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« Servant » : entre suspense et horreur, l’impossible deuil de Dorothy et Sean

Dorothy (Lauren Ambrose), Julian (Rupert Grint) et Sean (Toby Kebbell) dans l’épisode 3 de « Servant ».

APPLE TV+ – À LA DEMANDE – SÉRIE

A la question de savoir si Servant, l’excellente série créée par le scénariste Tony Basgallop, et dont le cinéaste américain M. Night Shyamalan assure la production exécutive pour Apple TV+, « méritait » une saison 2, la réponse est incontestablement positive. Mais ce n’est pas pour autant qu’il fallait la faire, comme en témoigne cette suite pour le moins déroutante.

Les dix épisodes très « shyamaliens », mis en ligne fin 2019 sur la plate-forme alors tout juste lancée, montraient un couple orphelin de son nourrisson, Jericho. La mère, Dorothy (Lauren Ambrose), qui tentait de surmonter sa perte grâce à un poupon, allait jusqu’à recruter une mystérieuse nounou pour s’en occuper.

Dotée d’étranges pouvoirs vraisemblablement liés à ses années passées au sein d’une communauté religieuse, Leanne (Nell Tiger Free) « ressuscitait » l’enfant et devenait le catalyseur de l’équilibre du couple. Jusqu’à son départ du foyer des Turner et son terrible corollaire : le retour de Jericho à son statut d’objet inanimé. Opérant un curieux virage, cette nouvelle saison vient arracher Servant à ce qu’elle aurait dû rester, une parabole glaçante sur la dépression post-partum et le deuil périnatal, pour en faire un thriller horrifique teinté de comédie.

De la névrose à la paranoïa

Suivant une structure identique à la première saison – un épisode « livre » une pièce du puzzle –, la série met en scène la névrose de Dorothy au moment où elle se transforme en paranoïa. Persuadée que Leanne s’est enfuie avec Jericho, elle entraîne son mari, Sean (Toby Kebbell), et son frère, Julian (Rupert Grint, intéressant) à sa poursuite.

Servant prend alors la forme d’une enquête qui tourne au vaudeville lorsque les trois complices improvisent un business de pizzas à emporter pour s’introduire dans la maison où la nourrice a trouvé une nouvelle place. A mi-parcours (seuls sept épisodes étaient visibles au moment d’écrire ces lignes), la série se fige en un affrontement psychologique entre Dorothy et Leanne, retenue prisonnière dans un grenier propice à la fantasmagorie.

Le luxueux brownstone des Turner se divise alors en deux mondes : au combat de furies qui se joue tout en haut répond le désarroi de deux hommes réfugiés en cuisine, attablés autour d’un verre, eux-mêmes tiraillés entre la tentation de croire au retour de l’enfant et celle d’en accepter l’impossible disparition. Ce nœud de vipères pourrait être fécond si le scénario ne démultipliait les pistes jusqu’à l’absurde, et jusqu’à nous perdre.

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Le «joyeux» Noël de milliers de chauffeurs coincés à Douvres

Les camions venant du Royaume-Uni, Douvres, le 21 décembre 2020


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REUTERS / TOBY MELVILLE

Des milliers de camionneurs européens, revenant d’outre-Manche et bloqués au port de Douvres, n’ont pas pu passer Noël en famille. Afin de pouvoir rentrer sur le sol français, ils ont besoin d’un test négatif de coronavirus dont l’organisation, selon certains d’eux, interrogés par l’AFP, laisse à désirer.

Jour de Noël à Douvres: une demi-heure de klaxons de chauffeurs furieux, car coincés dans ce port anglais reliant le Royaume-Uni au continent. Après deux jours de blocage, instauré par la France suite à la découverte en Grande-Bretagne d’une nouvelle mutation du coronavirus, le trafic a repris le 23 décembre. Pourtant, afin de rentrer sur le sol français, tous les conducteurs doivent être munis d’un test négatif de Covid-19, et cela prend du temps.

D’après Pawel, un conducteur polonais, bloqué à son arrivée dans l’Hexagone, cité par l’AFP, à cause de cette décision «les chauffeurs sont furieux envers la France», dans laquelle il ne compte même pas s’arrêter, «ni pour manger, ni pour faire le plein, ni pour quoi que ce soit d’autre».

«Ils nous ont parqués là et nous ont dit d’attendre […]. Peut-être qu’on arrivera à temps pour le Nouvel An», affirme à l’AFP Valéri, un chauffeur ukrainien de 37 ans, coincé à Douvres depuis trois jours.

Pas de conditions dignes?

Le repas de Noël en famille mis à part, les conducteurs se plaignent de ne même pas avoir de conditions dignes d’existence lors de leur blocage. Ainsi, tandis que certains affirment que des toilettes portables ont été installées mais étaient assez vite pleines, d’autres déplorent n’avoir vu aucune installation.

