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Pr Tiémoko Sangaré : «L’Adema aura son propre candidat à l’élection présidentielle»

«On sera loin de cela. Vous savez pourquoi ? Parce qu’en 2022, l’Adema sera au pouvoir…». C’est la déclaration faite samedi dernier par le président de l’Alliance pour la démocratie au Mali – Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) en réponse à une question relative à la possibilité que ce parti rejoigne l’opposition politique. C’était à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du parti à la presse qui s’est tenue à son siège à Bamako-Coura. Le Pr Tiémoko Sangaré est allé plus loin en assurant que pour la prochaine élection présidentielle, l’Adema aura son candidat. Ce candidat qui n’est pas encore désigné, sera une «Abeille bon teint». Et comme d’habitude, le PASJ sera présent à tous les autres rendez-vous électoraux.

Auparavant, dans ses propos liminaires, le patron de la Ruche avait indiqué que l’année qui vient de s’achever a mis en exergue de nombreux problèmes dont la fragilité de notre système démocratique, mis à mal suite aux événements du 18 août dernier. La pandémie du coronavirus et les attaques terroristes récurrentes avec leur lot de pertes en vies humaines constituent aussi des défis à relever. «Notre conviction à l’Adema-PASJ est que nous ne pourrons jamais relever les multiples défis auxquels notre pays fait face dans la désunion politique et sociale», a-t-il soutenu. C’est pourquoi, insistera le Pr Sangaré, le PASJ s’est constamment inscrit dans une logique de rassemblement pour faire face aux périls qui guettent la nation entière.

Au cours de la rencontre, les questions d’actualité notamment la conduite de la Transition se sont invitées dans les échanges. Sur ce registre, le Pr Tiémoko Sangaré a expliqué que l’Adema est disposé à apporter tout son concours pour que la Transition non seulement se déroule dans les délais et surtout soit une réussite. Pour ce faire, préconisera-t-il, il faut une totale inclusivité et la concertation, en associant toutes les forces sociopolitiques du pays. Le président de l’Adema a estimé aussi que la Transition doit se focaliser sur ses missions essentielles.
Le dirigeant politique est du reste convaincu que sa réussite passera par le fonctionnement du cadre de concertation qui existe déjà entre le ministère en charge de l’Administration territoriale et les partis politiques.
De même, la question des réformes institutionnelles retient l’attention des responsables du PASJ. Sur le sujet, ils estiment, selon leur président, qu’il faut éviter d’aller dans l’aventure de la rédaction d’une nouvelle Constitution.

«Il faut aller vers une révision à minima de la Constitution en y modifiant les dispositions qui, à la pratique, sont sources de difficultés», a proposé le premier responsable de l’Adema. Pour étayer ses propos, il évoquera les prérogatives de la Cour constitutionnelle en matière électorale. De l’avis du Pr Sangaré, tant que ces prérogatives ne sont pas redimensionnées, quelle que soit la qualité de ceux qui siègent à la Cour constitutionnelle, cette institution ne pourra jamais produire d’arrêts irréprochables. Parce que, a-t-il argumenté, elle n’a pas objectivement le temps de connaître tout le contentieux électoral.
Répondant à une question se rapportant aux récentes «arrestations extrajudiciaires», le président de l’Adema a admis qu’il ne doit pas y avoir de situations où les citoyens peuvent être traités en dehors de la loi. Il a estimé que c’est la justice qui est chargée d’appliquer la loi.

Sur le chapitre de la vie du parti, Pr Tiémoko Sangaré a attesté que l’Adema est au mieux de sa forme, avec en projection l’organisation correcte des congrès du mouvement des femmes, de celui des jeunes et du parti. Occasion pour lui de rappeler que l’offre politique du parti pour le Mali, c’est la poursuite du «Projet Adema». Ce projet porte sur la conquête des libertés, de la démocratie en vue de la création des conditions de vie meilleure pour les Maliens.
Par ailleurs, le président de l’Adema a confié que le bureau qu’il dirige travaille aussi au rassemblement de la grande famille du parti, une mission assignée à la direction du parti depuis fort longtemps.

Massa SIDIBÉ

Source : L’ESSOR


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Author: bamada.net

Patrice-Emery LUMUMBA : la tragédie du paradoxe

Lumumba est le type même du personnage tragique ; c’est pourquoi il est à la fois héros et martyr.

Héros et martyr parce que toute sa vie,  Lumumba a dû être  confronté  à des dilemmes  inouïs et  à  les transcender, en tant qu’homme de chair et de sang et en tant que leader.

1.   Le premier paradoxe est que contrairement à la majorité des « évolués » de son époque de religion catholique, Lumumba est protestant. C’est peut-être pour cela (et pour d’autres raisons inavouables…) que durant toute sa carrière politique, la hiérarchie catholique a été virulente à son égard, le traitant de « communiste » et donc de suppôt du diable…

2.   Lumumba  a été essentiellement un autodidacte, mais quelle force d’adaptation et d’ascension socio-intellectuelle ! Autodidacte, « évolué » et donc  séduit au départ et pendant longtemps par la culture occidentale.

3.   C’est peut-être en partie pourquoi Lumumba a été l’homme du grand large. La meilleure preuve est qu’il a quitté tôt son terroir tetela, et s’est engagé dans la profession et  dans la politique, principalement à Kisangani et à Kinshasa, qui sont des métropoles-carrefours  cosmopolites et multiculturelles. Et dans ces villes, Lumumba s’est attaché la sympathie des jeunes, et des jeunes « instruits ».  On se souviendra à Kinshasa des noms comme les frères Kanza, Elengesa, Mpolo, Okito, Nzuzi, Muzungu, Lokomba, Lutula Eugène, Lutula Edo, Henri Yoka,  Joseph Kabasele,  etc. On connait, entre autres compagnons de Kisangani, Finant. D’ailleurs la plupart de ces compagnons de lutte dont bon nombre de Kinois ont payé de leur vie leur fidélité à Lumumba et à ses idéaux.

4.   Lumumba est venu à la révolution sur le tard (grâce notamment à ses rencontres avec Sekou Touré ou N’Krumah à la fin des années ’50) ;  et  ce, par rapport à  un Kasavubu, très radical dès les débuts des années ’50 avec son Alliance des Bakongo.

5.   Le discours du 30 juin du premier ministre  Lumumba est resté emblématique et le point culminant  de la révolte anticolonialiste. Mais on n’oublie souvent deux indications plus ou moins inédites : d’abord ce discours volcanique a complètement occulté celui du  président  Kasavubu, qui du coup, apparaissait comme terne et compromettant ;  et  pourtant lorsqu’on relit ce texte de Kasavubu  ( ce que très peu de personnes, y  compris les professionnels de la culture et de l’histoire ont  fait…), c’est le seul qui évoque les perspectives de la promotion culturelle et des traditions culturelles endogènes. Finalement, en théorie et avec la distance historique nécessaire, ces deux discours sont complémentaires. Deuxième indication dont l’histoire parle  peu,  c’est qu’après le discours enflammé du 30 juin devant le Roi des Belges et avec les  réactions  indignées des officiels belges, Lumumba prononcera, lors d’un déjeuner offert aux officiels belges, une « allocution compensatoire » de compromis étonnant  (« au moment  où le Congo accède à l’indépendance, le gouvernement tout entier  tient  à rendre   un hommage solennel au Roi des Belges et au noble peuple qu’il représente pour l’action accomplie ici en trois quarts de siècle… »).

6.   La fin de Lumumba est hélas digne des tragédies classiques. Notamment la trahison fratricide digne de  Brutus (« si je meurs, avait prédit Lumumba, c’est qu’un Blanc  aura armé la main d’un Noir ») ; notamment également  cet épisode pathétique où Lumumba doit traverser la rivière Lomami, je crois,  en compagnie de sa famille restée sur l’autre rivage, mais aussi en compagnie de ses partisans  en tête de l’escorte déjà  au-delà de la rivière,   en fuite vers Kisangani, et poursuivi par les sbires de Mobutu.  Dilemme entre l’émotion et la révolution: rentrer chercher la famille en danger ou poursuivre la lutte ?  L’homme, le mari et le père de famille Lumumba, étreint par l’émotion,  est retourné  ‘’dans la gueule du loup’.

7.   Dernier paradoxe : Lumumba est un héros sans sépulture, sans trace ni lieu de vénération ; ce qui est contraire à nos  traditions agraires du culte d’enterrement et donc de la célébration des ancêtres. Comme disait un vieux notable lors de l’inauguration de la statue du héros à la place de l’Echangeur de Limete à Kinshasa: « aucun monument, si prestigieux soit-il, ne peut remplacer le culte de la terre ;  la terre se nourrit de notre putréfaction. Tant que le corps du héros ne sera pas retrouvé, tant que le culte des morts ne sera pas célébré, tant que la terre n’aura pas ‘’mangé’’ le corps, la malédiction  nous poursuivra en tant que peuple orphelin… »

8.   Leçons d’histoire : « Mort, a écrit Sartre, Lumumba  cesse d’être une personne pour devenir l’Afrique toute entière ». C’est pourquoi les tendances politiques actuelles de privatiser le mythe Lumumba au nom de la tribu ou de l’ethnie sont contraires à l’histoire et à la trajectoire exceptionnelle, panafricaniste  de ce leader plus que charismatique. D’ailleurs le fait,  pour les autorités politiques,  d’avoir récemment baptisé son  village natal du nom de  ‘’Lumumbaville’’est à contre-courant de la logique historique…

Autre  leçon  de  l’histoire : nul n’est  prophète chez soi. En 1986, lors d’une mission au Brésil, un groupe d’artistes  m’a invité à visité une « favella’’, une sorte de  bidonville au flanc  de la colline surplombant l’océan. Les artistes m’ont conduit d’abord auprès de leur « Gardien du Temple »  du quartier. Et là, surprise ! Devant une sorte de tabernacle, trônaient  deux icônes côte à côte : celle de Jésus-Christ et celle de Lumumba. Le «  Gardien du Temple »  brésilien m’a expliqué que Lumumba représentait  le grand prophète de tous les Noirs de tous les continents. Le «  Gardien du Temple »  ne connaissait même pas la nationalité de ce grand prophète des Noirs…

Lire aussi: 

YOKA lye

17-01-2021


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Author: Patient

VIDEO. “Shadow ban” : comment TikTok aurait rendu invisibles les vidéos des manifestations Black Lives Matter et autres contenus politiques

Pourquoi les vidéos de Kam, un jeune Américain, sont-elles passées de 8 millions de vues à un petit millier dès qu’elles ont montré des manifestations en lien avec le mouvement Black Lives Matter ? TikTok, le réseau social chinois qui fait de l’ombre aux géants du web, aurait-il pratiqué une forme de censure ? “Complément d’enquête” a obtenu le témoignage, rare, d’un ancien modérateur de la plateforme.


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Hilarante lucidité, tyrannie romaine, phénomène éditorial… Notre sélection littéraire

« Pourquoi moi ? », collectif.

LA LISTE DE LA MATINALE

Un voyage à Auschwitz : c’est le nouveau roman, lucide et hilarant, de Yasmina Reza ; quatre jours à Belleville : c’est la somme romanesque, remarquable, de Céline Curiol ; une nuit à Rome au Ier siècle : c’est le quatrième roman, crépitant de vie, d’Hédi Kaddour ; les trente premières années d’un Vietnamo-Américain : c’est le premier roman, admirable et autobiographique, d’Ocean Vuong ; et la place du hasard dans tout cela ? Il faut lire les trente articles qui composent Pourquoi moi ? pour en appréhender la centralité.

ROMAN. « Serge », de Yasmina Reza

L’œuvre de Yasmina Reza peut être lue comme une comédie pascalienne sur la condition humaine. L’auteur des Pensées faisait de la société un théâtre délirant où chacun se croit au centre de la scène, mais craint par-dessus tout que les autres personnages ne jouent pas le jeu : à tout moment, ils pourraient révéler notre misère fondamentale en désignant, sous le masque de l’orgueilleux « moi », la vérité du condamné à mort. Penser, dans ces conditions, c’est se reconnaître vulnérable, affronter notre étrangeté.

Le pari de Yasmina Reza, comme dramaturge et comme écrivaine, consiste à faire coïncider cet acte de pensée avec un éclat de rire. Un rire de sursaut et de liberté qui explose encore dans son nouveau roman, Serge.

Comme toujours avec elle, l’intrigue est loin de former l’essentiel. Disons simplement qu’il est question d’une fratrie, Serge, Jean et Anne, qui entreprend de faire un voyage à Auschwitz. Mais cette expédition mémorielle permet surtout à Reza d’exercer sa lucidité hilarante, son tact admirable, son art de donner souffle à des êtres hantés par l’insignifiance, attaqués par la mélancolie.

« C’est fini la première gaieté. Mais on peut encore rire », lit-on dans ce roman qui consacre Yasmina Reza en dramaturge de la désolation humaine. Jean Birnbaum

« Serge », de Yasmina Reza, Flammarion, 240 p., 20 €, numérique 14 €.

ROMAN. « Les Lois de l’ascension », de Céline Curiol

Est-ce le fait de parvenir à tramer dans l’enchaînement des phrases rigueur et capacité d’empathie ? Au sortir des Lois de l’ascension, enivrante somme romanesque, deux termes s’imposent au lecteur : la justesse et la sincérité.

Sans que jamais l’autrice cède à la tentation d’adopter une position de surplomb pour affirmer une assurance politique, l’année 2015 s’y déploie en quatre journées racontées au prisme successif de sept personnages fort différents : deux sœurs, l’une journaliste, l’autre scientifique, un migrant isolé, une chômeuse en proie aux dérives psychotiques, un psychanalyste, un responsable d’association issu de l’immigration et un adolescent dérivant vers l’islamisme.

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Besoin d’iode ? Cinq recettes de la mer faciles à réaliser

Après avoir festoyé en décembre et puisqu’il y a toujours la galette en janvier, pourquoi ne pas opter pour un peu de légèreté ? Les repas à base de poisson, crustacés et coquillages ne sont pas si difficiles à réaliser, il suffit de s’approprier quelques gestes et techniques de cuisson. A ce titre, le livre Retour de pêche, de Tanguy Thomassin et Adèle Grunberger (First, 192 pages, 19,95 euros) est un excellent outil pour débutant : en plus d’enseigner les bases, il propose plus de 80 goûteuses recettes dont voici un best-of (de saison).

Coquilles Saint-Jacques snackées au beurre et velouté de chou-fleur

Pour 4 personnes

Préparation : 25 minutes

Cuisson : 36 minutes

Pour les coquilles Saint-Jacques snackées :

  • 12 coquilles Saint-Jacques
  • 1 noisette de beurre demi-sel

Pour le velouté de chou-fleur :

  • ½ chou-fleur
  • 2 pommes de terre
  • 2 noisettes de beurre
  • 1 échalote
  • 50 cl de lait
  • 1 pincée de noix muscade
  • Graines de sarrasin
  • Sel, poivre

Décortiquer les coquilles Saint-Jacques à l’aide d’un gros couteau à lame épaisse ou demander au poissonnier de les préparer. Rincer soigneusement les noix et les éponger entre deux feuilles de papier absorbant.

Oter les feuilles et les grosses côtes du chou-fleur. Rincer soigneusement, puis éplucher et laver les pommes de terre. Couper le chou-fleur en bouquets et les pommes de terre en quatre.

Faire fondre le beurre dans une marmite, puis y faire revenir l’échalote émincée jusqu’à ce que celle-ci soit bien dorée. Ajouter le chou-fleur et les pommes de terre, puis mouiller avec le lait à hauteur. Laisser cuire à couvert et à petite ébullition 30 minutes environ. Une fois la cuisson terminée, mixer le tout jusqu’à l’obtention d’un velouté – ajouter de l’eau si nécessaire. Saler, poivrer et ajouter la noix muscade.

Faire chauffer une poêle à feu vif et y ajouter le beurre salé. Quand le beurre est bien chaud, snacker les noix une minute de chaque côté pour qu’elles soient dorées sur les bords tout en restant crues à cœur.

Verser le velouté de chou-fleur chaud dans des bols, ajouter les noix de saint-jacques et les graines de sarrasin et déguster.

Carpaccio de poulpe

Pour 4 personnes

Préparation : 25 minutes

Cuisson : 45 minutes

Pour le carpaccio :

  • 1 poulpe de 1,2 à 1,5 kg
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • ½ citron
  • Quelques feuilles de persil
  • Sel, poivre

Pour le court-bouillon :

  • 5 l d’eau
  • 1 citron
  • 1 pomme de terre
  • 1 oignon
  • 2 carottes
  • 1 bouquet garni
  • Quelques branches de persil frais
  • 1 pincée de gros sel
  • 1 pincée de poivre noir moulu
  • 1 pincée d’estragon

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Baisse de la valeur de la Ligue 1 ? Ecran noir ? Les 4 questions (et leurs réponses) que pose la restitution par Canal+ de ses droits TV

• Pourquoi Canal+ a-t-elle décidé de restituer les matches pour lesquels elle possédait les droits de diffusion ?

Dans une interview au Figaro, Maxime Saada, président du directoire de Canal+ explique la décision de la chaîne cryptée par des intérêts économiques. Selon lui, Canal+ aurait surpayé le lot n°3, qui comprend deux matches par journée de Ligue 1, puisque les deux premiers lots avaient été acquis par Mediapro: “La valeur du lot 3 est surévaluée du fait du comportement irrationnel de Mediapro durant l’appel d’offres. L’ensemble des acteurs savaient qu’ils n’avaient pas remporté les deux premiers lots. Le lot 3 était donc la dernière chance de repartir avec un lot premium”. La chaîne cryptée semble également revancharde envers la Ligue de Football Professionnel: “Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années. Nous n’oublions ni le report des matchs par la LFP sans concertation lors du mouvement ‘gilets jaunes’, ni l’argent supplémentaire demandé pour décaler le coup d’envoi du match du dimanche soir de 15 minutes, et encore moins les réjouissances de nombreux présidents lorsque Canal+ est rentré bredouille de l’appel d’offres de 2018″.

Cette décision de remettre ses droits en jeu met maintenant la LFP dans l’embarras. Selon Pierre Maes, spécialiste des droits TV et auteur de “Business des droits TV du foot”, les intentions de Canal+ sont claires: “Le message est de montrer qu’ils sont en position de force, qu’ils n’ont pas peur d’une éventuelle nouvelle concurrence, et que les droits de la Ligue 1 ne sont pas aussi indispensables pour eux que la LFP ne le croit”. Mickaël Terrien, économiste du sport et maître de conférence à la Faculté des sciences et du sport et de l’éducation physique à l’Université de Lille le rejoint: “Canal+ n’a plus besoin de la Ligue 1. En proposant une multitude d’offres, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont perdu quasiment aucun abonné depuis qu’ils n’ont plus les droits de la Ligue 1″.


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• Un nouvel appel d’offres va-t-il faire baisser la valeur de la Ligue 1 ?

C’est plus que probable“, répond Mickaël Terrien. “Si Canal+ est le seul diffuseur à répondre à l’appel d’offres, c’est eux qui fixeront les prix, et ils tendront vers une baisse, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure”, argumente-t-il. Lors de l’appel d’offres en 2018, pour la période 2020-2024, les droits TV avaient atteint 1,153 milliards d’euros, un record, et une hausse de près de 60% par rapport au contrat précédent. Mais selon Pierre Maes, “la valeur du championnat dépend surtout de ce que les opérateurs sont prêts à payer. Si la valeur de la Ligue 1 a augmenté ces dernières années, c’est qu’il y avait une grande concurrence pour en acquérir les droits. Et aujourd’hui cette concurrence n’existe plus”. Une grande partie des droits TV étant reversée aux clubs, Mickaël Terrien ajoute que les diffuseurs auraient tout de même intérêt à ce que la baisse de leur valeur ne soit pas trop importante: “La qualité du spectacle proposé dépendra du prix qu’ils voudront y mettre”.

• A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Si Canal+ semble confiant en demandant un nouvel appel d’offre, la chaîne cryptée n’est néanmoins pas à l’abri que d’autres acteurs débarquent sur le marché des droits TV de la Ligue 1, comme Amazon Prime. “On peut imaginer que des acteurs internationaux viennent se positionner parce qu’ils se disent qu’il y a peut-être des droits à récupérer à des prix qui seront bien inférieurs à ce qu’ils ont pu être”, explique Pierre Maes. Mais le lancement d’un nouvel appel d’offre pourrait prendre du temps, alors que Mediapro doit cesser de diffuser le championnat le 31 janvier prochain: “Le délai peut-être réduit si on demande aux opérateurs de se positionner en une semaine, mais ça ne renforce pas, pour la Ligue, les chances de recevoir de belles offres”, commente le spécialiste. Un risque d’écran noir est-il alors envisageable ? “Personne n’y a intérêt, et des solutions seront trouvées. La Ligue peut envisager d’autres alternatives, comme la création de sa propre chaîne”, répond Mickaël Terrien.


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• Quelles conséquences pour les clubs ?

Les droits TV représentent en moyenne 50% du budget des clubs, il est donc urgent de trouver une solution. Selon Mickaël Terrien, “cette situation retarde simplement le moment où les droits seront de nouveau versés aux clubs, mais ça ne va pas changer grand chose pour eux, puisqu’à l’heure actuelle, ils ne perçoivent quasiment rien depuis que Mediapro a cessé de payer”. Quid de la proposition de Maxime Saada de diminuer le nombre de clubs professionnels qui se partagent les revenus des droits TV ? Pour Mickaël Terrien une telle réforme présente à la fois des avantages et des inconvénients: “Plus il y a de clubs, plus il y a de matches, donc le produit à vendre est plus important. Mais avec moins de clubs, le championnat peut-aussi être plus compétitif, avec des équipes qui pourraient augmenter leurs dépenses pour éviter la relégation. La Bundesliga fonctionne très bien à 18 clubs, la Premier League fonctionne très bien à 20 clubs. C’est un grand débat, pour lequel il n’existe pas de réponse”.


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Baisse de la valeur de la Ligue 1 ? Ecran noir ? Les 4 questions (et leurs réponses) que pose la restitution par Canal+ de ses droits TV

• Pourquoi Canal+ a-t-elle décidé de restituer les matches pour lesquels elle possédait les droits de diffusion ?

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Cette décision de remettre ses droits en jeu met maintenant la LFP dans l’embarras. Selon Pierre Maes, spécialiste des droits TV et auteur de “Business des droits TV du foot”, les intentions de Canal+ sont claires: “Le message est de montrer qu’ils sont en position de force, qu’ils n’ont pas peur d’une éventuelle nouvelle concurrence, et que les droits de la Ligue 1 ne sont pas aussi indispensables pour eux que la LFP ne le croit”. Mickaël Terrien, économiste du sport et maître de conférence à la Faculté des sciences et du sport et de l’éducation physique à l’Université de Lille le rejoint: “Canal+ n’a plus besoin de la Ligue 1. En proposant une multitude d’offres, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont perdu quasiment aucun abonné depuis qu’ils n’ont plus les droits de la Ligue 1″.


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C’est plus que probable“, répond Mickaël Terrien. “Si Canal+ est le seul diffuseur à répondre à l’appel d’offres, c’est eux qui fixeront les prix, et ils tendront vers une baisse, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure”, argumente-t-il. Lors de l’appel d’offres en 2018, pour la période 2020-2024, les droits TV avaient atteint 1,153 milliards d’euros, un record, et une hausse de près de 60% par rapport au contrat précédent. Mais selon Pierre Maes, “la valeur du championnat dépend surtout de ce que les opérateurs sont prêts à payer. Si la valeur de la Ligue 1 a augmenté ces dernières années, c’est qu’il y avait une grande concurrence pour en acquérir les droits. Et aujourd’hui cette concurrence n’existe plus”. Une grande partie des droits TV étant reversée aux clubs, Mickaël Terrien ajoute que les diffuseurs auraient tout de même intérêt à ce que la baisse de leur valeur ne soit pas trop importante: “La qualité du spectacle proposé dépendra du prix qu’ils voudront y mettre”.

• A quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Si Canal+ semble confiant en demandant un nouvel appel d’offre, la chaîne cryptée n’est néanmoins pas à l’abri que d’autres acteurs débarquent sur le marché des droits TV de la Ligue 1, comme Amazon Prime. “On peut imaginer que des acteurs internationaux viennent se positionner parce qu’ils se disent qu’il y a peut-être des droits à récupérer à des prix qui seront bien inférieurs à ce qu’ils ont pu être”, explique Pierre Maes. Mais le lancement d’un nouvel appel d’offre pourrait prendre du temps, alors que Mediapro doit cesser de diffuser le championnat le 31 janvier prochain: “Le délai peut-être réduit si on demande aux opérateurs de se positionner en une semaine, mais ça ne renforce pas, pour la Ligue, les chances de recevoir de belles offres”, commente le spécialiste. Un risque d’écran noir est-il alors envisageable ? “Personne n’y a intérêt, et des solutions seront trouvées. La Ligue peut envisager d’autres alternatives, comme la création de sa propre chaîne”, répond Mickaël Terrien.


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Les nouvelles mutations du coronavirus n’affecteront pas les vaccins, affirme l’agence sanitaire russe

Coronavirus


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CC0 / outsideclick

L’agence sanitaire russe a expliqué pourquoi les nouvelles mutations du coronavirus n’affectaient pas les vaccins anti-Covid. C’est parce qu’elles ne concernent qu’un pourcentage faible du génome du virus.

Toutes les mutations du coronavirus détectées ne concernent que 0,1% du génome du virus, c’est pourquoi elles n’affecteront ni le diagnostic ni la vaccination, indique l’agence sanitaire russe (Rospotrebnadzor).

«Il y a 30.000 nucléotides dans le génome [du virus, ndlr]. Tous les changements entre les souches sont à 0,1% près. Cela n’affectera ni les diagnostics ni les vaccins», précise le rapport.

Auparavant, l’Organisation mondiale de la santé avait prévenu que le coronavirus continuerait de muter, le jugeant comme un processus «naturel».

Les nouvelles mutations

Au Royaume-Uni, un nouveau variant du SRAS-CoV-2 a été découvert à la mi-décembre. Il serait capable de se propager 70% plus rapidement que la variante régulière du coronavirus. Le 8 janvier, l’OMS a déclaré que la variante britannique était plus contagieuse que le coronavirus original, mais pas autant que précédemment rapporté: le taux de réplication est passé de 1,1 à 1,5. La nouvelle variante est désormais présente dans plusieurs pays, dont la Russie et la France.

Une nouvelle mutation du virus, baptisée 501.V2, a en outre été signalée en Afrique du Sud. Selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC), cette variante est désormais devenue l’espèce dominante en Afrique du Sud.

Au Japon, l’Institut japonais des maladies infectieuses a annoncé le 10 janvier avoir identifié une nouvelle mutation du coronavirus, différente de celles qui se répandent au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. Pour l’instant, il est difficile d’évaluer si la nouvelle souche est plus contagieuse ou pathogène.


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Le porte-parole du Kremlin explique pourquoi Poutine ne s’est pas encore fait vacciner contre le Covid-19

Vladimir Poutine


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Sputnik . Alexeï Nikolski

Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a expliqué pourquoi le Président ne s’était pas fait vacciner contre le Covid-19. Il a rappelé qu’avant cela toutes les formalités devaient être faites.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est prononcé sur la vaccination du Président russe, annonçant que ce dernier devrait en parler «dans un proche avenir».

«Il [Poutine, ndlr] a en fait dit qu’il ne manquerait pas de le faire. Il avait dit qu’il allait se faire vacciner, qu’il avait pris cette décision et qu’il attendait que toutes les formalités soient accomplies», a déclaré M.Peskov.

Lors de sa 16e grande conférence de presse annuelle le 17 décembre 2020, Vladimir Poutine a fait savoir qu’il allait se faire inoculer une préparation dès que cela sera possible, évoquant des restrictions d’âge.

«Je ne vois aucune raison pour ne pas se faire vacciner», a indiqué le Président russe.

Le ministre de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a annoncé samedi 26 décembre que le vaccin anti-Covid Spoutnik V avait été approuvé pour la vaccination des personnes âgées de plus de 60 ans. D’après les résultats des essais cliniques, le produit a montré une sécurité totale et une efficacité de plus de 90% dans cette tranche d’âge.


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