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Forces françaises au Mali : les observateurs divisés entre un maintien et une révision des accords militaires

Des organisations de la société civile annoncent une manifestation ce mercredi 20 janvier pour demander le départ des soldats français du Mali. Elles accusent la France d’atiser la crise sécuritaire qui sévit dans le centre du pays. Pourtant des spécialistes des questions sécuritaires préviennent que l’armée malienne seule ne peut pas faire face aux groupes terroristes. Mais pour certains politologues, il faut revoir les accords militaires entre les deux pays.

Parmi les organisateurs de cette manifestation, figurent des membres du Conseil national de transition (CNT). Selon eux, le Mali est victime d’un complot ourdi par la France. Le Président du CNT a invité les organisateurs du mouvement à cesser de s’en prendre à la France et à son armée. Toutefois, les manifestants se disent déterminés à tenir leur rassemblement ce mercredi 20 janvier, date anniversaire du départ du dernier soldat français du territoire malien en 1961.

Pour le sociologue Aly Tounkara, le départ de l’armée française n’est pas une solution à la crise malienne. Au contraire, le directeur du Centre d’études stratégiques et de sécurité au Sahel pense que cela risque de détériorer la situation sécuritaire faute d’alternative. « Naturellement un tel départ prématuré pourrait avoir des conséquences fallacieuses. L’armée et l’élite politique malienne aujourd’hui n’ont pas une alternative à court terme qui peut compenser l’absence de l’armée française sur le territoire ». L‘unversitaire ajoute que « beaucoup de ces contestataires ne savent pas ou ignoreraient le mandat et les modalités d’intervention de l’armée française dans le sahel en général et au Mali en particulier ».

Cet appel à manifester pour le départ de la Force française du Mali n’est le premier du genre. Plusieurs mouvements contre la présece française au Mali ont déjà été organisés en 2019. Le politologue Boubacar Bocoum comprend cette demande insistante de certains Maliens en faveur du retrait des forces françaises du Mali. Selon lui, elle s’explique par «l’ambiguïté» de la position de la France dans le pays. « Les Maliens ont du mal à comprendre que malgré la présence des Nations-Unies, avec tous les soldats que nous avons et toute l’armada que nous voyons circuler tous les jours dans nos rues et dire qu’il n’y a pas de sécurité. Boubacar Boucoum estime qu’il faut revoir les accords bilatéraux entre la France et le Mali»« Aujourd’hui en réalité il s’agit d’amener l’État du Mali à aller vers la révision du chapitre 07 et du chapitre 09 des Nations-Unies. La mission de Barkhane doit changer de posture » soutient-il

En attendant les organisateurs de la manifestation de ce mercredi annoncent la participation de plusieurs organisations de la société civile, des partis politiques, des membres de la diaspora ainsi que des gilets jaunes de France. Reste à savoir si le rassemblement sera autorisé par les autorités.

La présence des forces françaises alimente aussi la polémique dans les régions. A Tombouctou certains habitants estiment que ces forces ont été incapables de rétablir la sécurité au Nord du pays depuis leur arrivée en 2013. D’autres, en revanche, affirment que sans leur présence, toute cette partie du pays serait toujours contrôlée par les groupes djihadistes .

Source: studiotamani


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Author: bamada.net

En Bosnie, une inhumaine route migratoire

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Publié aujourd’hui à 14h00

Les années passent et, autour de Bihac, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, sur l’axe de la principale route migratoire à travers les Balkans, la situation continue de se détériorer, hiver après hiver. Au drame humanitaire s’ajoutent les violences et les violations des droits humains orchestrées par des Etats membres de l’Union européenne (UE). Recroquevillé devant un poêle à bois dans l’usine désaffectée Krajinametal, Aslan raconte en tremblant de froid qu’il en est à sa dix-huitième tentative de passage vers l’UE. Pour cet Afghan de 17 ans, le « game » comme l’appellent les migrants, le « jeu » qui consiste à tenter de traverser la frontière croate, est presque devenu une routine : cela fait deux ans qu’il est sur la route d’Afghanistan vers l’Europe, et sept mois qu’il est arrivé en Bosnie.