Le Bulgare Radko Ivanov dénonce le manque d’organisation et qualifie la situation de «terrible». «Il faut se débrouiller pour deviner quoi faire».

Les chauffeurs ne sont pourtant pas restés affamés: des camionnettes avec de la nourriture gratuite, «des hamburgers ou des plats thaïlandais», sont venues pour leur en distribuer, selon l’AFP.

D’après les militaires, qui s’occupent des tests contre le Covid-19, à la mi-journée le 24 décembre, au moins 1.800 chauffeurs avaient déjà été testés, et il restait 3.200 camions sur place.


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Lamborghini, Porsche, Ferrari: 80 supercars partent en fumée en Angleterre – photos

Une Ferrari


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CC0 / toby parsons

De nombreuses supercars anciennes incluant une Ferrari d’un montant de 1,3 million d’euros ont brûlé cette semaine dans deux incendies criminels présumés en Angleterre.

Les pompiers du Cheshire, en Angleterre, n’ont pas pu sauver 80 véhicules dont une Ferrari de 1,2 million de livres sterling (1,3 million d’euros) ainsi que des Lamborghini, des Porsche et des Jaguar englouties par les flammes lors d’incendies qui se sont déclarés le 14 décembre, relate le Sun.

​Ces voitures de luxe appartenant à un riche concessionnaire de véhicules classiques auraient été délibérément détruites par des incendies criminels. Selon le média, elles étaient stockées dans deux dépendances situées sur des terres agricoles.

​Une perte irréparable

L’une des voitures détruites les plus précieuses était la Ferrari susmentionnée, une édition limitée, ainsi qu’une Jaguar XJ et d’autres supercars. Les voitures sont méconnaissables sur les photos prises après l’incendie.

​Le propriétaire est dévasté, a confié au quotidien une source proche du dossier. La plupart des voitures étaient des modèles classiques et certaines étaient presque uniques.

L’enquête conjointe des pompiers et de la police se poursuit.


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Masters de Londres : la folle fin de saison de Daniil Medvedev

Daniil Medvedev, le 21 novembre 2020.

Il est l’homme en forme du moment. Vainqueur du Masters 1 000 à Paris au début du mois de novembre, le tennisman russe Daniil Medvedev pourrait bien faire coup double, dimanche 22 novembre, contre l’Autrichien Dominic Thiem, en finale du Masters de Londres. Il y fera en tout cas figure de favori. Car Medvedev est le seul joueur encore invaincu dans ce tournoi, qui oppose, en chaque fin de saison, les huit meilleurs joueurs du monde.

Vainqueur de ses trois matchs de poule, successivement contre l’Allemand Alexander Zverev (6-3, 6-4), le Serbe Novak Djokovic (6-3, 6-3) et l’Argentin Diego Schwartzman (6-3, 6-3), le Russe a également battu, en demi-finale samedi 21 novembre, Rafael Nadal pour la première fois de sa carrière (3-6, 7-6-, 6-3) après trois échecs – dont un en finale de l’US Open 2019 et un autre lors de ce même Masters de Londres.

« J’avais l’impression de faire de grands coups, mais il n’y avait pas de lien dans mon jeu ; c’est pour ça que je perdais », a-t-il réagi après la rencontre. « Je n’arrivais pas à renvoyer la balle dans les moments importants et il était meilleur dans ces moments-là. Et puis, j’ai décidé de changer des petites choses : m’avancer dans le court, me donner un peu plus. Ça a très bien marché et j’en suis très content. »

Folle fin de saison

Vainqueur de ses neuf derniers matchs (dont six contre des membres du top 10 mondial), Daniil Medvedev est en train de réaliser une fin de saison en boulet de canon. Pourtant, après sa défaite en demi-finale de l’US Open (en trois sets contre Dominic Thiem), en septembre, il semblait sur la pente descendante. Battu dès son entrée en lice à Hambourg et Roland-Garros, il n’avait passé qu’un tour à Saint-Pétersbourg (où il était tenant du titre) et deux à Vienne.

« Je n’aime pas vivre dans le passé », assurait-il avant de débuter sa quinzaine parisienne au tournoi de Bercy, au début du mois de novembre. « Que ce soit du bon ou du mauvais, je veux passer à autre chose et me concentrer sur le futur. Je ne me sens pas trop mal. Bien sûr, ma confiance pourrait être un peu plus élevée. Mais physiquement et mentalement, je me sens prêt pour la fin de saison. »

Deux semaines plus tard, il s’imposait en finale du Masters 1 000 parisien face à Alexander Zverev, un an après son dernier succès à Shanghaï. A l’époque, il sortait de six finales consécutives (pour trois titres) dont une en conclusion d’un tournoi de folie à l’US Open, à New York, où le grand public l’avait découvert.

Lire aussi Tennis : Daniil Medvedev, « Mister Nobody » vite devenu ennemi public numéro un

« