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Gestion des carburants et lubrifiants dans l’administration publique : Une pratique peu orthodoxe !

La distribution de carburants et lubrifiants aux bénéficiaires dans les administrations publiques n’est soumise à aucune base légale. Ce qui ouvre la porte à tous les abus.L’absence d’une clé de répartition de carburant ouvre la porte à toutes les dérives de la part des responsables de service. C’est le constat d’une enquête menée dans les services publics par votre journal préféré.
Chaque loi des finances prévoit des carburants et lubrifiants destinés aux institutions, aux directions et aux cabinets es départements ministériels.

Les agents des services publics que nous avons rencontrés affirment que la distribution de carburants et lubrifiants n’est soumise à aucune base légale. Le carburant est reparti en fonction de la tête du client dans l’administration publique. Ce qui ouvre la porte à toutes les dérives.
“Les produits alimentaires sont donnés à l’ensemble des travailleurs chaque trimestre. Cela a continué jusqu’à l’apparition de la maladie à coronavirus, Covid-19”, témoigne un cadre d’un Cabinet ministériel que nous désignerons sous les sigles A.L. Pour A.L, la distribution était régulière, mais la quantité variait d’un trimestre à un autre. Ce point de vue est identique à celui d’un autre cadre d’une direction générale que nous avons rencontré et que nous illustrons par K.M. Selon ce cadre, le chef de service donne le carburant à qui il veut. Quant aux produits alimentaires composés de sucre et de lait, ils sont donnés aux agents à l’occasion du Ramadan et la fin de l’année.
Pour K.M, le montant du carburant alloué par agent dans son service varie de 25 000 F à 55 000 Fcfa par trimestre. À l’en croire, cette dotation était régulière jusqu’à l’arrivée d’une circulaire de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, appelant à la réduction des dépenses publiques. “Depuis l’apparition de cette circulaire, nous avons constaté une coupe conséquente au niveau de notre dotation en carburant. Or, le budget destiné à l’achat de carburants et lubrifiants n’a pas changé”, rapporte K.M.
Les témoignages de ces cadres contrastent avec ceux d’un cadre d’une direction régionale à l’intérieur du pays. Celui-ci déclare qu’en 8 ans de service dans une direction régionale, il n’a jamais reçu une goutte de carburant.
Plusieurs rapports de vérification et de contrôle que nous avons consultés ont révélé que de nombreux responsables abusaient de la consommation de carburant. Ces différents rapports soutiennent que cette situation est le résultat de l’absence de cadre légal de référence.
Pour harmoniser les pratiques de gestion de carburant et procéder à la réglementation du domaine, nos interlocuteurs proposent l’adoption d’un texte dans chaque département pour déterminer une clé de répartition.
Pour K.M, la gestion du carburant est encadrée par des référentiels dans plusieurs pays de la sous-région. Il a donné l’exemple du Burkina Faso. À l’en croire, dans ce pays, un référentiel de gestion de carburant existe depuis 2017. “C’est sur la base de ce référentiel que les départements ministériels organisent la gestion du carburant à travers une décision ou un arrêté du ministre. Toute chose qui a permis de réglementer la gestion du carburant dans ce pays”, dit-il. Et notre interlocuteur de poursuivre que la rationalisation ou la réduction du train de vie de l’État doit passer par l’adoption d’un texte de portée générale pour la répartition du carburant dans l’administration publique.
Ousmane Daou, un autre cadre d’un service central est du même avis. Selon lui, l’élaboration de textes va encadrer la gestion du carburant et des lubrifiants afin de lutter contre la gestion irrationnelle et non transparente du carburant et des lubrifiants dans l’administration publique. Pour lui, le gouvernement de Transition peut prendre ces textes pour mettre de l’ordre pour tout ce qui concerne la distribution en nature dans l’administration publique. “L’élaboration d’un texte qui fixe les règles de gestion, les dotations trimestrielles des responsables et le suivi de l’utilisation et le type de dotations en carburants par exemple peut aussi protéger les chefs de service de l’abus d’autorité de la part de leur supérieur”.
                                                            
Moussa KOBBA
Source: Aujourd’hui-Mali


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Author: bamada.net

Mali : Mouvement des groupes terroristes dans les environs de la forêt du Wagadu: Plusieurs dizaines d’hommes armés prennent position non loin de Nampala

Cette présence terroriste,  qui n’est pas une première dans cette zone,  s’est amplifiée depuis les mois d’octobre, novembre et décembre,  suite à des incursions armées dans les localités de Farabougou, Kouroumacoura, Dogofry et N’Gomancoura.
Notons que tous ces villages situés à la lisière de la forêt du Wagadu  subissent l’afflux d’hommes armés affiliés pour la plupart à la Katiba Ansar Eddine Macina et AQMI.
Opération de ratissage
Aussi faut-il préciser que la récente concentration des groupes terroristes dans les environs de  Gallo-Nampala-Dioura pourrait s’expliquer par les opérations militaires de ces derniers jours  menées dans les secteurs de Farabougou et de la région de Mopti (le Gourma et les villages situés dans la zone dite des trois frontières).
L’armée a annoncé avoir saisi, le 16 décembre,  plusieurs motos, des armes et munitions, lors d’une opération de ratissage dans un repaire djihadiste de Farabougou. Les assaillants ont dû évacuer rapidement  la planque   avant l’arrivée des militaires.Et il n’est pas exclu que ces éléments dans la nature aient pu rejoindre les groupes déjà présents dans les environs de Nampala.
Aussi les groupes terroristes fuyant le Gourma et la zone des trois frontières qui font l’objet d’opérations intenses des forces armées et de leurs partenaires pourraient avoir rejoint le secteur de Nampala.
Afflux de groupes djihadistes
Selon un observateur, cette localité, qui se situe dans une zone stratégique, proche de la frontière mauritanienne, d’où le centre et le nord sont accessibles, mais  également  situé à quelques kilomètres de la forêt de Wagadou, est une destination pour beaucoup de ces organisations terroristes pour disparaitre et déjouer les dispositifs sécuritaires.Bien qu’aucune attaque n’ait encore été déclenchée contre une cible éventuelle, cet  afflux des groupes djihadistes  dans ces zones (plusieurs éprouvées par des attaques meurtrières) devrait être pris au sérieux par les FAMa.
Abdoulaye  DIARRA
Source: l’Indépendant


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Author: Adam Mallé

Golf, politique, médias, procès : quelle nouvelle vie pour le néo-retraité Donald Trump ?

Donald Trump n’est plus président des États-Unis depuis 24 heures. Le milliardaire a laissé planer le mystère sur ses projets tout en multipliant les pistes, entre envies de continuer en politique, investir dans les médias ou reprendre ses affaires immobilières.

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Pour Donald Trump, la retraite après quatre ans à la tête de l’État ? Parti en Floride juste avant l’investiture de son successeur Joe Biden, le président sortant a entretenu le mystère quant à ses projets. Il a multiplié les pistes entre retour à la tête de son entreprise, investissements dans les médias ou capitalisation sur sa base politique.New-Yorkais de naissance, l’ex-président a donc choisi l'”État du soleil” pour commencer sa vie d’après la présidence. À 78 ans, il pourrait simplement couler des jours heureux dans sa résidence luxueuse de Mar-a-Lago, à Palm Beach, jouant au golf, sa grande passion, entouré de sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, qui ont acheté une propriété non loin. Le tout en profitant des avantages dévolus aux anciens présidents : retraite confortable, protection à vie par le “Secret Service”, bureaux à Washington…Il s’est contenté d’un énigmatique “Je reviendrai d’une manière ou d’une autre”, lors de son dernier discours à la base militaire d’Andrews, juste avant de s’envoler pour la Floride.La veille, il avait également choisi de laisser planer le suspense dans sa vidéo d’adieu : “Maintenant, alors que je me prépare à remettre le pouvoir à une nouvelle administration mercredi midi, je veux que vous sachiez que le mouvement que nous avons lancé ne fait que commencer”.”Vu la personnalité égocentrique de Donald Trump, on a du mal à l’imaginer Trump quitter la vie publique”, estime Virginie Herz, chroniqueuse internationale à France 24.

