a pourtant lui-même contractée, en affirmant, contre toute évidence que « le virus [allait] disparaître comme par miracle », en refusant obstinément de promouvoir les gestes les plus élémentaires – port du masque ou distanciation sociale –, en donnant systématiquement la préférence aux intérêts économiques sur les enjeux de santé publique, le président sortant a encouragé un laisser-faire mortel dans les Etats tenus, principalement, par les républicains, et compliqué ailleurs la tâche des élus, souvent démocrates, déterminés à lutter contre la pandémie.

L’hécatombe actuelle apparaît donc comme la conséquence de ce mélange d’arrogance, de cynisme, de mépris pour les scientifiques et de mensonge éhonté caractéristique de la personnalité de M. Trump, premier dirigeant déchu en raison de ses choix catastrophiques sur le Covid.

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L’empathie de Joe Biden

C’est de ce sombre bilan qu’hérite Joe Biden. Ses premières semaines à la Maison Blanche, où il s’installera le 20 janvier, seront tout entières consacrées à la lutte contre la pandémie et au redressement de l’économie américaine. Le démocrate, moqué par son adversaire pour avoir adopté le masque et les mesures de précaution contre le Covid-19 dès le printemps dernier, a tenu, dès jeudi 14, un discours solennel, détaillant les mesures qu’il entend prendre pour contenir la propagation du virus. M. Biden a promis des efforts financiers et logistiques pour mieux distribuer les vaccins, améliorer la politique de tests et de traçage, lutter contre les nouveaux variants du virus…

Il a surtout, une nouvelle fois, fait preuve de l’empathie dont son prédécesseur s’est montré incapable durant ces onze mois, au cours desquels près de 400 000 familles américaines ont perdu l’un des leurs. Mais les paroles de réconfort ne sauraient suffire. M. Biden doit encore faire adopter son « plan de sauvetage » par un Congrès écartelé par la procédure d’impeachment contre le président sortant, après l’assaut de ses partisans contre le Capitole.

Alors que la maladie connaît une résurgence dans de nombreux pays, il n’existe pas de solutions miracles pour s’en défaire rapidement. L’équipe du président démocrate n’est cependant pas dépourvue d’atouts. Son futur bras droit à la Maison Blanche, Ron Klain, avait coordonné la riposte fédérale au virus Ebola, en 2014, et ses principaux conseillers seront tous des experts reconnus et respectés. Il faut espérer que cette cohérence améliore la stratégie fédérale et donne au pays, par l’exemple et la pédagogie, des lignes de conduite claires, un discours fondé sur la science et un horizon ancré dans le réel. Tout le contraire des mensonges et des atermoiements du président sortant.

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Le Monde


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