Tag Archives: montagnes

VIDEO. En République démocratique du Congo, 6 éco-gardes ont été tués par un groupe armé

Ils protégeaient l’un des derniers refuges des gorilles des montagnes. 6 éco-gardes ont été tués par un groupe armé dans le parc national des Virunga. En République démocratique du Congo…


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Privés de ski, les Français plébiscitent le littoral pour les vacances de Noël

Privées de remontées mécaniques, les montagnes sont boudées par les Français. Les stations enregistrent trois fois moins de réservations que l’an dernier. Cette année plus que les autres, c’est le bord de mer qui est privilégié, pour ces vacances si particulières.


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« Projet Cartel » : des Amériques à l’Asie, les « narcos » à l’assaut du marché du fentanyl

Dans un laboratoire artisanal clandestin de fentanyl appartenant au cartel de Sinaloa, dans les montagnes près de Culiacán (Sinaloa, Mexique).

C’est écrit noir sur blanc dans un rapport confidentiel de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence antidrogue américaine : « Les données des forces de l’ordre analysées de 2018 à fin février 2019 indiquent que le cartel de Sinaloa s’est imposé comme un producteur et un trafiquant de premier plan de fentanyl aux Etats-Unis. » Ce rapport datant d’octobre 2019 a été découvert dans les « Blue Leaks », une immense fuite de données internes aux forces de l’ordre américaines, publiée en juin. Malgré l’arrestation, en 2016, de Joaquin Guzman, appelé « El Chapo », le chef historique du cartel, l’agence américaine est forcée de constater que le business tourne toujours à plein régime.

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Les cartels mexicains ne ménagent pas leurs efforts pour dominer le marché lucratif du fentanyl, un puissant analgésique synthétique dont l’usage détourné provoque des milliers d’overdoses à travers le monde. De l’autre côté de la frontière, on compte les victimes par milliers : en 2018, sur plus de 67 000 décès par overdoses aux Etats-Unis, près de la moitié étaient dus au fentanyl ou à des drogues de synthèse similaires.L’épidémie est comparable à celle de l’héroïne dans les années 2000-2010.

Un laboratoire artisanal clandestin de fentanyl appartenant au cartel de Sinaloa, dans les montagnes près de Culiacan (Sinaloa, Mexique). L’homme à droite est ingénieur biochimiste le jour. La nuit, il gère 10 laboratoires clandestins comme celui-ci. Au total, ils produisent 6 000 comprimés par jour.

Désormais, les cartels se tournent vers l’avenir, et celui-ci est synthétique. L’infrastructure logistique du cartel, déjà bien installée, est exploitée pour faire passer la drogue aux Etats-Unis. Le « triangle d’or » mexicain dans le nord du pays, connu pour ses cultures d’opium et de marijuana, se transforme, sous l’impulsion notamment du cartel de Sinaloa. Les champs de pavot laissent désormais place à des laboratoires dans les terrains montagneux entourant Culiacan, capitale de l’Etat du Sinaloa.

Arrangements internationaux

Dans son installation clandestine nichée entre les arbres, non loin de la ville, un chimiste embauché par le cartel de Sinaloa décrypte le business. « Pour les cartels, c’est l’une des drogues les plus attractives. Ça te laisse plus de profits : c’est seulement une pastille par personne », explique-t-il à Forbidden Stories. Dans un plat de cuisine, il mélange la poudre blanche qui lui sert de préparation pour fabriquer les pilules à base de fentanyl. Estampillées de la lettre « M », elles sont censées imiter des pilules d’oxycodone, un autre opioïde très addictif. « Je sais que ma pilule est puissante et qu’elle va créer une dépendance, explique le chimiste. Et c’est ce que je veux. »

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Un phénomène naturel rare filmé dans des montagnes en Russie – vidéo

Des montagnes (image d'illustration)


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CC0 / mystraysoul

Un phénomène naturel fascinant a été aperçu dans les montagnes près de la ville russe de Novorossisk. Des nuages ont formé «une cascade» qui coule vers la mer. Les chercheurs expliquent son apparition par une forte différence de température.

Des Russes ont eu l’occasion d’assister à un phénomène naturel étonnant. Un habitant de la ville de Novorossisk, dans le sud du pays, a ainsi filmé une «cascade de nuages».

La séquence a été partagée par l’auteur sur le réseau social Vkontakte.

La vidéo montre des nuages formant une cascade qui glisse le long de la chaîne de montagnes et coule dans la baie de Tsemes en se dissolvant.

Une explication

Selon les scientifiques cités par le portail Novaya Kouban, ce phénomène est dû à une forte différence de température dans les montagnes.


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Les Berbères d’Afrique du Nord, une population autochtone qui réclame plus de droits

De jeunes femmes berbères lors du festival annuel Engagement Moussem dans les montagnes du Haut-Atlas, au Maroc, en septembre 2019.

Outre la petite communauté de Siwa, dans l’extrême ouest de l’Egypte, les Berbères se retrouvent dans leur écrasante majorité au Maghreb – Maroc, Algérie, Tunisie et Libye –, où ces populations autochtones revendiquent une plus large reconnaissance identitaire et culturelle.

Les Berbères, dont la présence est antérieure à l’arabisation et à l’islamisation, se nomment eux-mêmes « Imazighen », pluriel d’« Amazigh », qui signifie « homme libre » dans leur langue, le tamazight. Voici un tour d’horizon.

Maroc

Au Maroc, pays du Maghreb qui compte le plus de Berbères, de nombreuses voix réclament davantage de droits, comme rendre férié le Nouvel An amazigh (Yennayer), chaque 13 janvier. D’après un recensement de 2014, plus d’un quart (26,7 %) des 35 millions de Marocains utilisent l’un des trois principaux dialectes berbères du pays (le tarifit, le tamazight et le tachelit).

Aussi, pour plaider leur cause, les militants s’appuient sur la reconnaissance par la Constitution de 2011 de leur langue comme idiome officiel au côté de l’arabe. Il aura toutefois fallu attendre 2019 pour que la loi organique soit adoptée. D’après ce texte, elle sera utilisée dans les documents administratifs et son enseignement progressivement généralisé d’ici à quinze ans.

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En attendant, l’une des conséquences les plus notables a été l’apparition de l’alphabet tifinagh sur les bâtiments publics, en plus de l’arabe et du français. Depuis 2010, une chaîne de la télévision publique marocaine, Tamazight TV, est en outre consacrée à la promotion de la culture amazighe.

L’administration continue en revanche de refuser sporadiquement d’inscrire des prénoms berbères dans les registres de l’Etat civil. Le drapeau amazigh constitue un marqueur fort lors des manifestations dans les régions berbérophones, comme le Rif (nord).

Algérie

Le pays compte quelque 10 millions de berbérophones, soit environ un quart de la population. Majoritairement concentrés en Kabylie (est d’Alger), les Berbères sont aussi présents dans le centre, l’est et le grand sud. Comme au Maroc voisin, ils luttent de longue date sur des revendications identitaires, longtemps niées par l’Etat qui s’est construit autour de l’arabité.

Lire le focus : L’Algérie fête officiellement le Nouvel An berbère pour la première fois

Après quelques avancées – reconnaissance du tamazight comme deuxième langue officielle en 2016, Nouvel An berbère décrété jour férié en 2018 –, ils ont été en 2019 l’une des cibles de la répression contre le mouvement antirégime Hirak. Plusieurs dizaines de manifestants ont été condamnés à de la prison pour avoir brandi le drapeau amazigh, banni des cortèges par l’armée.

Libye

Persécutés sous Mouammar Kadhafi qui niait leur existence, les Amazighs réclament le « droit » à l’officialisation de leur langue, au même titre que l’arabe, et à une représentation équitable au Parlement. Ils représentent environ 10 % de la population et vivent notamment dans les montagnes à l’ouest de Tripoli ou dans le sud désertique.

Depuis la chute de Kadhafi en 2011, leurs revendications sont de plus en plus pressantes. Le drapeau amazigh flotte sur les bâtiments publics au côté du drapeau libyen, et souvent seul dans leurs régions d’origine.

Lire aussi A Tripoli, les Berbères réclament leur place dans la Libye nouvelle

Des manuels scolaires en langue amazighe ont vu le jour, même s’ils ne sont pas homologués par le ministère de l’éducation du GNA gouvernement internationalement reconnu).

Dans un projet de Constitution entériné au Parlement mais resté sans suite à ce jour, les langues parlées par les différentes communautés, le tamazight notamment, sont reconnues comme faisant partie du patrimoine libyen. Mais l’arabe reste seule langue officielle.

Tunisie

En Tunisie, le poids démographique des Amazighs est méconnu, les statistiques par ethnie ou langue étant interdites. Outre les zones du sud, la majorité réside à Tunis. Les Berbères dénoncent un déni de leurs spécificités culturelles de la part d’un Etat qui s’identifie dans sa Constitution comme étant de langue arabe et de religion musulmane.

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Selon le président de l’Association tunisienne de la culture amazigh (ATCA), Jalloul Ghaki, si 50 % des Tunisiens ont une origine berbère, moins d’un pour cent parle le dialecte (chelha). La majorité des militants souhaitent « des réformes à petits pas », afin que « le peuple tunisien reconnaisse la culture amazighe comme une part de l’identité tunisienne ».

Depuis la révolution de 2011, les médias et la société civile se montrent plus ouverts. Le ministre des droits de l’homme avait marqué Yennayer en 2017 en souhaitant une bonne année à ses concitoyens berbères.

Le Monde avec AFP


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Son cœur s’arrête 45 minutes, les médecins le ramènent à la vie

Une chambre d'hôpital, image d'illustration


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CC0 / corgaasbeek

Bien que le cœur d’un randonneur américain, perdu dans la nuit dans les montagnes, se soit arrêté 45 minutes, il a été ramené à la vie grâce à l’oxygénation par membrane extracorporelle, rapporte CNN.

Opération de sauvetage réussie: suite à une séance d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO), une technique spéciale de réanimation, les médecins sont arrivés à réanimer un randonneur dont le cœur s’était arrêté de se battre pendant 45 minutes, relate un article de CNN du 21 novembre.

L’homme a été retrouvé sur le mont Rainier dans l’État de Washington par une équipe de sauvetage, à des températures inférieures au point de congélation. Il s’y était perdu en pleine nuit. Quand le randonneur a été conduit aux urgences, il était inconscient, souffrait d’une hypothermie extrême et son cœur ne battait plus, précise le Dr Jenelle Badulak, médecin de l’unité de soins intensifs du Harborview Medical Center où l’homme a été admis, cité par CNN.

«Il est revenu d’entre les morts. Ce n’était pas un miracle, c’était de la science», ajoute-t-il.

Recours à l’ECMO

Ainsi, afin de lui sauver la vie, les médecins ont eu recours à l’ECMO. Il s’agit d’une technique de circulation extracorporelle offrant une assistance à la fois cardiaque et respiratoire à des patients dont le cœur et/ou les poumons ne sont plus capables d’assurer un échange gazeux compatible avec la vie.

Le Dr Jenelle Badulak explique que cette procédure, assez rarement utilisée à l’hôpital en règle générale, a été choisie car les organes du patient étaient à ce point refroidis qu’ils pouvaient fonctionner avec moins d’oxygène. Cette circonstance a offert aux médecins plus de temps pour redémarrer le cœur, relate CNN.

«Je suis en vie»

L’homme a repris connaissance deux jours après son sauvetage. Il est sorti de l’hôpital après avoir y passé huit jours, précise CNN.

«Quand je me suis réveillé, je n’ai vraiment pas compris ce qu’il s’était passé. Je suis extrêmement reconnaissant à tout le monde ici à l’hôpital de ne pas m’avoir abandonné. Je suis en vie et je respire», a-t-il dit dans un commentaire à WPVI-TV.


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En Azerbaïdjan, un implacable désir de revanche

Explosions lors de combats dans les montagnes du Haut-Karabakh vues depuis la principale ville, Stepanakert, le 1er novembre.

Jochgoun chantonne « Azerbaïdjan, Azerbaïdjan » par-dessus la chanson pop patriotique tonitruante grésillant d’un poste radio. Les yeux du jeune homme sont rivés à l’écran du smartphone, où s’enchaînent les clips de destruction de chars, de camions, de fantassins arméniens par des drones de l’armée azerbaïdjanaise. Costaud vêtu d’un jogging rouge vif, Jochgoun se penche vers son voisin de table Elnour pour lui montrer une séquence inhabituelle. « Pulvérisés ! C’est ce qu’ils méritent ! », ricane ce dernier. Le smartphone fait le tour de la table, survolant les verres de thé. Une explosion surpuissante remplit l’écran et remplace l’image où l’on distinguait une vingtaine de soldats terrés dans une tranchée. « C’est une bombe d’avion, beaucoup plus grosse que celles des drones. Les choses vont aller vite maintenant que notre aviation passe à l’action », prédit Arzou.

Les trois trentenaires sont tous originaires de Qubadli, une bourgade au sud-est du Haut-Karabakh. De ce lieu, ils n’ont que des souvenirs vagues. Ils furent contraints de le fuir très jeunes, chassés fin août 1993 par les milices arméniennes, qui vidaient alors brutalement la région de toute sa population azerbaïdjanaise. Depuis, une grande partie des exilés de Qubadli habitent Soumgaït, une ville industrielle à la périphérie nord de Bakou. Ville tristement célèbre pour avoir été en 1988 le théâtre d’un pogrom délogeant toute sa population arménienne.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au Haut-Karabakh, la « capitale » Stepanakert menacée d’être coupée du monde

« Les Arméniens ont toujours été nos ennemis. Ils nous ont volé nos terres et si nous les reprenons aujourd’hui, ce n’est que justice. Le Haut-Karabakh est azerbaïdjanais ! », tonne Jochgoun, répétant un slogan affiché à tous les coins de rue, collé sur les lunettes arrières des voitures, entonné dans la pop martiale diffusée en boucle sur la bande FM. « Nous sommes tous prêts à sacrifier notre vie pour libérer notre terre », clame Arzou. « Les rumeurs sur le recours à des djihadistes étrangers sont des mensonges. Il ne manque pas de volontaires pour aller se battre. L’armée n’a pas voulu de moi parce que j’ai servi dans la police », se justifie-t-il. Arzou et ses deux camarades se disent actuellement sans emploi. L’un était chauffeur de taxi à Moscou, le deuxième mécanicien et le troisième barman.

La musique patriotique s’interrompt un instant pour diffuser l’extrait d’un récent discours du président Ilham Aliev dénonçant les bombardements arméniens contre les civils azerbaïdjanais. « Le président est trop bon ! Notre armée ne frappe que des cibles militaires, et d’ailleurs, c’est notre territoire qui est occupé. Moi, j’aurais écrasé Erevan sous les bombes ! » Remonté comme un coucou, Elnour s’emporte contre la communauté internationale, qui soutient selon lui l’Arménie. En particulier la France. « A nous, les Russes vendent des armes ; aux Arméniens, ils les donnent. On nous a fait tourner en bourrique pendant vingt-sept ans, au profit des Arméniens. Mais maintenant l’avantage militaire est de notre côté, et rien ne peut nous arrêter. »

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Des chercheurs percent le mystère des montagnes enneigées de Pluton

Pluton


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AP Photo / NASA

Des scientifiques du CNRS soutiennent que les sommets des montagnes de Pluton sont recouverts d’une couche de neige qui doit son apparition à la présence de méthane dans l’atmosphère de la planète.

Ramenées sur Terre en 2015 par la sonde New Horizons, les images de Pluton ne cessent d’intéresser les chercheurs. Tout récemment, des scientifiques du CNRS se sont penchés sur le mystère des montagnes enneigées repérées sur la planète naine.

Dans une étude publiée dans Nature Communications, les chercheurs emmenés par l’astrophysicien François Forget racontent qu’il ne s’agit pas de glace d’eau, mais de méthane, dont des traces sont présentes dans l’atmosphère de Pluton.

Un processus complexe

Or, c’est le processus de formation de ces «neiges de méthane», observées sur les montagnes de la région dite de Cthulhu de la planète naine, qui intrigue le plus. Selon M.Forget, en captant le rayonnement solaire, le méthane de Pluton provoque des écarts de températures importants entre la surface à -230°C et l’atmosphère à -170°C.

Les montagnes, ayant une surface toujours très froide, s’élèvent dans l’atmosphère et entrent ainsi au contact d’un air plus chaud, chargé en méthane, ce qui permet à ce gaz de se condenser et de former ainsi une couche de glace aux sommets de ces montagnes.

Cette couche est suffisamment épaisse pour qu’il ne soit pas possible de voir la surface en dessous, indique M.Forget. Cependant, il est difficile de déterminer son épaisseur exacte, souligne l’astrophysicien.


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Les deux journalistes du « Monde » blessés dans le Haut-Karabakh en cours d’évacuation vers Erevan puis Paris

Le Haut-Karabakh, ce sont des montagnes, des vallées, des gorges et des grottes, des rivières et des fruits. Et la guerre. Larvée, gelée, parfois réanimée, souvent ignorée, et ainsi depuis vingt-six ans et le cessez-le-feu qui a vu l’Azerbaïdjan perdre 13 % de son territoire, au profit de l’Arménie. C’est cette réalité oubliée que sont venus brutalement rappeler les bombardements sur la petite ville de Martouni, jeudi 1er octobre, dans laquelle deux journalistes du Monde, le reporter Allan Kaval et le photographe Rafael Yaghobzadeh, ont été grièvement blessés.

Martouni – environ 12 000 habitants à en croire le dernier recensement – se trouve à une vingtaine de kilomètres de la ligne de front, le long de laquelle, en plusieurs endroits, l’armée azerbaïdjanaise a lancé son offensive dite de « reconquête », le 27 septembre. C’est là qu’Allan Kaval et Rafael Yaghobzadeh s’étaient rendus, dans la matinée du jeudi 1er octobre. Ils souhaitaient constater par eux-mêmes l’étendue des dégâts causés en quatre jours, les deux parties assurant s’infliger mutuellement de lourdes pertes, dans un brouillard de propagande.

Les deux journalistes se trouvaient au centre de Martouni, en compagnie de plusieurs confrères français, arméniens et d’autres nationalités, lorsque des salves de roquettes Grad tirées par les forces azerbaïdjanaises se sont abattues, les atteignant. Joint par Le Monde, Artak Beglaryan, ombudsman (« défenseur ») pour les droits de l’homme dans le Haut-Karabakh, rapporte que quatre civils ont été tués et onze personnes blessées, au total, au cours de ces tirs d’artillerie. « C’était des bombardements totalement indiscriminés, en plein centre », dit-il.

« Demande d’un cessez-le-feu »

Très rapidement, à Paris, le ministère des affaires étrangères s’est fortement mobilisé sur le plan diplomatique et humanitaire, notamment par le truchement du centre de crise du Quai d’Orsay et des ambassades à Erevan et à Bakou, pour faciliter l’évacuation des blessés. Les deux journalistes ont été transférés à l’hôpital de Stepanakert où ils ont été opérés. Ce vendredi matin ils étaient en cours d’évacuation vers Erevan puis Paris.

Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec son homologue arménien. Les appels au cessez-le-feu de ces derniers jours, lancés par les coprésidents du Groupe de Minsk (Etats-Unis, Russie, France), n’avaient guère été entendus. Dans une déclaration commune – phénomène assez rare par les temps actuels pour être souligné –, les présidents Donald Trump, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont condamné jeudi « dans les termes les plus forts l’escalade de la violence récente sur la ligne de contact dans la zone de conflit du Haut-Karabakh ». Les trois dirigeants ont demandé la « cessation immédiate des hostilités » et appelé les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan « à s’engager sans délai à reprendre les négociations de fond, de bonne foi et sans condition préalables, sous l’égide des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ]. »

Arrivé en milieu de journée à Bruxelles pour participer au Conseil européen, Emmanuel Macron a immédiatement évoqué devant la presse les bombardements du matin. « Nous avons demandé un cessez-le-feu sans condition, en rappelant aussi à la raison toutes celles et ceux qui, parfois, poussent tel ou tel parti à aller au-delà du raisonnable », a rappelé le président, dans une référence à peine voilée à la Turquie, qui soutient militairement et politiquement l’Azerbaïdjan. Au cours de son déplacement en Lituanie et en Lettonie, les jours précédents, M. Macron avait mis en cause les propos belliqueux des responsables turcs. Cette fois, sur la base des données réunies par les services de renseignement occidentaux, le président français est passé au constat opérationnel.

Lire aussi Haut-Karabakh : Macron réclame « des explications » à la Turquie et interpelle l’OTAN

« Nous disposons d’informations aujourd’hui, de manière certaine, qui indiquent que des combattants syriens ont quitté le théâtre d’opération, des combattants de groupes djihadistes, en transitant par Gaziantep pour rejoindre ce théâtre d’opérations du Haut-Karabakh. C’est un fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne », a souligné le président français, conforté dans ses critiques répétées, depuis des mois, contre l’aventurisme militaire turc. Celui-ci s’est manifesté en Syrie, contre les alliés kurdes de la coalition occidentale luttant contre l’organisation Etat islamique (EI), puis en Libye.

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