Investiture de Joe Biden : que va devenir Donald Trump après son départ de la Maison Blanche ?

Un nouveau parti politique ?Selon le Wall Street Journal, le président américain aurait passé les derniers jours de sa présidence à évoquer avec ses proches la possibilité de créer un parti politique en dehors des républicains. Donald Trump aurait jeté son dévolu sur le nom de “Patriot party”, le parti des patriotes.Donald Trump aurait été déçu du manque de soutien de plusieurs leaders républicains depuis l’émeute du Capitole. Bien qu’en baisse dans l’opinion publique, l’ex-président conserve une solide popularité dans la base républicaine, selon les derniers sondages.Le pari pourrait être cependant hasardeux : aux États-Unis, “les partis tiers n’ont jamais joué un rôle majeur à l’échelle nationale”, rappelle le Wall Street journal. Car c’est bien 2024 que Donald Trump aurait en ligne de mire et l’idée de réitérer l’exploit de Grover Cleveland, seul président américain à avoir effectué deux mandats non consécutifs, à la fin du XIXe siècle.”Beaucoup de ses supporters ici en Floride espèrent la création de ce troisième parti autour de Donald Trump. Ils sont persuadés que les dizaines de millions d’électeurs de Donald Trump seraient prêts à déserter le parti républicain”, relate Emmanuel Saint-Martin, envoyé spécial de France 24 en Floride.

“Écraser Fox News”Avant de se lancer dans la politique, Donald Trump était avant tout un magnat des affaires et un personnage médiatique. Dans les années 2000, il s’était fait une solide place dans les foyers américains grâce à l’émission de télé-réalité “The Apprentice”, où il se mettait en scène dans son rôle préféré : le sien, un autoproclamé “self made man”.”Il a prévu d’écraser Fox News”, explique le site d’information Axios, notant que la rupture était consommée entre le 45e président des États-Unis et la chaîne conservatrice depuis le soir du 3 novembre. L’ancien média favori de Donald Trump a eu l’outrecuidance d’attribuer l’État clé de l’Arizona à Joe Biden avant les autres chaînes, provoquant la fureur du milliardaire.D’après le pure-player, le président pencherait pour un média en ligne sur abonnement, moins coûteux à mettre en place qu’une chaîne classique. Il capitaliserait sur les listings de ses supporters en leur proposant un abonnement mensuel rivalisant avec celui de la Fox, qui se situe autour de six dollars.L’ex-président pourrait également être tenté par une collaboration avec des réseaux télévisuels conservateurs plus établis, à l’image de One American News Network (OANN) ou Newsmax, que Donald Trump a préféré à Fox News dans les derniers mois de sa présidence.>> À lire aussi : One America News, la petite chaîne de désinformation qui nourrit les tweets de TrumpSes affaires battent de l’aileUne certitude cependant : Donald Trump va reprendre le contrôle de son entreprise familiale, laissée aux mains de ses enfants le temps de la présidence, la Trump Organization. Mais les quatre années de mandat Trump, marquées par des prises de positions extrêmes et les dernières semaines entachées par l’assaut du Capitole par ses fervents partisans, ont rendu périlleuses les affaires de la dynastie.Avant qu’il ne devienne président, “la marque Trump était très puissante”, souligne Melissa Aronczyk, professeure en communication à l’université de Rutgers, dans le New Jersey. “C’était une marque commerciale” à succès, “symbole du luxe”, de richesse et de réussite. Des hôtels luxueux aux propriétés immobilières huppées en passant par les parcours de golf, le nom Trump est omniprésent dans les entités de la Trump Organization, dont le siège se trouve dans la Trump Tower à New York, sur l’emblématique 5e Avenue.Mais cette ère est révolue. La marque Trump est désormais “toxique” car associée au chaos, au racisme, résume Tim Calkins, professeur de marketing à la Kellogg School of Management de l’université Northwestern, à l’AFP.Depuis les violences du Capitole, les mauvaises nouvelles se sont accumulées. De nombreuses entreprises ont coupé leurs liens ou pris leurs distances avec Donald Trump et sa holding familiale. Signature Bank a commencé à fermer des comptes du président, tandis que la Deutsche Bank ne veut plus faire affaire avec lui.Le championnat de golf PGA 2022 n’aura pas lieu au Trump National à Bedminster (New Jersey). Le Royal and Ancient Golf Club, l’instance dirigeante du golf mondial, a annoncé que le complexe Trump Turnberry en Écosse, où s’est déjà tenu plusieurs fois le British Open, n’accueillerait pas non plus de sitôt ce tournoi majeur dans le monde du golf.Le groupe n’étant pas coté en Bourse, les comptes ne sont pas rendus publics. D’après le magazine Forbes, l’empire Trump a généré des revenus de près de 2 milliards de dollars entre 2017 et 2019, mais traîinerait aujourd’hui une dette de quelque 400 millions de dollars.”Un minuscule pourcentage de ma fortune nette”, assurait Donald Trump en octobre dernier, selon le Washington Post.Et si la justice s’en mêle ?Enfin, c’est peut-être la justice qui pourrait sonner définitivement le glas des affaires de l’ancien président. L’horizon judiciaire apparaît comme particulièrement sombre et le 20 janvier, il est redevenu un justiciable américain comme un autre.Le rapport Mueller sur les liens du clan Trump avec la Russie n’avait, lui, débouché sur rien de concret exception faite d’une accusation d’obstruction à la justice, qui pourrait rebondir sans l’immunité de Donald TrumpPlusieurs charges de fraude fiscale existent également, que ce soit au niveau fédéral ou dans l’État de New York. Le 45e président des États-Unis pourrait aussi être poursuivi pour avoir enfreint les lois sur le financement de sa campagne. Son ancien avocat Michael Cohen avait été condamné à trois ans de prison pour cette raison pour son rôle dans l’affaire des paiements à l’ancienne actrice de porno, Stormy Daniels .D’autres affaires datant d’avant la présidence vont reprendre leur cours. Il est ainsi poursuivi pour diffamation par une femme qu’il a traitée de “menteuse” après que celle-ci l’a accusé de viol.Enfin, il reste à Donald Trump à affronter son deuxième procès en destitution. Il a été mis formellement en accusation par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, pour “incitation à l’insurrection” à la suite de l’attaque du Capitole. C’est désormais au Sénat de juger le président sortant.Pour que Trump soit reconnu coupable, le Sénat devra le condamner à une majorité des deux tiers. Mais démocrates et républicains pourront-ils s’unir contre l’ancien président ? Entre cette tache indélébile et une éventuelle inéligibilité, la procédure aurait le potentiel de tuer dans l’œuf tous les projets que nourrirait aujourd’hui Donald Trump depuis Mar-a-Lago.


