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Le Pass culture sera généralisé en 2021 et intégré dans « un parcours d’éducation artistique et culturelle »

La pandémie de Covid-19, qui plonge le secteur culturel dans une crise sans précédent, n’aura pas mis à l’arrêt le projet présidentiel du Pass culture. Après le vote parlementaire, le 17 décembre 2020, du projet de loi de finances 2021 prévoyant un budget de 59 millions d’euros (en hausse de 50 %) pour ce nouvel outil d’accès la culture pour les jeunes, la généralisation du Pass est en marche.

Expérimentée depuis bientôt deux ans dans quatorze départements, cette application géolocalisée – permettant aux personnes âgées de 18 ans de disposer de 500 euros pour accéder aux offres culturelles de proximité ou numériques de leur choix – devrait être accessible sur l’ensemble du territoire dans les mois qui viennent.

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Orchestrée par l’agence Havas, « une large campagne de communication sera mise en œuvre en direction des futurs bénéficiaires », a indiqué Roselyne Bachelot, mardi 12 janvier, lors de son audition devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Le Pass pour tous les jeunes de 18 ans, ce sera donc pour 2021 mais la date précise de lancement « reste à définir au regard de la situation sanitaire et de la réouverture des lieux culturels, a précisé la ministre, car généraliser quand la culture est à l’arrêt n’aurait pas grand sens ».

Surtout, des modifications, visant à corriger les défauts originels du Pass, vont être apportées aussi bien sur le montant attribué que sur l’articulation de ce nouvel outil avec un parcours d’éducation artistique et culturelle (EAC). « La généralisation du Pass culture sera accompagnée d’un mécanisme complémentaire pour les moins de 18 ans dans le cadre scolaire afin de les préparer à une démarche d’autonomisation », a promis Roselyne Bachelot.

« Nécessité d’un processus de médiation »

Concernant 130 000 jeunes dont plus de 55 000 en Bretagne, l’expérimentation montre que les utilisateurs n’ont dépensé, en moyenne, que 137 euros après dix mois d’inscription (et 230 euros après vingt-deux mois). C’est pourquoi, lors de la généralisation du Pass, la somme sera ramenée à 300 euros.

En outre, des discussions se tiennent actuellement avec le ministère de l’éducation nationale pour mettre en place un dispositif assurant une meilleure utilisation du Pass. Afin de favoriser une diversification des pratiques culturelles, plusieurs scénarios sont sur la table : au lycée, des professeurs pourraient être appelés à devenir des « référents Pass culture » pour guider les élèves en leur proposant, par exemple, des listes de prescription. Avant de disposer à 18 ans d’un crédit de 300 euros à utiliser librement, les jeunes pourraient, dès 16 ans, avoir un Pass plus « sélectif », plus « restreint » (sans jeux vidéos par exemple), peut-être d’un montant de 200 euros. Objectif : les inciter à se tourner vers des pratiques culturelles plus patrimoniales et moins numériques.

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Mali : Lutte contre le Covid 19: Bintou Founé offre 50.000 masques lavables aux femmes

ministre_bintou-foune_samakeLes femmes constituent un maillon fort de la lutte contre la pandémie du Covid et d’autres maladies contagieuses. C’est fort de ce constat que Mme BOIRE Bintou Founé SAMAKE, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille a remis hier des masques lavables à 50 associations féminines, soit1 000 masques par association. C’était dans les locaux dudit Ministère en présence des présidentes des associations bénéficiaires.