Des migrants afghans, dans un squat, à Bihac, en Bosnie-Herzégovine, par moins 10 degrés, le 14 janvier.
Un migrant afghan prie dans une ancienne usine métallurgique abandonnée qui sert d’abri à plus d’une centaine de migrants, le 14 janvier.

Lors de sa dernière tentative, bien que rompu à la dureté et aux désillusions du voyage, Aslan a eu pourtant une surprise de taille. Ce jour-là, le groupe de vingt-six voyageurs parvient à éviter la police croate qui patrouille à la frontière, appuyée par des unités anonymes que les migrants surnomment « les cagoules », des hommes masqués vêtus d’un uniforme noir et responsables des pires violences commises à leur encontre. Lors de ses précédentes tentatives, Aslan a lui aussi vécu ce que les organisations de défense des droits humains et les médias ont documenté à propos de la protection de la frontière de l’UE par la Croatie : fréquents coups et blessures ; vols systématiques de l’argent et des téléphones, parfois des chaussures et des vêtements ; et renvoi illégal, sans possibilité de s’enregistrer comme réfugié ni de demander l’asile, vers la Bosnie.

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Ce jour-là donc, Aslan et ses compagnons de voyage évitent tant les patrouilles à la frontière que les contrôles dans les villes croates. Ils marchent dix-sept jours à travers la Croatie, puis la Slovénie, et parviennent à Trieste, en Italie. Pour ces migrants, quelle que soit leur destination finale en Europe, l’Italie est le premier pays où ils ont a priori la garantie d’être enregistrés comme réfugiés et de voir leur dossier étudié. Quitte, pour beaucoup, à reprendre immédiatement la route vers le pays où ils rêvent d’aller.

Aslan, un mineur afghan de 17 ans, a été refoulé vers la Bosnie par la police de Trieste (Italie) via la Slovénie et la Croatie, après avoir marché pendant dix-huit jours.

Arrivé à Trieste, l’adolescent appelle chez lui, en Afghanistan. Après deux années de voyage et tant d’épreuves, sa famille se réjouit : Aslan est enfin parvenu jusqu’à un pays de l’UE d’où il ne peut a priori pas être expulsé. Orphelin d’un père soldat exécuté par les talibans, Aslan est l’aîné d’une fratrie de cinq enfants. Outre que les talibans menaçaient de le tuer à son tour si elle ne leur cédait pas ses terres, la famille espère qu’il trouvera un travail en Europe et subviendra à ses besoins.

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Mali : Mobilisation contre la présence de la France au Mali: Le CNT se désolidarise de la demande de départ des forces françaises formulée par certains de ses membres

CNT-Malick-DiawDes organisations, au sein desquelles militent certains membres de l’organe législatif, projettent un rassemblement, mercredi, pour réclamer le retrait des forces françaises du Mali. Le Conseil National de Transition (CNT), à travers son président, se désolidarise des « déclarations tendant à décrier la présence militaire française au Mali ».

Depuis le Sommet de clarification entre les Chefs d’État des pays du Sahel et le président français, Emmanuel Macron, tenu en 2019, à Pau, en France, il y a eu très peu de manifestations contre la présence militaire française sur le continent africain. Les présidents des 5 pays du Sahel avaient demandé « la poursuite, voire le renforcement des opérations militaires françaises ». Ce qui avait conduit à une accalmie, mais, après le renversement du régime IBK, le mouvement » Yéréwolo, debout sur les Remparts » appelle à une mobilisation pour le 20 janvier, jour anniversaire de la création de l’Armée malienne. Au sein de cette plateforme milite l’actuel membre du CNT, Adama Ben Diarra alias »Ben le Cerveau ». Ce dernier est appuyé par d’autres membres du CNT et des ex-députés, dont Moussa Diarra.

Le CNT s’est, par la voix de Malick Diaw, son président, désolidarisé de cette demande de départ des forces françaises. « Les déclarations [au sujet du départ des troupes françaises] n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs », a affirmé le n°2 du CNSP, qui a renversé IBK, en août 2020. Cette demande intervient, selon lui, « au moment où notre pays aspire à la paix et à la stabilité ». Il réaffirme le soutien et la disponibilité du CNT à l’endroit de tous les partenaires œuvrant aux côtés du Mali dans la lutte antiterroriste.