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Author: Romain HOUEIX

Risque de pénurie de Carambar en raison d’un conflit social dans le Nord

Et si les Carambar disparaissaient momentanément des rayons des supermarchés ? Ce n’est pas une blague, mais bien la conséquence d’une dizaine de journées de débrayage entamées depuis la mi-novembre 2020 par une grande partie des 114 salariés de l’usine Carambar de Marcq-en-Baroeul, dans le Nord. « La semaine dernière, on devait sortir 120 tonnes de marchandises, on en a fait que 12, explique Fayçal Rahali, délégué SUD. Ralentir la production, c’est le seul levier qui nous reste face à la direction. »Début novembre, le groupe Carambar & Co (marques Lutti, Poulain, Krema, Michoko, Suchard, Malabar…) a annoncé le déménagement de l’usine vieillissante de Marcq-en-Baroeul à 8 kilomètres de là, dans le site Lutti, à Bondues, où travaillent déjà 300 salariés. Objectif de l’entreprise française, créée lors du rachat de la marque par la société d’investissement Eurazeo en 2017, améliorer la « compétitivité » du premier producteur de confiserie français. C’est à Bondues que sont notamment produits certains bonbons stars du marché français comme les Arlequin, Bubblizz ou Koala. Le PDG de Carambar & Co, Thierry Gaillard, a assuré aux représentants syndicaux que le déménagement et la fermeture de l’usine de la rue de la Chocolaterie se feraient sans suppressions d’emplois : 105 postes seront proposés à Bondues pour les 114 CDI salariés de Marcq, et 10 postes (pour les non ouvriers) en reclassement sur les cinq autres sites du groupe. « Nous allons perdre en moyenne 22 % de notre rémunération » « Le déménagement ne nous pose pas de problème, mais la perte de salaire, si ! Ils ferment l’usine, ils nous licencient, puis nous reprennent à Bondues en supprimant une partie de nos primes. Nous allons perdre en moyenne 22 % de notre rémunération, détaille David Poure, délégué FO, syndicat majoritaire dans l’usine marcquoise, construite en 1899, rue de la Chocolaterie. On a entrepris une médiation avec la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, qui a admis que ce n’était pas possible de nous baisser ainsi nos salaires. » Article réservé à nos abonnés Lire aussi Carambar & Co mise sur le made in France Le PDG a fait savoir que son groupe était sur un marché compliqué, concurrentiel, en déclin depuis deux ou trois ans. A La Voix du Nord, il a précisé : « Nous faisons des économies d’échelle en regroupant tout sur un même site. Rappelons-nous qu’en d’autres temps, d’autres actionnaires parlaient de délocalisation en Pologne ou en Turquie… » Les salariés mettent eux en avant le bon chiffre d’affaires de leur entreprise : 330 millions d’euros pour une production annuelle de Carambar de 7 500 tonnes, soit plus de 80 000 kilomètres de barres au caramel et cacao, ou aux fruits produits chaque année. Avec ses collègues réunis autour de pneus enflammés déposés devant l’entrée de l’usine marcquoise, Fayçal Rahali prévient : « On est prêts à faire des concessions, mais on gagne en moyenne 1 550 euros nets par mois, alors notre seule arme pour négocier, c’est de sortir le moins possible de Carambar, Michoko et Gom’s de l’usine. » L’approvisionnement en lait et graisse a été bloqué jusqu’à lundi par les grévistes. « A ce rythme, ajoute-t-il, il sera bientôt plus facile de trouver une PS5 que des Carambar… » Laurie Moniez(Lille, correspondante)

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Argentine : le plus grand dinosaure jamais découvert a-t-il été mis au jour ?