Cette distribution de masques à des femmes leaders pour le bénéfice des membres de leur association a pour objectif de galvaniser et d’outiller les femmes pour bouter le Covid-19 hors de notre pays. Celles-ci à leur tour sont appelées à faire une distribution au niveau de leurs membres respectifs, tout en les sensibilisant sur cette pandémie.
En campant sur le décor, Mme la Ministre a remercié ces dizaines de femmes leaders pour avoir répondu à son appel, pour une cause nationale, celle de la lutte contre le Covid-19

Elle a ainsi rappelé aux représentantes des associations féminines présentes que faire face aux effets néfastes de la pandémie à Coronavirus, le conseil des ministres s’est réuni, en session extraordinaire, le vendredi 18 décembre 2020, sous la présidence de Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de I‘Etat. Au cours dudit conseil, il a été adopté un certain nombre de mesures, comme barrière de prévention. De celles-ci, il s’agit entre autres : la déclaration de l’état d’urgence sur le territoire national ; la limitation des rassemblements à 50 personnes au plus ; la fermeture des restaurants, des bars et des boîtes de nuit ; la fermeture des écoles et le renforcement des contrôles aux frontières aériennes et terrestres du pays. Donc, pour qu’il ait un respect total de ces mesures barrières, le gouvernement s’est donné les moyens pour acquérir des masques lavables. Lesquels sont à distribuer gratuitement aux populations. D’où l’objectif de cette cérémonie, a-t-elle expliqué.

De même, poursuit Madame la Ministre, les plus hautes autorités de la Transition ont pris un certain nombre de mesures pour soutenir les travailleurs des secteurs publics et privés. « Celles-ci se résument entre autres par : la prise en charge des tranches sociales des factures d’eau et d’électricité des mois de décembre 2020 et de janvier 2021 ; l’exonération pendant des deux mois de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les factures d’eau et d’électricité ; la pulvérisation des marchés ; la distribution massive et gratuite de masques, de solutions hydro-alcooliques et de kits de lavage de main », a-t-elle dit.

Me Saran Diakité du Réseau des femmes pour la paix dans l’espace CEDEAO, a, au nom des associations bénéficiaires, salué l’initiative quelle trouve très salutaire et encourage les autorités de la transition à poursuive leurs efforts dans ce sens. Selon elle, ces masques permettront de freiner la chaîne de contamination.
Quant à la procédure de distribution au niveau de son association, Me Saran a laissé entendre qu’elle se fera autour d’une décision consensuelle dans laquelle chaque membre de l’association serait impliqué. « Cela, pour permettre à un maximum de citoyens d’avoir des masques pour se protéger et protéger les autres contre le COVID-19 », a-t-elle promis.

PAR CHRISTELLE KONE

Source: info-matin



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Author: Mamadou Makadji

Le salaire minimum prévu dans le plan d’aide contre la pandémie de Biden devrait faire disparaître 1,3 million d’emplois

Le plan du président élu Joe Biden pour lutter contre la pandémie contient une disposition de salaire minimum obligatoire de 15 dollars de l’heure qui, selon le Congrès, entraînerait la perte de 1,3 million d’emplois.

M. Biden a introduit la disposition relative au salaire minimum dans un discours dans lequel il a exposé ses priorités pour un plan de relance financé par les contribuables afin de lutter contre les dégâts causés à l’économie par le virus du PCC (Parti communiste chinois), communément appelé le nouveau coronavirus.

Selon une estimation de juillet 2019 du Bureau du budget du Congrès, l’augmentation du salaire minimum fédéral à 15 dollars entraînerait la perte de 1,3 million d’emplois tout en augmentant les salaires de 17 millions de travailleurs.

« Les gens me disent que cela va être difficile à adopter. La Floride vient de l’adopter. Aussi divisé que soit cet État, ils viennent de le faire passer. Le reste du pays est prêt à bouger aussi », a déclaré M. Biden.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio (Parti républicain, Floride) s’est montré moins enthousiaste quant aux perspectives du projet de loi.

« Le président élu Biden a servi au Sénat pendant plus de 35 ans. Il sait donc que le plan qu’il a présenté ce soir ne peut pas être adopté ‘rapidement’ et qu’il retardera la mise en œuvre du projet pour les Américains durement touchés. Faisons parvenir l’argent supplémentaire aux gens d’abord », a écrit Rubio sur Twitter.

Le salaire minimum en Floride est de 8,56 dollars. Le Sunshine State a promulgué une augmentation progressive à 15 dollars minimum d’ici 2026, en commençant par une hausse à 10 dollars en septembre de cette année.

Biden a affirmé que les personnes qui travaillent 40 heures par semaine et gagnent moins de 15 dollars de l’heure vivent en dessous du seuil de pauvreté. Selon les lignes directrices fédérales de 2020 sur la pauvreté pour les 48 États contigus et le district de Columbia, un contribuable individuel travaillant 40 heures par semaine devrait gagner moins de 6,14 dollars de l’heure pour vivre sous le seuil de pauvreté. Les lignes directrices sont différentes pour Hawaï et l’Alaska, où les personnes travaillant 40 heures par semaine devraient gagner moins de 7,06 $ et 7,67 $ respectivement pour vivre sous le seuil de pauvreté.

« Après un an de mesures de verrouillage et de restrictions qui ont mis les petites entreprises à terre, un salaire minimum de 15 dollars sera le dernier clou dans le cercueil des entreprises survivantes », a écrit Mark Lobliner, le directeur du marketing de Tiger Fitness, sur Twitter. « Pour les grandes entreprises, cela entraînera une automatisation accrue et une hausse considérable du chômage. Ce n’est pas bon. »

L’équipe de transition de Biden n’a pas répondu à une demande antérieure visant à expliquer comment le mandat relatif au salaire minimum aiderait les entreprises touchées par la pandémie qui ont déjà du mal à couvrir la masse salariale.

D’un coût de 1,9 billion de dollars, le projet de loi de relance de Biden financerait une campagne visant à administrer 100 millions de vaccins contre le virus du Pcc en 100 jours, à rouvrir la majorité des écoles publiques de la maternelle à la huitième année, à verser 1 400 dollars de paiements directs aux particuliers et à prolonger les allocations de chômage au-delà de la fin mars, entre autres dispositions.

Élections américaines – Une procédure de destitution contre Biden ?

Le saviez-vous ? 

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Author: Ivan Pentchoukov

Sparta v půli cesty? Hlavní cíl je Evropa

Pokud jde o dopady pandemie a zápasy bez fanoušků, to je u všech týmů stejné. Finanční ztráty? Tady tlačí Spartu bota už léta: podle odhadu skončilo rudé hospodaření v minulé sezoně bezmála půlmiliardovou ztrátou.

A sportovní stránka rovněž pokulhává, vždyť svěřenci trenéra Václava Kotala stále znatelně nestačí na suverénní Slavii. V nejvyšší soutěži ztrácí letenský velkoklub na svého tradičního rivala osm bodů. Blýská se na prahu druhé poloviny ligového ročníku na lepší časy?

„Nejsme ve finančně tíživé situaci, která by měla dopad na hospodaření klubu,“ ubezpečoval na tiskové konferenci generální ředitel František Čupr. Přiznal sice, že Sparta skutečně dosáhla výrazné ztráty (zmiňovanou půlmiliardu ovšem označil za spekulaci), ale letošek má dopadnout méně mrazivě. „Bylo důležité, že jsme se vrátili do Evropské ligy,“ zdůraznil Čupr.

Ach, ta zranění…

Právě trvalejší pobyt v mezinárodních soutěží je dnes na Letné cílem číslo jedna. Nejde jen o finanční odměny (letos si sparťané v EL přišli na víc než 170 milionů korun, a to se hrálo před prázdnými tribunami), ale i o sportovní prestiž a zhodnocování hráčů, které pak lze výhodněji prodat do zahraničí.

„Pro hráče je to výkladní skříň. Jelikož jsme hráli důstojnou roli, ověřili jsme si, že zájem o hráče je okamžitý,“ potvrdil sportovní ředitel Tomáš Rosický. Momentálně prý nikoho prodávat nemíní, nepřistane-li tedy na stole opravdu výjimečná nabídka.

Sparťanské fanoušky ovšem zajímají především posily. Během rekordně krátké zimní přestávky totiž na Letnou poněkud nezvykle nepřišel nikdo nový. Na týmu si přitom (jako už tradičně) vybírají daň početná zranění. Dlouhodobě mimo hru jsou opora zadních řad Lukáš Štětina a ofenzivní klenot Adam Hložek.

Hlavně obrana na podzim kvůli zraněním trpěla. „Pro nás je problém, že nemůžeme hrát víc zápasů ve stejném složení. Nejdřív vypadl Štětina, pak Hancko, teď zas Čelůstka,“ chmuřil se trenér Kotal. Na podobné problémy ale musí být klub s velikostí a ambicemi Sparty připravený. Obzvlášť když se opakují.

Ztráta na Slavii

Vstup do sezony přitom rudé družině vyšel pohádkově, vyhrála šest ligových utkání v řadě a střílela spousty gólů. Údernost v útoku poněkud zamlžovala rozklíženost defenzivy, dlouho to však nevydrželo. Sparta prohrála nejen se Slavií, ale i v Plzni a ostudně doma s Českými Budějovicemi. Po podzimu je z toho jen třetí příčka.

„Naším problémem byla přípravná fáze a zakládání útoků. Dělali jsme triviální chyby,“ ohlédl se Kotal. „Z těch ztrát jsme pak dostávali góly. Zatímco slabší soupeři v české lize tyto chyby nepotrestali, tak Plzeň, Slavia i soupeři v Evropě to trestali.“

V neděli večer sparťané zahájí „jarní“ ligu zápasem v Ostravě. Na vedoucí Slavii ztrácejí osm bodů, což není nepřekonatelný rozdíl, na druhou stranu prosincové derby na Letné názorně ukázalo, že k úspěšnému honu na sešívané rivaly ještě Spartě leccos schází.

„Chceme obhájit vítězství v poháru a v lize skončit lépe než v minulých sezonách. To znamená první nebo druhé místo,“ ohlásil Rosický. Samozřejmou metou je účast v evropských soutěžích. Až splnění těchto cílů naznačí, zda letenská ozdravná kúra zabírá dlouhodobě.


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Lutte contre le Covid 19: Bintou Founé offre 50.000 masques lavables aux femmes

Les femmes constituent un maillon fort de la lutte contre la pandémie du Covid et d’autres maladies contagieuses. C’est fort de ce constat que Mme BOIRE Bintou Founé SAMAKE, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille a remis hier des masques lavables à 50 associations féminines, soit1 000 masques par association. C’était dans les locaux dudit Ministère en présence des présidentes des associations bénéficiaires.

Cette distribution de masques à des femmes leaders pour le bénéfice des membres de leur association a pour objectif de galvaniser et d’outiller les femmes pour bouter le Covid-19 hors de notre pays. Celles-ci à leur tour sont appelées à faire une distribution au niveau de leurs membres respectifs, tout en les sensibilisant sur cette pandémie.
En campant sur le décor, Mme la Ministre a remercié ces dizaines de femmes leaders pour avoir répondu à son appel, pour une cause nationale, celle de la lutte contre le Covid-19
Elle a ainsi rappelé aux représentantes des associations féminines présentes que faire face aux effets néfastes de la pandémie à Coronavirus, le conseil des ministres s’est réuni, en session extraordinaire, le vendredi 18 décembre 2020, sous la présidence de Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de I‘Etat. Au cours dudit conseil, il a été adopté un certain nombre de mesures, comme barrière de prévention. De celles-ci, il s’agit entre autres : la déclaration de l’état d’urgence sur le territoire national ; la limitation des rassemblements à 50 personnes au plus ; la fermeture des restaurants, des bars et des boîtes de nuit ; la fermeture des écoles et le renforcement des contrôles aux frontières aériennes et terrestres du pays. Donc, pour qu’il ait un respect total de ces mesures barrières, le gouvernement s’est donné les moyens pour acquérir des masques lavables. Lesquels sont à distribuer gratuitement aux populations. D’où l’objectif de cette cérémonie, a-t-elle expliqué.
De même, poursuit Madame la Ministre, les plus hautes autorités de la Transition ont pris un certain nombre de mesures pour soutenir les travailleurs des secteurs publics et privés. « Celles-ci se résument entre autres par : la prise en charge des tranches sociales des factures d’eau et d’électricité des mois de décembre 2020 et de janvier 2021 ; l’exonération pendant des deux mois de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les factures d’eau et d’électricité ; la pulvérisation des marchés ; la distribution massive et gratuite de masques, de solutions hydro-alcooliques et de kits de lavage de main », a-t-elle dit.
Me Saran Diakité du Réseau des femmes pour la paix dans l’espace CEDEAO, a, au nom des associations bénéficiaires, salué l’initiative quelle trouve très salutaire et encourage les autorités de la transition à poursuive leurs efforts dans ce sens. Selon elle, ces masques permettront de freiner la chaîne de contamination.
Quant à la procédure de distribution au niveau de son association, Me Saran a laissé entendre qu’elle se fera autour d’une décision consensuelle dans laquelle chaque membre de l’association serait impliqué. « Cela, pour permettre à un maximum de citoyens d’avoir des masques pour se protéger et protéger les autres contre le COVID-19 », a-t-elle promis.

PAR CHRISTELLE KONE

Source: info-matin


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Author: bamada.net

Vers cinq millions de morts du Covid-19 en mars? Le pronostic alarmant des chercheurs chinois

Coronavirus SARS-CoV-2 (photo d'archives)

Pandémie ne rime qu’avec 2020? Dans leur étude parue début janvier dans le magazine Disease Surveillance, des scientifiques chinois ont établi plusieurs scénarios de l’évolution de la situation. Le pire d’entre eux, associé au mépris des mesures, prévoit cinq millions de victimes d’ici mars, contre deux actuellement.

L’apparition de vaccins redonne de l’optimisme, toutefois, plusieurs scientifiques n’excluent pas que l’impact de la pandémie au cours de l’année qui vient de commencer puisse être encore plus important que par le passé. Ainsi, dans leurs estimations publiées le 8 janvier dans le magazine Disease Surveillance et reprises par South China Morning Post, une équipe de chercheurs du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies en collaboration avec des instituts chinois de recherche en santé publique a présenté plusieurs scénarios d’évolution de la situation. L’un d’entre eux suggère que d’ici mars, le nombre de contaminations à l’échelle mondiale puisse atteindre 170 millions de personnes, contre 92 millions actuellement.

Il convient de souligner qu’il s’agit du pire des scénarios imaginés par des chercheurs, selon lequel les mesures efficaces ne sont pas prises par les gouvernements, les personnes n’obéissent pas à des règles telles que la distanciation sociale et le port de masques, les campagnes de vaccination massives n’ont pas lieu.

«Le développement de la pandémie est difficile à prévoir, mais une estimation numérique via la modélisation peut fournir des informations utiles», a expliqué à South China Morning Post le professeur Xu Jianguo du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, chercheur principal de l’équipe en question.

Toujours selon le pire scénario, le nombre total de décès dus au Covid-19, qui vient de franchir le cap des deux millions, pourrait se hisser à cinq millions vers début mars.

«Dans le meilleur des cas, avec du bon sens, des précautions appropriées et la production actuelle de vaccins efficaces, le total ne devrait jamais atteindre 3 millions de morts. Le pire des scénarios pourrait être de beaucoup plus que 7 millions… », a déclaré Benjamin Neuman, professeur de biologie à la Texas A&M University, cité par South China Morning Post.

Les États-Unis toujours les plus touchés

D’après le professeur Xu Jianguo, ce sont les États-Unis qui vont être les plus touchés au cas où le pire des scénarios s’avérerait exact: le nombre de cas outre-Atlantique pourrait atteindre 32 millions, soit environ 20% du total mondial. Dans le top-4 des pays les plus atteints pourraient également figurer l’Inde, le Brésil et la Russie avec 15,5, 15 et 6 millions de cas respectivement.

Quid d’un meilleur scénario?

À en croire ces estimations, même si une politique anti-covid efficace ainsi qu’une campagne de vaccination productive sont mises en place, le bilan des victimes s’aggravera de 300.000 personnes supplémentaires d’ici le mois de mars, indique l’édition.


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Transport aérien : chute de 60 % du nombre de passagers dans le monde en 2020

A l’aéroport Changi de Singapour, le 14 janvier.

La pandémie due au nouveau coronavirus a fait chuter de 60 % le nombre de passagers des compagnies aériennes dans le monde en 2020 et les perspectives à court terme restent sombres, a prévenu, vendredi 15 janvier, l’agence spécialisée des Nations unies.

Avec la restriction des voyages partout dans le monde pour tenter de freiner la pandémie, le nombre de passagers, qui a atteint 1,8 milliard en 2020, est retombé au niveau de 2003, loin des 4,5 milliards de 2019, a indiqué l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dans un communiqué. « La baisse de la demande » va se poursuivre pour le trimestre en cours et pourrait même s’aggraver, avertit l’agence, basée à Montréal.

En 2020, la chute du nombre de passagers a atteint 50 % sur les vols intérieurs, mais 74 % sur les vols internationaux, qui ont transporté 1,4 milliard de personnes de moins qu’en 2019. Résultat : les compagnies ont subi des pertes cumulées de 370 milliards de dollars américains (306 milliards d’euros).

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Les aéroports et les fournisseurs de services de navigation aérienne ont subi pour leur part des pertes respectives de 115 et 13 milliards de dollars. Une situation qui, selon l’OACI, « remet en question la viabilité financière de l’industrie et menace des millions d’emplois dans le monde ».

Industrie pratiquement à l’arrêt

Le marché mondial du tourisme est aussi frappé de plein fouet, puisque la moitié des touristes ont l’habitude de prendre l’avion pour rejoindre leur destination. La reprise de l’industrie, possible au deuxième trimestre, passe par la réussite de la vaccination, qui a commencé dans les pays riches, selon l’agence.

Plusieurs gouvernements ont aussi volé au secours des compagnies, ou sont sur le point de le faire. La chute de l’industrie s’est amorcée en janvier 2020, mais elle était alors limitée à quelques pays. Fin mars, avec la propagation du nouveau coronavirus, l’industrie était pratiquement à l’arrêt partout dans le monde, rappelle l’OACI.

En avril, la baisse du nombre de passagers atteignait 92 % par rapport à 2019. Le trafic a modérément repris pendant l’été dans les pays du Nord, mais a chuté de nouveau à partir de septembre avec l’arrivée de la deuxième vague de la pandémie et le retour des restrictions un peu partout dans le monde.

L’OACI note dans l’ensemble que les vols intérieurs ont mieux résisté aux restrictions que les vols internationaux, notamment en Chine et en Russie où le nombre de passagers est déjà revenu aux niveaux d’avant la pandémie.

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Le Monde avec AFP


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La pandémie de Covid-19 dope les affaires des exportateurs chinois

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Alors que la pandémie de Covid-19 fait rage dans le monde, les exportations chinoises ont atteint un niveau record en 2020, a annoncé Pékin jeudi. Le commerce avec les États-Unis, toujours en faveur de la Chine, marque l’échec de la grande offensive commerciale antichinoise du président américain Donald Trump.

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Des masques protecteurs pour tout le monde, des ventilateurs par centaines de milliers et plus de deux milliards de kits de tests de dépistage du Covid-19 exportés. La Chine s’est transformée en premier pharmacien de la planète depuis le début de la pandémie et sa capacité à fournir l’équipement médical nécessaire pour contrer la crise sanitaire a largement contribué à ce que les douanes chinoises ont qualifié, jeudi 14 janvier, d’année record pour les exportations.

En 2020, les ventes de produits chinois à l’étranger ont atteint 2 600 milliards de dollars, ce qui a permis à l’État d’enregistrer un excédent commercial sans précédent de 535 milliards de dollars, selon les données officielles. Une bonne année qui a atteint son zénith en décembre puisque, pour ce seul mois, l’excédent commercial a atteint près de 80 milliards de dollars, alors que le reste du monde sombrait dans une deuxième vague de la pandémie plus dure encore que la première.

“L’équivalent de 40 masques par habitant” dans le monde

“On savait que les exportations étaient reparties à la hausse l’an dernier, mais on ne s’attendait pas à un tel rebond”, reconnaît Mary-Françoise Renard, directrice de l’Institut de recherche sur l’économie chinoise (Idrec), contactée par France 24. En effet, rappelle cette spécialiste, le gouvernement avait donné sa priorité à la stimulation de la demande intérieure plutôt qu’aux exportations, et le conflit commercial avec Washington “était censé pénaliser les exportations”.

Mais la Chine a su très rapidement s’adapter à la nouvelle donne sanitaire. Les entreprises ont aisément pu se mettre en ordre de marche pour fabriquer tout le matériel de santé nécessaire. Il y avait déjà un tissu industriel très développé dans le secteur médical, et un certain nombre “d’autres usines de secteurs connexes ont fait la bascule pour profiter de l’occasion”, souligne Mary-Françoise Renard.

C’est ce qui leur a permis, notamment, de vendre 224 milliards de masques, soit “l’équivalent de 40 masques par habitant hors de Chine”, a fièrement affirmé Li Kuiwen, porte-parole des douanes chinoises, interrogé par le South China Morning Post.

La Chine a aussi augmenté de près de 10 % sa production d’ordinateurs portables et autres accessoires technologiques pour satisfaire la demande d’une population mondiale de plus en plus obligée de recourir au télétravail en ces temps de confinement.

Les exportateurs chinois ont en outre eu moins de concurrence sur la scène internationale. Leur pays, touché en premier par le virus, a réussi à maîtriser l’épidémie bien plus vite qu’ailleurs, ce qui lui a permis de remettre sa machine à exporter en route avant tout le monde. “Il est clair que les Chinois profitent de la faiblesse actuelle de la production en Europe, par exemple”, constate Mary-Françoise Renard. C’est ainsi que les exportations chinoises de machines-outils ont fait un bond important en 2020 au détriment de l’Allemagne, qui dominait ce secteur jusqu’à l’arrivée du Sars-CoV-2.

Les sanctions américaines n’ont rien changé

Ces performances exceptionnelles permettent à la Chine d’aborder 2021 avec l’esprit plus tranquille que d’autres États, obligés d’emprunter sans compter afin de financer leurs plans de soutien à des économies durement touchées par la crise sanitaire. L’excédent commercial représente une coquette cagnotte dans laquelle “les autorités pourront puiser, au lieu de s’endetter et creuser leur déficit, pour financer les projets économiques qui avaient dû être mis entre parenthèses le temps de contrôler la situation sanitaire”, explique Lu Ting, économiste pour la banque Namura, interrogé par le Wall Street Journal.

Ce bilan commercial flatteur de 2020 souligne aussi “l’échec de la politique agressive de Donald Trump à l’égard de Pékin”, note Mary-Françoise Renard. La Chine a exporté beaucoup plus de biens vers les États-Unis qu’elle en a importés. En fait, la balance commerciale est aussi déséquilibrée en faveur de Pékin qu’en 2017, lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche.

Les multiples taxes douanières imposées depuis 2018 par Washington sur les exportations chinoises, les sanctions prises contre Huawei et autres au nom de la “sécurité nationale”, les traités signés avec Pékin obligeant la Chine à importer davantage de produits américains n’ont donc rien changé. La preuve que le protectionnisme à la mode Donald Trump, constitué de multiples barrières tarifaires érigées “dans le but de pousser les entreprises à relocaliser aux États-Unis [pour ne pas à avoir à payer ces taxes], était mal pensé”, résume Mary-Françoise Renard.

Ce qui ne signifie pas que le protectionnisme face à la Chine est à rejeter en bloc, note cette spécialiste. Ce serait même, d’après elle, l’un des principaux défis du moment pour les pays occidentaux : réussir à protéger certains secteurs sensibles – comme les médicaments, certaines technologiques de pointe – tout en continuant à profiter des échanges commerciaux avec la Chine.

Mais le débat attendra car pour l’heure, les économies occidentales ont trop besoin des masques, ventilateurs ou ordinateurs portables “made in China”.


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Author: Sébastian SEIBT