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Mali : Des gilets jaunes français à propos des troupes françaises au Mali : « L’armée française a été inefficace au Mali…»

Une patrouille du 1er RHP, au Mali, en 2018 | ILLUSTRATION EMA
Une patrouille du 1er RHP, au Mali, en 2018 | ILLUSTRATION EMA

Yannick Caroff et Sébastien Perimony sont, depuis quelques jours, à Bamako pour participer à une manifestation anti politique française au Mali prévue pour ce 20 janvier 2021. Tous gilets jaunes, les sujets français ont, en compagnie des organisateurs de la manifestation (Yèrèwolo débout sur les remparts) animé, dimanche 17 janvier, une conférence de presse à la maison de la presse.

« Je suis venu vous dire qu’il y a une vraie France, des Français qui en ont marre des dirigeants qui font du néocolonialisme, qui ne profitent pas à l’ouvrier et aux fonctionnaires français, mais à un petit groupe des gens qu’on appelle les oligarques qui financent les élections », explique Yannick Caroff. Emmanuel Macron qui dirige le pays « ne représente pas les Français ». Ce gilet jaune d’accepter Macron représentant du peuple français. « Emmanuel Macron n’est pas le représentant du peuple français, c’est le représentant de l’oligarchie financière mondiale. Ce n’est pas du complotasse, c’est factuel », a-t-il déclaré

Pour ce gilet jaune précise, Macron n’est qu’une marionnette des financiers.

Le peuple français est contre l’occupation de l’armée française au Mali, a-t-il dit, ajoutant : « Il faut qu’elle retourne à la maison dès maintenant ».

Présente au Mali depuis 2013, l’armée française a été inefficace, regrette le conférencier qui ajoute : « Ils ne sont pas deux, ni cent sur le territoire malien. Ces militaires français sont des milliers, mais la question : est-ce que cela a réduit des attaques et tueries ? La réponse est non. Ils sont là pour la formation des militaires maliens, mais est-ce que ceux-ci sont formés ? Je dirais non ».

À entendre Sébastien Perimony, des gilets jaunes ont tenu une manifestation de soutien aux militaires maliens en 2019. Cela, dit-il, face à une situation chaotique organisée par mon pays (la France). Il a félicité le courage et le combat héroïques des FAMa qui travaillent dans des conditions difficiles et a plaidé pour le départ des troupes françaises au Mali.

Faisant à allusion à un discours tenu en septembre 1961 par l’ex-président Modibo Keita, le sujet français demeure convaincu d’une chose : nous ne confondrons jamais les peuples avec des gouvernements qui les dirigent contre leur propre gré. Ce conférencier qui se reconnait dans les idéaux de Modibo Keita enseigne qu’il « va, à nouveau, falloir créer sa propre monnaie, une banque nationale ; des projets de développement industriel comme l’a fait Modibo ».

Aux Maliens, le gilet jaune a été clair : « Vous avez une chance unique par le travail que vous avez fait. C’est-à-dire, le début de la révolution qui a fait partir un président marionnette (IBK). Le CNT a été créé, vous devrez aller jusqu’au bout maintenant. Ne l’écoutez jamais, si le CNT ne vous présente pas des projets de développement ».

Ce gilet jaune français a également fait des révélations fracassantes. Pour lui,les soldats français sont morts au nord du Mali parce qu’ils n’avaient pas des outils nécessaires, ils avaient des « vieux blindés ». « Il faut que ça s’arrête, on envoie ces militaires français mourir dans des sales boulots au Mali, au Congo, en Syrie et partout dans le monde », a-t-il énoncé.

Les vérités de Adama Ben Diarra dit le cerveau

« Depuis que le MNLA a été reçu à L’Elysée, la crise malienne a éclaté deux mois après (17 janvier 2012). Nous sommes là, ce 17 janvier 2021, avec des braves français et des Maliens de la diaspora afin qu’on puisse libérer le Mali », explique Adama Diarra. Quand on parle de la France-Afrique, on parle, selon lui, des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur du Mali. En réaction aux propos de Malick Diaw, président du CNT, le panafricaniste a été clair : « Celui qui est avec le Mali est avec nous. Mais celui qui laisse le Mali nous laisse nous aussi ». L’enfant terrible de Kati dit être dans le CNT pour défendre le pays et dénoncer le mal que fait la France au Mali. Aussi, a-t-il renoncé à tous ses avantages dans le CNT. « Le salaire des membres du CNT est 1 millions cinq cent mille F CFA par mois. Je m’en fou. Nous devons passer 15 mois au CNT. Le total de cet argent fait 22 millions 5 cent mille F CFA, je ne touche pas à un seul franc », a-t-il promis.

Ce n’est pas la prison ou la mort qui vont nous intimider, a-t-il dit, ceux qui s’opposent à notre combat partirons comme IBK. Ce 20 janvier restera une date histoire, la France pliera ses bagages, a-t-il promis.

Mamadou Diarra

Source: le Pays



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Author: Mamadou Makadji

Des gilets jaunes français à propos des troupes françaises au Mali : « L’armée française a été inefficace au Mali…»

Yannick Caroff et Sébastien Perimony sont, depuis quelques jours, à Bamako pour participer à une manifestation anti politique française au Mali prévue pour ce 20 janvier 2021. Tous gilets jaunes, les sujets français ont, en compagnie des organisateurs de la manifestation (Yèrèwolo débout sur les remparts) animé, dimanche 17 janvier, une conférence de presse à la maison de la presse.

« Je suis venu vous dire qu’il y a une vraie France, des Français qui en ont marre des dirigeants qui font du néocolonialisme, qui ne profitent pas à l’ouvrier et aux fonctionnaires français, mais à un petit groupe des gens qu’on appelle les oligarques qui financent les élections », explique Yannick Caroff. Emmanuel Macron qui dirige le pays « ne représente pas les Français ». Ce gilet jaune d’accepter Macron représentant du peuple français. « Emmanuel Macron n’est pas le représentant du peuple français, c’est le représentant de l’oligarchie financière mondiale. Ce n’est pas du complotasse, c’est factuel », a-t-il déclaré

Pour ce gilet jaune précise, Macron n’est qu’une marionnette des financiers.

Le peuple français est contre l’occupation de l’armée française au Mali, a-t-il dit, ajoutant : « Il faut qu’elle retourne à la maison dès maintenant ».

Présente au Mali depuis 2013, l’armée française a été inefficace, regrette le conférencier qui ajoute : « Ils ne sont pas deux, ni cent sur le territoire malien. Ces militaires français sont des milliers, mais la question : est-ce que cela a réduit des attaques et tueries ? La réponse est non. Ils sont là pour la formation des militaires maliens, mais est-ce que ceux-ci sont formés ? Je dirais non ».

À entendre Sébastien Perimony, des gilets jaunes ont tenu une manifestation de soutien aux militaires maliens en 2019. Cela, dit-il, face à une situation chaotique organisée par mon pays (la France). Il a félicité le courage et le combat héroïques des FAMa qui travaillent dans des conditions difficiles et a plaidé pour le départ des troupes françaises au Mali.

Faisant à allusion à un discours tenu en septembre 1961 par l’ex-président Modibo Keita, le sujet français demeure convaincu d’une chose : nous ne confondrons jamais les peuples avec des gouvernements qui les dirigent contre leur propre gré. Ce conférencier qui se reconnait dans les idéaux de Modibo Keita enseigne qu’il « va, à nouveau, falloir créer sa propre monnaie, une banque nationale ; des projets de développement industriel comme l’a fait Modibo ».

Aux Maliens, le gilet jaune a été clair : « Vous avez une chance unique par le travail que vous avez fait. C’est-à-dire, le début de la révolution qui a fait partir un président marionnette (IBK). Le CNT a été créé, vous devrez aller jusqu’au bout maintenant. Ne l’écoutez jamais, si le CNT ne vous présente pas des projets de développement ».

Ce gilet jaune français a également fait des révélations fracassantes. Pour lui,les soldats français sont morts au nord du Mali parce qu’ils n’avaient pas des outils nécessaires, ils avaient des « vieux blindés ». « Il faut que ça s’arrête, on envoie ces militaires français mourir dans des sales boulots au Mali, au Congo, en Syrie et partout dans le monde », a-t-il énoncé.

 Les vérités de Adama Ben Diarra dit le cerveau

« Depuis que le MNLA a été reçu à L’Elysée, la crise malienne a éclaté deux mois après (17 janvier 2012). Nous sommes là, ce 17 janvier 2021, avec des braves français et des Maliens de la diaspora afin qu’on puisse libérer le Mali », explique Adama Diarra. Quand on parle de la France-Afrique, on parle, selon lui, des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur du Mali. En réaction aux propos de Malick Diaw, président du CNT, le panafricaniste a été clair : « Celui qui est avec le Mali est avec nous. Mais celui qui laisse le Mali nous laisse nous aussi ». L’enfant terrible de Kati dit être dans le CNT pour défendre le pays et dénoncer le mal que fait la France au Mali. Aussi, a-t-il renoncé à tous ses avantages dans le CNT. « Le salaire des membres du CNT est 1 millions cinq cent mille F CFA par mois. Je m’en fou. Nous devons passer 15 mois au CNT. Le total de cet argent fait 22 millions 5 cent mille F CFA, je ne touche pas à un seul franc », a-t-il promis.

Ce n’est pas la prison ou la mort qui vont nous intimider, a-t-il dit, ceux qui s’opposent à notre combat partirons comme IBK. Ce 20 janvier restera une date histoire, la France pliera ses bagages, a-t-il promis.

Mamadou Diarra

Source: Journal le Pays- Mali


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Author: bamada.net

Un kitesurfeur trouve un message dans une bouteille avec une bague en diamant à l’intérieur et retrouve son propriétaire

Le kitesurfeur canadien Sebastien Allain a accidentellement perdu une partie de son matériel en faisant du kitesurf cet hiver. En effectuant les recherches pour retrouver son bien, il a fait une découverte inattendue : une bouteille qui contenait non seulement un message, mais aussi une bague sertie d’un diamant.

Sebastien a retrouvé l’expéditeur et a appris que ce n’était pas le premier message qu’il envoyait, ni le premier qui lui était retourné.

Sebastien surfait dans la baie de Chezzetcook, en Nouvelle-Écosse, le 6 décembre 2020, lorsqu’une forte rafale de vent a emporté son cerf-volant au loin dans l’eau. Comme Allain l’a expliqué plus tard à CTV News, « le vent poussait vers le large, donc il a poussé le cerf-volant vers la mer ».

(Avec l’aimable autorisation de Sebastien Allain)
East Chezzetcook en Nouvelle-Écosse, Canada, où la bouteille a été trouvée (Capture d’écran / Google Maps)

Il avait emprunté cet équipement coûteux à un ami. Déterminé à le récupérer, le surfeur a cartographié la zone et a attendu que le mauvais temps se calme avant de commencer les recherches en nageant dans des eaux froides et quelque peu agitées jusqu’à une île voisine.

Après quelques heures d’intenses recherches, Sebastien a fini par retrouver le cerf-volant disparu, mais en le récupérant, il a remarqué quelque chose de brillant qui était partiellement pris dans le sol marécageux : une bouteille fermée contenant un papier roulé et un petit objet.

Il l’a ramassée.

Après quoi, Sebastien est rentré chez lui, impatient de prendre une bonne douche et un repas bien chauds. Mais au fait, qu’y avait-il dans la bouteille ? « Je l’avais complètement oubliée », a-t-il dit à Epoch Times, « je suis donc allé dans le camion pour la récupérer. »

À l’intérieur, il a trouvé trois pages écrites à la main ; en les lisant, elles lui ont appris que la bouteille avait été remplie et jetée à la mer par un homme de la région âgé de 70 ans qui envoyait des messages de ce genre depuis 30 ans.

(Avec l’aimable autorisation de Sebastien Allain)

L’homme affectionnait y glisser une courte lettre avec son adresse dans l’espoir de faire de nouvelles connaissances à travers le monde, a expliqué Sebastien.

Toujours à l’intérieur de la bouteille, il a trouvé une petite bague sertie d’un diamant, ayant appartenu à la mère de l’expéditeur, décédée en 2018. Sebastien a partagé des photos de son incroyable trouvaille sur Instagram.

« Il n’avait personne à qui transmettre l’alliance de sa mère, il l’a donc placée dans cette bouteille dans l’espoir qu’elle trouve un acquéreur qui en fasse bon usage », a expliqué Sebastien.

Par coïncidence, la semaine précédant la découverte de la bague, Sebastien avait fait sa demande en mariage à sa petite amie Liosa.

Sebastien avec sa fiancée, Liosa Bennett (Avec l’aimable autorisation de Sébastien Allain)

Le couple a décidé de contacter l’expéditeur, et a désiré lui rendre visite. C’est avec une boîte de chocolats de Noël à la main qu’ils sont arrivés chez l’ancien meunier qui les a enchantés par le récit des aventures survenues à toutes ces bouteilles messagères qu’il avait jetées à la mer pendant des décennies.

Une autre bouteille échouée a été découverte par un professeur dont les élèves ont envoyé des dizaines de cartes de Noël au retraité. Tout en restant anonyme et en refusant d’être interviewé, l’homme dit qu’il est heureux que ses bouteilles apportent de la joie aux autres.

FOCUS SUR LA CHINE – Un groupe chinois influence les médias américains

Le saviez-vous ?

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Author: Louise Bevan

« Le ténébrion meunier, un ver de dégustation »

Des vers, à la ferme expérimentale d’Ynsect, à Dole (Jura).

Matières premières. L’insecte est prêt à faire le pique-assiette. En l’occurrence, la larve du ténébrion meunier, le fameux « ver de farine », désireuse de s’inviter à la table des consommateurs européens. Elle a franchi une étape-clé, mercredi 13 janvier, avec la publication de l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments de l’Union européenne (EFSA), qui estime que cette larve de coléoptère peut être déglutie sans danger, « sous forme d’insecte entier séché ou sous forme de poudre ». Les experts estiment toutefois nécessaire de poursuivre des études complémentaires pour évaluer d’éventuelles réactions allergiques.

Cette décision donne des ailes à la société Agronutris, pionnière sur le marché de l’insecte. C’est elle qui avait saisi l’EFSA dès 2018. A l’origine, la PME s’appelait Micronutris, et s’était d’emblée positionnée sur l’alimentation humaine, testant neuf sortes d’insectes, du grillon au ver de farine. Mais le changement de la réglementation européenne l’avait prise à contre-pied. Depuis 2018, le règlement Novel Food impose que tous les produits alimentaires contenant vers ou grillons soient soumis à autorisation de l’EFSA. Les criquets au paprika ou le molitor ail et fines herbes ont alors disparu des rayons des magasins français.

D’importantes levées de fonds

Les start-up qui en pincent pour l’élevage d’insectes se sont donc repositionnées sur le marché de la nourriture pour animaux, où ces nouvelles protéines sont autorisées. Et la plupart ont fait le choix de la mouche soldat noire, dite Hermetia illucens – à l’instar d’InnovaFeed ou d’Agronutris. Ynsect, quant à elle, défendait le choix du ver de farine. La société s’est donc réjouie de la décision de l’EFSA, espérant bénéficier du terrain déjà défriché par d’autres. Elle a pour sa part déposé un dossier auprès de l’instance européenne fin 2020 pour un ingrédient à base de protéines d’insectes déshuilés destiné à la nutrition sportive.

Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de toutes ces « foodtech » réunies ne pèse pas plus qu’une aile de papillon. Mais elles brassent beaucoup d’air médiatique et autant d’argent. Qu’on en juge. Ynsect a levé 350 millions d’euros depuis sa création en 2011 et se dote d’une usine de vers de farine dans la Somme, qui ouvrira début 2022. Son concurrent InnovaFeed, également dans la Somme, a réuni 200 millions d’euros de financement. Agronutris tente pour sa part de boucler son tour de table pour lancer un site dans les Ardennes. Les projets d’élevage d’insectes fourmillent en France. Reste à savoir combien prendront vraiment leur envol.


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De la neige attendue du Nord à l’Ile-de-France

A Mulhouse, le 14 janvier 2021, à la suite de chutes de neige en Alsace.

Météo France prévoit des chutes de neige, samedi 16 janvier, du nord du pays – du Nord, aux Ardennes, à l’Ile-de-France et à la Bourgogne – et a placé treize départements en vigilance orange pour neige et verglas avant un redoux dans la nuit de samedi à dimanche.

Les départements placés en vigilance orange sont l’Aisne (02), le Nord (59), l’Oise (60), le Pas-de-Calais (62), Paris et petite couronne (75-92-93-94), la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78), la Somme (80), l’Essonne (91) et le Val-d’Oise (95).

Au petit matin, il fera particulièrement froid avec des gelées quasi généralisées sur le pays. Une nouvelle perturbation pluvieuse gagnera progressivement la Bretagne puis les régions voisines de la Manche en début de journée.

Précipitations verglaçantes

Dans l’après-midi, elle gagnera le nord et le nord-ouest du pays. Des chutes de neige parfois modérées se produiront des Hauts-de-France et des Ardennes au nord de la région Centre en passant par l’Ile-de-France et la Bourgogne, avec de la neige en plaine (3 à 10 cm attendus) puis temporairement des précipitations verglaçantes, avant une accalmie puis un net redoux en soirée et la nuit suivante.

Sur l’Est, l’ambiance restera grise et froide dans la journée avant l’arrivée de la neige au cours de la nuit suivante. Sur l’Auvergne Rhône-Alpes, quelques flocons tomberont à basse altitude l’après-midi et le soir sous un ciel très nuageux. Sur le nord de la Nouvelle Aquitaine, les nuages s’imposeront et donneront quelques gouttes avant l’arrivée de la pluie la nuit suivante avec un risque de verglas vers le Limousin. Plus au sud, le ciel hésitera entre nuages et éclaircies avec tout au plus quelques gouttes sur la Côte-d’Azur et l’ouest de la Corse. Autour de la Méditerranée, mistral et tramontane souffleront jusqu’à 70/80 km/h en rafales.

Le Monde avec AFP


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Eva Thomas, la femme qui brisa l’omerta de l’inceste

Eva Thomas, chez elle, à Grenoble, le 11 janvier.

Elle s’est précipitée sur le livre de Camille Kouchner. Grâce à un ami libraire, Eva Thomas l’a obtenu le mercredi 6 janvier, la veille de sa sortie, et lu d’une traite. Elle ne pouvait attendre davantage. Eva Thomas est la première femme à avoir parlé d’inceste à visage découvert à la télévision française, en 1986. La Familia grande (Seuil), livre dans lequel Camille Kouchner accuse son beau-père, le constitutionnaliste Olivier Duhamel, d’inceste sur son frère jumeau, a déjà embué quelques yeux de lecteurs. Il a enchanté la Grenobloise.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « La Familia grande », autopsie d’un inceste

« J’ai ressenti de la joie, comme avec Le Consentement, le livre de Vanessa Springora, raconte-t-elle. Je me suis dit : “Ça y est, elle est sauvée.” Je sais ce que ça coûte de parler de l’inceste, le travail que ça demande. Parler permet de retrouver son identité, d’arrêter la danse permanente avec la mort. Je suis tellement contente. 2021 commence bien, c’est un petit pas de plus dans la prise de conscience de la société. »

Un basculement historique

Eva Thomas nous reçoit à Grenoble le 8 janvier, jour de soleil sur les Alpes enneigées. Petit gabarit et grande énergie, humeur joyeuse, regard vert et vif, elle a 78 ans mais en paraît bien moins. Assise au bout de la grande table de sa cuisine, elle ôte son masque et s’excuse : « Le fait de ne pas avoir pu parler pendant longtemps était pour moi comme un bâillon, donc porter le masque m’est difficile. » Elle avait 44 ans quand, lors d’une soirée des « Dossiers de l’écran », elle a raconté avoir été violée par son père, une nuit, à l’âge de 15 ans.

« L’inceste dérange tellement… C’est une sorte de déni collectif. On brise le silence, puis la société oublie vite et le déni se réinstaure. Alors, il faut en reparler. » Eva Thomas

Un basculement historique qui a permis aux Français de prendre conscience de la réalité de l’inceste et le traumatisme qu’il crée. À trente-cinq ans d’écart, sa parole et celle de Camille Kouchner provoquent le même effet de souffle, comme si le basculement n’avait pas été complet. « L’inceste dérange tellement… C’est une sorte de déni collectif, analyse Eva Thomas. On brise le silence, puis la société oublie vite et le déni se réinstaure. Alors, il faut en reparler. »

En 1986, son témoignage est un joli coup médiatique. Elle vient d’écrire un manuscrit sur son histoire, sous le nom de plume d’Eva Thomas, et contacte diverses personnes pour tenter de le publier : l’écrivaine Nancy Huston, la ministre des droits de la femme Yvette Roudy… Un an plus tôt, elle a créé l’association SOS Inceste à Grenoble. Au printemps 1986, l’équipe d’Armand Jammot la contacte pour une émission le 2 septembre. Elle l’annonce aux éditions Aubier, qui décident de publier son manuscrit, Le Viol du silence, le lendemain des « Dossiers de l’écran ».

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Le Festival « off » d’Avignon change de patron et prépare une édition « sous contraintes sanitaires »

Sébastien Benedetto, président d’Avignon Festival et Compagnies, en 2017.

Son nom de famille est indissociable de l’histoire du Festival « off » d’Avignon. Sébastien Benedetto, fils d’André Benedetto, créateur du « off » en 1967, a été élu, lundi 11 janvier, président d’Avignon Festival & Compagnie (AF&C). Cette association, qui coordonne ce vaste marché du spectacle vivant, avait été dirigée par son père entre 2006 et 2009.

Lire le récit : Comment le Festival d’Avignon fait face aux conséquences de l’annulation

En choisissant à une large majorité cet artiste avignonnais âgé de 41 ans, directeur de l’emblématique Théâtre des Carmes, pour remplacer Pierre Beffeyte, démissionnaire, le conseil d’administration d’AF&C fait le choix de la continuité dans une période de tensions et d’incertitudes sur la tenue du prochain festival. Après l’annulation de l’édition en 2020 pour cause de Covid, il revient à Sébastien Benedetto la lourde tâche de relancer la « machine » du « off » dans un contexte sanitaire imprévisible. Les dates de l’édition 2021 ont été validées par l’association : ce festival tentaculaire, qui rassemble 1 600 spectacles et plus de 5 000 artistes dans 140 lieux, devrait se tenir du 7 au 31 juillet (le « in » se déroulant du 5 au 25 juillet).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pour le Festival « off » d’Avignon, incertitude juridique et faillite économique

En choisissant cet artiste avignonnais de 41 ans, le conseil d’administration fait le choix de la continuité

« J’ai la conviction que ce sera un festival essentiel pour les théâtres, les compagnies, le public, les commerçants, les collectivités », veut croire le nouveau président. Le « off » assure en effet 50 millions de retombées économiques sur le territoire du Grand Avignon et offre une vitrine sans égale aux compagnies théâtrales – privées de visibilité depuis bientôt un an – pour diffuser leurs spectacles. Sans illusion sur une disparition du virus d’ici à l’été, l’AF&C travaille sur un scénario de reprise avec des contraintes sanitaires fortes : jauges réduites, aération des salles entre chaque séance, gestion du flux du public – autant d’impératifs qui auront des répercussions financières. Les compagnies vont demander une baisse des tarifs de location si le nombre de spectateurs est limité, mais les théâtres auront du mal à baisser leurs prix s’ils doivent diminuer le nombre de créneaux horaires.

Marché libéral

« La solution passe par un festival plus solidaire », explique Sébastien Benedetto. S’inscrivant dans les pas de Pierre Beffeyte, le nouveau président souhaite renforcer le fonds d’aide à la professionnalisation lancé par son prédécesseur. Pour y parvenir, l’AF&C envisage de développer la billetterie centralisée (qui ne représente que 100 000 billets sur les 1,7 million vendus). Environ 1,50 euro serait prélevé sur chaque ticket « off » afin d’alimenter le fonds. Il s’agirait aussi de faire appel au soutien du ministère de la culture par le biais du plan de relance, de solliciter l’aide des collectivités territoriales et de partenaires privés. « Pour garantir l’emploi des compagnies, nous devons trouver 5 millions d’euros », estime Pierre Beffeyte.

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Un deuxième ministre visé par une enquête pour «prise illégale d’intérêt» en moins de 24h

Urgent


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Sputnik

Après le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, celui des Outre-mer Sébastien Lecornu est également visé ce mercredi par une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêts.

Après le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, celui des Outre-mer Sébastien Lecornu est également visé ce mercredi par une enquête préliminaire pour prise illégale d’intérêts.

Détails à suivre


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Ouverture d’une enquête pour « prise illégale d’intérêts » à l’encontre du ministre Sébastien Lecornu

Sébastien Lecornu, le 3 octobre 2020.

Une enquête préliminaire pour « prise illégale d’intérêts » vise le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, pour ses activités passées à la tête du département de l’Eure, a indiqué, mercredi 13 janvier, le Parquet national financier (PNF), confirmant des informations du Canard enchaîné et de Libération.

Cette enquête a été ouverte en mars 2019 des chefs de « prise illégale d’intérêts » et d’« omission de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Elle a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Lire aussi La CJR ouvre une enquête contre le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, pour « prises illégales d’intérêt »

Le Monde avec AFP

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Un jour, un objet fait en France (8/10) : la chaise de jardin Bistro

Une chaise Bistro.

Cette petite chaise pliante est née à la fin du XIXe siècle pour habiller les guinguettes des bords de Marne. La Bistro, contemporaine de la tour Eiffel, a connu un succès immédiat : simple, maniable et résistante, elle faisait l’affaire des limonadiers qui pouvaient, grâce à elle, échapper au paiement d’une patente pour « terrasse fixe ». Son nom viendrait, selon la légende, des soldats russes qui tiraient la chaise pour s’y asseoir en braillant dans leur langue « bistro » (« vite » en russe) lorsqu’ils s’attablaient à la taverne.

Détenteur du brevet original « Simplex » déposé par un certain Edouard Leclerc en 1889, le fabricant Fermob de mobilier de jardin, basé dans l’Ain, a fait évoluer le modèle. Tout en conservant sa silhouette emblématique, il a remplacé les lattes en bois par du métal. Le barreau d’assise a été renforcé pour gagner en résistance et est breveté.

Une version en hêtre

Aujourd’hui, la chaise est proposée en 24 couleurs, de l’orange ou fuchsia vitaminés, jusqu’aux pastels dont un très couru vert opaline. Certaines sont déployées à Bryant Park ou à Times Square à New York. Toutes sont fabriquées à Thoissey sur le site industriel de cette petite PME spécialisée en métallurgie, comptant 193 salariés.

Aujourd’hui, plus de 100 000 exemplaires des chaises Bistro sont vendus chaque année de par le monde. Une famille a même été imaginée autour de cette assise légendaire : une table et une chaise longue notamment, tout aussi faciles à vivre. Et s’il en coûte 59,50 euros pièce pour acquérir le siège, ce petit morceau d’histoire, il faudra débourser 79 euros pour sa récente version en hêtre. Car de plus en plus de clients réclament, en 2020, la version originelle de la Bistro, avec ses lattes en bois peint, comme autrefois.

Notre sélection : 50 objets, 50 histoires qui ont révolutionné le design


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