Le squelette n’est pas complet, mais les premiers éléments analysés laissent présager que les restes fossiles découverts en 2012 dans le sud-ouest de l’Argentine sont ceux du plus grand dinosaure jamais mis au jour, selon une étude publiée mercredi 20 janvier. « Ce qui a été trouvé jusqu’à présent sont les 24 premières vertèbres de la queue, des éléments de la ceinture pelvienne, de la ceinture pectorale », a déclaré Alejandro Otero, auteur principal de la première communication sur ce titanosaure, un groupe de dinosaures au long cou dont on trouve des représentants sur tous les continents, parue dans la revue scientifique Cretaceous Research.M. Otero a cependant expliqué que les os longs, tels que l’humérus ou le fémur, qui sont traditionnellement utilisés pour faire des estimations précises de la masse corporelle, n’avaient pas été extraits de la roche dans laquelle ils sont prisonniers. Mais selon les premières analyses, les os de ce sauropode géant de 98 millions d’années, datant du crétacé supérieur, seraient ainsi « 10 % à 20 % plus grands » que ceux du Patagotitan mayorum, le « Titan de Patagonie », le plus grand dinosaure connu à ce jour, a expliqué le chercheur à la division de paléontologie des vertébrés du Musée de La Plata, dans un rapport publié par l’Université nationale de La Matanza. Le spécimen a été localisé presque par hasard en 2012 au milieu de la vallée de la rivière Neuquén, le plus important cours d’eau de la Patagonie argentine, mais les travaux d’excavation n’ont commencé qu’en 2015. « C’est un beau spécimen car il est pratiquement articulé et nous avons plus de la moitié de la queue, beaucoup d’os de la hanche. Maintenant il est encore majoritairement enfoui dans la roche et nous en avons encore pour quelques années de fouilles », a déclaré José Luis Carballido, chercheur qui avait dirigé les études sur le Patagotitan mayorum. « Un spécimen presque complet » « Nous soupçonnons que le spécimen pourra être extrait complet ou presque complet. Tout dépendra de la façon dont les fouilles se poursuivront. Mais au-delà du fait qu’il soit le plus grand ou non, le fait qu’un dinosaure articulé apparaisse, un dinosaure de ces dimensions, est quelque chose d’extraordinaire », se réjouit Alberto Garrido, directeur du Musée des sciences naturelles de Zapala, dans la province de Neuquén. L’analyse anatomique effectuée « ne permet pas actuellement de le considérer comme une nouvelle espèce », explique les chercheurs dans le rapport, « mais la disparité morphologique et l’absence d’éléments équivalents par rapport aux fossiles contemporains nous empêchent également d’attribuer [les ossements] à des genres déjà connus », soulignent-ils. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Qu’est-ce qui subjugue tant chez les dinosaures ? Découvert en 2017, également en Argentine, le Patagotitan mayorum pesait environ 70 tonnes, soit dix éléphants d’Afrique, mesurait environ 40 mètres de long et avait un cou très long. L’Argentine compte de très nombreux fossiles issus des trois périodes de l’ère mésozoïque (secondaire) – le trias, le jurassique et le crétacé. Ils appartiennent à des animaux différents de ceux rencontrés dans l’hémisphère Nord. En Argentine, les gisements de fossiles de dinosaures les plus importants se trouvent en Patagonie (Sud), dans les régions de La Rioja et de San Juan (Ouest) et dans la province de Salta (Nord). Lire aussi En Argentine, un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années mis au jour Le Monde avec AFP

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FFF : Noël Le Graët candidat à la présidence pour un 4e mandat consécutif

À la tête de la Fédération Française de Football depuis 2011, Noël Le Graët n’est pas prêt de s’arrêter tout de suite. Le dirigeant breton, ancien président de l’En Avant Guingamp et de la Ligue de Football Professionnel, a annoncé ce jeudi, dans une lettre communiquée aux familles du foot, sa candidature à un 4e mandat consécutif à la présidence de la FFF.

L’actuel président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët, âgé de 79 ans, a officialisé jeudi sa candidature pour un quatrième mandat, dans un courrier aux familles du foot (clubs, ligues et districts, syndicats, Haute Autorité, etc…), que France tv sport a pu consulter.

“Après avoir largement consulté les acteurs du football français ces dernières semaines et les membres du Comité Exécutif de la FFF ce matin, j’ai décidé de solliciter le renouvellement de votre confiance, en vous présentant ma candidature à la présidence de notre Fédération”, écrit le dirigeant, à la tête de l’instance depuis 2011 et réélu en 2012 et 2017.

Avec AFP


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Violences sexuelles sur mineurs : « On m’avait parlé de prescription, j’étais prévenu mais je n’étais pas prêt »

Tribune. Ainsi la vie n’est pas carrée, pas plus qu’elle n’est ronde ou ovale.Ainsi la vie n’est pas ponctuelle. Ainsi la vie rejette les formes, les horloges, les rencards et les cadres. Et c’est le propre de chacun, pour chacun, se dépouiller, sans forme fixe, sans chiffre fixe, sans jour fixe, sans contours fixes. La vie parie sur tout et n’importe quoi. Je suis, de ce point de vue là comme vous, comme nous tous. Un été, sans prétention, un mois de juillet, tôt le matin, à la lumière du soleil naissant, le flou des contours s’est intensifié à chacun des gestes d’un homme sur ma peau d’enfant. Je l’ai déjà dit. Je n’en ai plus parlé depuis. Le flou encore plus flou Rien à ajouter qui ne mérite vraiment d’être ajouté. Les détails sont bons pour les pourceaux, gourmands et désastreux. Le flou est devenu encore plus flou, jusqu’à se confondre avec moi-même, ingéré par le rêve de survivre. Pendant exactement dix-neuf ans, je suis resté assis sur ce secret, ce silence. Que j’appellerai plus tard, pour moi-même, l’enfouissement. Pas un mot, pas même la conscience avouée des faits, l’enfant qui boite, l’adolescent qui tangue, l’adulte qui gémit sans savoir, en cherchant, sans comprendre, essoufflé. A errer sans but déterminé. Pris au piège, immobilisé, empêché. Réduit à mes peurs. Une flèche invisible fichée en pleine cuisse, une plaie aveugle. Dix-neuf ans et puis revient. Revient, par le mystère des mémoires engloutis renaissantes, des images, quelques couleurs bien pales. Il faut raconter en espérant être cru et entendu. Parler très peu, ne pas aller trop vite, se soigner, ingurgiter des choses, passer pas des cases peu envieuses, en des lieux où l’on enferme, pour son bien à soi, aux autres. S’accrocher pour rester fidèles aux souvenirs retrouvés et à ce que l’on a essayé de bâtir. Aimer tant bien que mal. Passé un certain temps le seul problème c’est de tenir, tenir chaque jour. Guère plus. Et puis dans le saccage arrivent soudain des formes fixes. Un jour, un chiffre, et une loi. Il en faut. J’en suis encore incapable C’était un 19 juin, c’était trop tard. trente-huit ans et un jour. Une forme fixe soudaine, définitive. Cela s’appelle prescription. Dans le paysage, voilà qui détonne. On m’avait parlé de prescription déjà, j’étais prévenu mais je n’étais pas prêt. Tout bonnement. Je n’ai pas eu la force, pas eu le courage non plus, d’affronter ce passé dont je ne parvenais déjà pas à régler la facture tout à fait. Je ne pouvais pas m’engager dans un commissariat et dans une procédure. J’en suis encore incapable. Jugez-moi pour cela si vous voulez. Il vous reste 54.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

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Stations de ski : le gouvernement confirme que les remontées mécaniques ne rouvriront pas le 1er février

A Isola 2000, le 18 janvier 2021. ERIC GAILLARD / REUTERSCe n’est pas vraiment une surprise, mais la nouvelle risque d’être dure à accepter pour les professionnels du secteur. Les remontées mécaniques des stations de ski « ne rouvriront pas le 1er février » et le secteur s’oriente vers « une saison blanche », a annoncé le secrétaire d’Etat chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, mercredi 20 janvier, quelques heures après un conseil de défense consacré à la situation sanitaire, qui ne s’améliore pas.En effet « une réouverture mi ou fin février paraît hautement improbable », a-t-il affirmé à la presse, à la suite d’une réunion en visioconférence avec les acteurs de la montagne, qui espéraient cette réouverture « pour assurer la survie de l’écosystème montagne » et « limiter l’impact social » sur un secteur qui représente entre 250 000 et 400 000 emplois directs et indirects. Le premier ministre, Jean Castex, recevra dans les jours qui viennent les acteurs de la montagne afin de « finaliser les mesures de soutien économique » qui permettront de renforcer l’accompagnement des entreprises touchées par cette fermeture prolongée, a annoncé M. Lemoyne. « Les canons à neige ne vont pas fonctionner, les canons à indemnisation doivent être au rendez-vous », a déclaré le secrétaire d’Etat au tourisme. Faute de remontées mécaniques, les taux d’occupation des stations de ski se sont déjà effondrés à « 20 ou 30 % » au maximum, « contre 95 % d’ordinaire » lors des vacances de Noël qui devaient marquer le démarrage de la saison, a souligné M. Lemoyne. « Hélas, on s’oriente vers une saison blanche » désormais, car le mois de février représente l’essentiel de la saison pour ce secteur, a-t-il ajouté. Colère et résignation Du côté des acteurs de la montagne, très mobilisés ces derniers jours pour obtenir une décision de réouverture, la colère se mêlait mercredi soir à la résignation. Cette décision est d’« une tristesse absolue », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Alexandre Maulin, le président de Domaines skiables de France, qui ne croit pas à une ouverture en fin de saison. « On avait placé nos tout derniers espoirs dans le fait de faire février » et « on vient de prendre un coup de massue dans la gueule », dit-il. « Maintenant, il va falloir assumer la parole du président “quoi qu’il en coûte” et qu’on sauve tous les acteurs du secteur… tous ! Il va falloir qu’on se serre les coudes. » Fabrice Boutet, le directeur général de Sata Group, qui gère les grandes stations des Deux Alpes et de l’Alpe d’Huez (Isère), a immédiatement fait part de sa « colère ». « C’est terrible », a-t-il estimé, en particulier pour les saisonniers. « Il y a toute une génération qui ne travaille pas, qui perd le sens, la valeur du travail. » Selon lui, le gouvernement « n’ose pas dire que c’est terminé » alors que « ce serait un gouffre total d’ouvrir au 15 mars ». En raison de l’ampleur des enjeux pour l’industrie touristique de la montagne, les appels à la réouverture s’étaient multipliés ces derniers jours. Henri Giscard d’Estaing, président-directeur général du Club Med, exhortait dans l’hebdomadaire Le Journal du dimanche du 17 janvier à « sauver la montagne ». Lundi, le nouveau Collectif des entreprises de la montagne avait demandé la réouverture des remontées pour le 30 janvier et l’augmentation des aides « pour assurer la survie de l’écosystème montagne » et « limiter l’impact social ». Selon les professionnels, la non-réouverture aurait des conséquences à long terme : arrêt des investissements, départ de grands hébergeurs, chute du revenu des collectivités, casse des fournisseurs… et disparition de nombreux emplois. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Industrie du ski : entre les montagnards et le gouvernement, deux mois d’un dialogue de sourds Le Monde avec AFP

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Le gouvernement confirme que les remontées mécaniques ne rouvriront pas le 1er février

A Isola 2000, le 18 janvier 2021. ERIC GAILLARD / REUTERSCe n’est pas vraiment une surprise, mais la nouvelle risque d’être dure à accepter pour les professionnels du secteur. Les remontées mécaniques des stations de ski « ne rouvriront pas le 1er février » et le secteur s’oriente vers « une saison blanche », a annoncé le secrétaire d’Etat chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, mercredi 20 janvier, quelques heures après un conseil de défense consacré à la situation sanitaire, qui ne s’améliore pas.En effet « une réouverture mi ou fin février paraît hautement improbable », a-t-il affirmé à la presse, à la suite d’une réunion en visioconférence avec les acteurs de la montagne, qui espéraient cette réouverture « pour assurer la survie de l’écosystème montagne » et « limiter l’impact social » sur un secteur qui représente entre 250 000 et 400 000 emplois directs et indirects. Le premier ministre, Jean Castex, recevra dans les jours qui viennent les acteurs de la montagne afin de « finaliser les mesures de soutien économique » qui permettront de renforcer l’accompagnement des entreprises touchées par cette fermeture prolongée, a annoncé M. Lemoyne. « Les canons à neige ne vont pas fonctionner, les canons à indemnisation doivent être au rendez-vous », a déclaré le secrétaire d’Etat au tourisme. « Vers une saison blanche » Faute de remontées mécaniques, les taux d’occupation des stations de ski se sont déjà effondrés à « 20 ou 30 % » au maximum, « contre 95 % d’ordinaire » lors des vacances de Noël qui devaient marquer le démarrage de la saison, a souligné M. Lemoyne. « Hélas, on s’oriente vers une saison blanche » désormais, car le mois de février représente l’essentiel de la saison pour ce secteur, a-t-il ajouté. En raison de l’ampleur des enjeux pour l’industrie touristique de la montagne, les appels à la réouverture s’étaient multipliés ces derniers jours. Henri Giscard d’Estaing, président-directeur général du Club Med, exhortait dans l’hebdomadaire Le Journal du dimanche du 17 janvier à « sauver la montagne ». Lundi, le nouveau Collectif des entreprises de la montagne avait demandé la réouverture des remontées pour le 30 janvier et l’augmentation des aides « pour assurer la survie de l’écosystème montagne » et « limiter l’impact social ». Selon les professionnels, la non-réouverture aurait des conséquences à long terme : arrêt des investissements, départ de grands hébergeurs, chute du revenu des collectivités, casse des fournisseurs… et disparition de nombreux emplois. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Industrie du ski : entre les montagnards et le gouvernement, deux mois d’un dialogue de sourds Le Monde avec AFP

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