Malick Diaw exhorte les membres du CNT à se focaliser exclusivement sur la mission qui leur est dévolue et d’éviter d’user de leur titre pour d’autres motifs que l’exercice de leur mandat.

«Un communiqué attentatoire à la liberté d’expression»

Aboubacar Sidick Fomba, un autre membre du CNT, a aussitôt réagi à ce communiqué de Malick Diaw, que son parti qualifie d’ « attentatoire à la liberté d’expression ». L’ADEPM, que préside Fomba rappelle que « les membres du CNT ont même le droit de demander et de voter des lois pour résilier des traités, a fortiori les dénoncer, conformément à la Constitution et la Charte de Transition ». Ce parti estime que le communiqué de Malick Diaw viole le règlement intérieur du CNT, le décret de nomination et la Constitution de février 1992. De plus, poursuit le parti, « les clauses de la présence des forces françaises au Mali autorisent les dénonciations et les protestations du peuple malien, qui paye ses impôts pour la prise en charge de ces forces ». L’ADEPM souligne que le président du CNT pouvait laisser le soin au gouvernement d’interdire la manifestation pour des motifs multiformes. Elle juge, à cet effet, que Malick Diaw est mal conseillé avec cette intention manifeste de compromettre la liberté d’expression et la prise en otage du titre de représentants du peuple qui est conféré aux membres du CNT. Elle admet, néanmoins, que « le titre de membre de CNT ne peut aucunement engager le CNT ».

Pour la manifestation prévue ce mercredi, le panafricaniste franco-béninois, Kemi Séba, est arrivé dans la capitale malienne. Certains éléments, présentés comme membres du groupe français « gilet jaune », sont également présents à Bamako pour cette énième mobilisation contre la présence militaire de la France au Mali.

Moussa Sayon CAMARA

Source : l’Indépendant



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Author: Mamadou Makadji

Mali : Tentative de museler les membres DU CNT : Malick Diaw rappelé à l’ordre

Plusieurs responsables de mouvements et organisations ont prévu d’organiser le 20 janvier 2021, un meeting pour demander le départ de Barkhane du Mali. Parmi eux, figurent des membres du Conseil national de transition (CNT). En attendant le jour « J », le président du CNT, Malick Diaw et Aboubacar Sidick Fomba, membre du CNT, président du parti ADEPM, se livrent en spectacle.

Dans un communiqué le président du CNT, le colonel Malick Diaw dit s’être désolidarisé de la manifestation pour l’organisation de laquelle, militent certains membres du CNT. Et, d’ajouter que son institution  « réaffirme  le soutien et la disponibilité  à l’endroit de tous les partenaires qui œuvrent aux côtés du Mali dans la lutte antiterroriste… ». Et de rappeler aux membres du CNT « les dispositions de l’article 92 du règlement intérieur interdisant  d’user de leur titre pour d’autres  motifs que pour l’exercice de leur mandat ».

Comme une réponse du berger à la bergère, Aboubacar Sidick Fomba, président du parti ADEPM, membre du CNT et connu pour ses prises de position contre l’intervention française au Mali, a réagit au communiqué du président du CNT. Pour M. Fomba, Malick Diaw outrepasse ses prérogatives. Selon lui, « un tel communiqué n’est pas du rôle du CNT et est attentatoire à la liberté d’expression ».

Aboubacar Fomba fait même un rappel des textes au président du CNT. Selon lui,  « conformément à la Constitution et à la Charte de transition, les membres du CNT ont même le droit de demander et de voter des lois pour résilier ces traités à fortiori dénoncer ».

Si Malick Diaw ignore les textes du CNT, M. Fomba a décidé de lui faire savoir que son « communiqué viole non seulement le règlement intérieur du CNT mais aussi le décret de nomination. Il viole également la Constitution de février 1992 ».

Et de préciser «  que les clauses de la légitime défense qui constituent  la base juridique de la présence des forces françaises au Mali, autorisent les dénonciations et les protestations  du peuple malien qui paye ses impôts pour la prise en charge et du gouvernement et de ces forces ».

Et d’être plus explicite « aucune disposition de la Charte, de la Constitution et du règlement intérieur du CNT n’interdit aux membres du CNT la liberté d’expression au sein du CNT et en dehors du CNT ».

Drissa Sangaré

Source : Arc en Ciel


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Author: Adam Mallé

Une pétition demande une prime de 100€ pour tous les retraités

Depuis novembre dernier, neuf organisations nationales ont lancé une pétition s’adressant au président de la République. Le but : demander une aide exceptionnelle de 100 euros pour tous les retraités.

Avec plus de 46 000 personnes qui ont déjà signé, l’idée a commencé à faire son chemin : en effet, depuis le mois de novembre 2020, neuf organisations nationales dont la CGT retraités, l’UCR (Union confédérale des retraités) et la FSU (Fédération syndicale unitaire) ont souhaité voir émerger « un plan de relance du pouvoir d’achat des retraités », rapporte Capital.

Pour ce faire, ils ont créé une pétition s’adressant au président de la République, pour demander un coup de pouce exceptionnel de 100 euros pour tous les retraités, ainsi qu’une indexation des pensions sur les salaires.

Bien qu’ils admettent que la retraite de base a été revalorisée par rapport à l’inflation cette année, ce qui n’avait pas été le cas en 2020, cette augmentation de 0,4 % est néanmoins jugée insuffisante « par rapport à l’évolution des biens et des services », souligne Didier Hotte, secrétaire général adjoint de l’UCR de Force ouvrière, rapporte 20 Minutes.

Concernant l’indexation des pensions sur les salaires, Jean-Pierre Floret, de la CGT retraités, a précisé : « Entre le 1er juin 2008 et le 31 décembre 2019, les pensions ont augmenté de 8,8 % alors que, pendant la même période, les prix ont grimpé de 12,93 %, le Smic de 20 % et le salaire moyen de 22 %. » C’est donc pour cela que les neuf organisations réclament cette indexation.

À noter que selon un sondage OpinionWay, en date de septembre 2020, 49 % des personnes âgées de 70 ans et plus estiment avoir des difficultés financières. Cependant, en raison de la situation sanitaire actuelle, aucune de ces personnes n’envisagent pour l’instant de faire entendre leurs revendications dans la rue. Toutes espèrent donc que le message passera via la pétition.

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Author: Léonard Plantain

RDC : le “RECIC” sensibilise les animateurs de la société civile sur l’implication de Dan Gertler dans les affaires liées à la Corruption

Le Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC), l’une des organisations membres de la campagne “Congo n’est pas à vendre” (CNPAV), a sensibilisé, ce vendredi 15 janvier à Kinshasa, les animateurs de plusieurs organisations de la société civile sur l’implication de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler dans les dossiers de corruption du secteur minier et pétrolier de la RDC.

Emmanuel Umpula, membre du Conseil d’administration de Resource Matters, a fait voir aux animateurs des organisations de la société civile membres du CNPAV que Dan Gertler est à la base du pillage des ressources de la RDC. A l’en croire, l’argent dilapidé par Dan Gertler aurait pu servir à financer la gratuité de l’éducation de base.

“Dan Gertler contrôle le secteur minier congolais. Arrivé en 1998, il est devenu riche au Congo. Il touche 240 000 dollars par jour comme royalties. Cet argent devrait être payé à la Gécamines. Dan Gertler se fait beaucoup d’argent alors que les congolais n’ont même pas accès aux soins médicaux dans plusieurs endroits du pays. Il prend calmement de l’argent qu’on pouvait affecter à la gratuité de l’éducation. Il a pris la zone maritime congolaise à 500 milles USD. Son ombre plane sur toutes les sociétés minières du pays”, a dit Emmanuel Umpula. 

Pour ce dernier, le projet YABISO initié par Dan Gertler n’est pas salvateur car issu des malversations financières. Il en appelle le peuple congolais à la vigilance.

“Dan Gertler a reçu à corrompre plusieurs personnes en RDC. On doit d’abord commence par retracer l’origine de l’argent de Dan Gertler. On doit étudier comment les sociétés lié à ce monsieur gagnent de l’argent. Dan Gertler gagne ce qui revient à la Gécamines. Le projet YABISO ne respecte pas le droit congolais”, a-t-il ajouté.

Pour sa part, Jimmy Kande, coordonnateur pays du Réseau Panafricain de lutte contre la corruption (UNIS), l’un des intervenants à cette activité, a rappelé aux participants l’importance de lutter contre la corruption pour favoriser le développement de la RDC.

Les participants à cet échange, révoltés, ont promis de manifester pour appeler les dirigeants et la justice du pays à s’imprégner le dossier Gertler.

“On nous a parlé des pillages économiques qui ont lieu à l’Est de la RDC. Nous avons appris que Dan Gertler a pris le contrôle des minerais à son propre intérêt. Nous comptons faire une large diffusion sur terrain pour dénoncer les pratiques de Dan Gertler. Nous comptons qu’avec l’arrivée du nouveau régime, les choses peuvent changer”, a déclaré un membre de la société à la fin de cet échange.

Parmi les organisations qui ont pris part à cette activité, il y a notamment : le RECIC, OCIDEC, UNIS, Resource Matters, les Amis de Nelson Mandela, etc.

Jordan MAYENIKINI


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Author: Patient

Mali : Lutte contre la corruption : la POSLC entre en action

femme-materialisme-fille-argent-corruptionLe jeudi 07 janvier 2021 a eu lieu le lancement officiel de la Plateforme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption (POSLC). C’était à l’occasion d’un point de presse tenu au siège de la Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM).

C’est à travers cette plateforme que des organisations syndicales entendent jouer pleinement leur partition dans la lutte contre la corruption aux côtés des autorités de la transition. Il s’agit de la Confédération syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), de la Centrale démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM), de la Confédération malienne des Travailleurs (CMT), de la Coordination des Comités syndicaux de la DAF, de la Primature et des DFM, DRH et CPS des départements ministériels, du Syndicat autonome des Administrateurs civils (SYNAC), du Syndicat autonome des greffiers et secrétaires de Greffe et Parquet (SYNAG), du Syndicat libre des Travailleurs des Affaires étrangères (SYLTAE), du Syndicat libre des Travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) et enfin du Syndicat national des Travailleurs des Collectivités territoriales (SYNTRACT).

Dans une déclaration, le président de la plateforme, Issa Synayogo estime que la corruption a atteint un niveau qui interpelle tous les citoyens causant ainsi la déperdition des ressources publiques limite, voire annihile la satisfaction des services sociaux de base. « Le népotisme, le clientélisme, le favoritisme affectent considérablement le recrutement, la promotion et la valorisation des ressources humaines entraînant une détérioration de la qualité du service public rendu aux citoyens ; la persistance de l’impunité favorisent l’enrichissement illicite des agents publics. Cette situation doit interpeller toutes les composantes de la société, notamment la société civile dont les membres payent un lourd tribut. Mieux, tous les instruments juridiques internationaux pertinents en matière de lutte contre la corruption que le Mali a ratifiés favorisent la participation de la société civile à la prévention et à la lutte contre ce fléau », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, a-t-il avancé, étant un pilier essentiel de la société civile, les syndicats se doivent de s’organiser pour jouer pleinement leur partition dans ce combat noble contre la corruption et les infractions assimilées. Ainsi le président de la POSLC appelle les syndiqués à l’union sacrée, à l’action tout en mettant les égaux de côté. « C’est souvent ça le problème, souvent les organisations sont confrontées à cela et c’est très mauvais pour l’avancement. Aujourd’hui, nous voulons contribuer aux changements de comportement à tous les niveaux. Pour cela nous allons aussi faire la promotion de la bonne gouvernance et de beaucoup collaborer avec les structures de contrôle », a-t-il précisé.

Créée en 2020, la plateforme a, selon ses responsables, mis en place sa charte le 08 juillet 2020, son bureau le 29 juillet 2020 et a obtenu son récépissé le 30 décembre 2020. Elle vient donc d’être officiellement lancée et est prête pour toutes les actions de lutte contre la corruption, gage de développement économique du pays et d’égalité de chance pour les travailleurs du Mali.

Amadou Kodio

Source: Ziré


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Author: Mamadou Makadji

Détention de journaliste: les faîtières plaident pour la liberté provisoire

Les responsables des organisations faîtières de la presse ont organisé ce mardi 12 janvier 2021 un point de presse, à la Maison de presse. Au présidium, on notait la présence de Modibo FOFANA, Président de l’Association de la Presse en Ligne (APPEL-Mali), de Bandiougou DANTE, Président de l’Union des Radios et télévisions libres du Mali (URTEL) et de Bassidiki TOURE, Président de l’ASSEP. C’est le porte-parole, Bandiougou DANTE qui animé le point de presse.

Le but de ce point de presse, selon les initiateurs, était de faire le compte-rendu des échanges avec le ministre de la Communication sur certaines situations que connaît la presse, d’évoquer les rencontres avec les structures qui apportent leur soutien à la presse en cette période difficile qu’elle traverse et couper court aux amalgames sur les cas des confrères détenus.
S’agissant de la rencontre des organisations faîtières de la presse avec le ministre de la Communication, Bandiougou DANTE, Président de l’URTEL et également porte-parole des faîtières de la presse a fait savoir qu’ils étaient partis évoquer au ministre de la Communication un certain nombre de problèmes relatifs à des ‘’arrestations extrajudiciaires’’ dont sont victimes des membres de la presse. Pour le porte-parole des faîtières, cette rencontre avec le ministre de tutelle ne visait nullement à interférer dans une procédure judiciaire en cours, mais s’inscrivait plutôt dans la prise en compte du rôle que pourrait jouer l’administration dans la gestion de certaines situations avant judiciarisation. Il a informé que la presse n’a reçu aucun appui de l’État.
Le porte-parole, M. DANTE a ajouté que les faîtières de la presse ont sollicité du ministre d’accorder aux entreprises de presse une aide indirecte ne serait-ce qu’en réduisant les factures d’électricité, de connexion internet et de respecter les textes par l’abandon pur et simple de la TVA.
Par ailleurs, le conférencier a informé qu’une délégation du M5-RFP a été reçue le lundi dernier, à la Maison de la presse, par les faîtières de la presse. Selon le Président de l’URTEL, dans un communiqué, le M5-RFP avait dénoncé des ‘’arrestations extrajudiciaires’’, des menaces sur la liberté de la presse et la liberté d’expression. Les échanges avec le M5-RFP ont permis aux faîtières de la presse d’uniformiser les points de vue sur un certain nombre de sujets. « Nous avons convenu avec le M5-RFP, de tout mettre en œuvre pour demander le retrait de la circulaire qui procède à une restriction des libertés, document, qui dans sa pratique commence à devenir liberticide ».
Concernant les cas des confrères détenus, le porte-parole, Bandiougou DANTE a révélé que des gens créent l’amalgame souvent par manque d’information ou par manifestation de mauvaise foi par rapport aux démarches des responsables des faîtières de la presse. Pour lui, les cas actuels sont ceux de Ras-Bath, Seydou Oumar TRAORE et Adama DIARRA dit Vieux blen qui sont d’ailleurs différents.
Il a expliqué que Vieux blen et de Seydou Oumar TRAORE ont été poursuivis à la suite d’une plainte introduite par les syndicats des magistrats.
Par contre, selon DANTE, le nommé Mohamed Youssouf BATHILY dit Ras-Bath a été enlevé à son domicile et conduit vers une destination inconnue.
Malgré tout, les responsables des faîtières de la presse sont toujours et resteront toujours aux côtés de leurs confrères. Beaucoup de démarches avaient été faites pour qu’ils aient une liberté provisoire, a informé M. DANTE qui n’a pas donné de détails sur les contacts entre les syndicats des magistrats et les responsables des faîtières de la presse, un an avant l’interpellation de ces deux confrères. «Depuis leur arrestation, les faîtières n’ont rompu en aucun moment des échanges avec les syndicats des magistrats. Nous demandons la liberté provisoire des détenus », a-t-il plaidé.

PAR SABA BALLO

Source : INFO-MATIN


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Author: bamada.net

Point de presse des organisations faitières de la presse : « Personne ne gagne dans la division », dixit M. Bandiougou Dante, président de l’URLTEL.

Les présidents des organisations faîtières de la presse ont organisé un point de presse ce mardi 12 janvier 2021 pour faire une restitution de leur dernière rencontre avec le gouvernement et apporter aussi un éclaircissement sur l’amalgame faite entre les cas des journalistes détenus.

Au cours de ce point de presse tenue dans la salle de conférence de la maison de la presse, le porte-parole des organisations faitières de la presse et non moins président de l’URTEL Bandiougou Danté, est revenu sur les sujets qui ont été au menu de l’échange avec le ministre de la communication. Il s’agit entre autres de l’interpellation extrajudiciaire d’un membre de la presse, qui depuis a été judiciairement, et de la subventionnelle annuelle dédiée à la presse qui ne tombe plus depuis 2019. Avec le ministre, il a également été question d’un allègement fiscale, notamment des exonérations au niveau de certaines taxes ou encore une baisse des frais d’internet, pour les médias afin que ceux-ci puissent supporter les difficultés provoquées par la crise sanitaire.

En attendant une suite favorable à la suite de cette rencontre avec le ministre, qui ne leur est pas encore revenu même s’il avait promis de le faire en 24h, les responsables des organisations faitières de la presse ont tenu à éclaircir les choses par rapport à la situation des journalistes détenus, notamment les cas Seydou O. Traore et Vieux Blen et celui de Ras Bath.

Les présidents des organisations faitières ont expliqué que les deux premiers ont été interpellés et incarcérés à la suite d’une plainte conformément aux règles en vigueur dans notre pays même si cela n’a pas empêché la presse d’être à leurs côtés jusqu’à nos jours. Et, le président Danté et ses collègues leaders de la presse ont réitéré leur appel au pardon et à la clémence de la part des magistrats pour que les deux journalistes puissent recouvrer au moins une liberté provisoire.

Pour le cas Ras Bath, ils ont indiqué que c’est la liberté d’expression dans sa généralité et celle de la presse en particulier qui se retrouve menacée. Car, expliquent-ils, son arrestation s’apparentait plus à un enlèvement avant sa judiciarisation, et ce, quelques heures après la publication d’une circulaire liberticide autorisant les gouverneurs, préfets et sous-préfets à contrôler les activités de la presse.

Avant de clore le point de presse, M. Danté a appelé les autorités de la transition à faire attention à des actes qui peuvent diviser les maliens. Car, ajoute-t-il, personne ne gagne dans la division. Et le fait de taxer certains de mauvais citoyens à cause de leur opinion ou à accuser des journalistes de comploteurs dans l’exercice de leur fonction, à travers des publications anonymes, sont parmi ces actes nuisibles à l’unité nationale, dont a besoin une transition, en occurrence celle du Mali.

S.Guindo, stagiaire

SourceMalijet


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Author: bamada.net

Mali : DR ABOUBACAR SIDICK FOMBA, PRÉSIDENT DU PARTI ADEPM, PORTE-PAROLE DES FPR-MALI : ‘’Demander le départ des forces étrangères françaises au Mali doit être perçu comme une dénonciation patriotique…’’

Le président de l’ADEPM, Dr Aboubacar Sidiki Fomba
Le président de l’ADEPM, Dr Aboubacar Sidiki Fomba

Depuis un certain temps des organisations de la société civile malienne réclament le départ des troupes françaises du sol malien. Le président de l’Alliance Démocratique du Peuple Malien (ADEPM),  membre du Conseil National de Transition, Dr Aboubacar Sidick Fomba s’est prononcé sur cette question qui suscite des interrogations.

Dans cette  affaire de départ des troupes françaises du sol malien, les questions suivantes reviennent à plusieurs reprises : A elles seules, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont-elles les capacités nécessaires pour sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national ?  Les  Forces Armées Maliennes (FAMa) sont-elles suffisantes pour occuper l’ensemble du territoire national ? Le départ des forces françaises n’ouvrira-t-il pas la voie libre aux forces obscurantistes qui s’en prennent à tout ? Ceux qui demandent le départ des forces françaises sont-ils conscients des défis sécuritaires au nord et au centre de notre pays ?

Il ressort des explications du président de l’Alliance Démocratique du Peuple Malien (ADEPM) que demander le départ (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU MARDI 12 JANVIER 2021

TOUGOUNA A. TRAORE –

Source : NOUVEL HORIZON



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Author: Mamadou Makadji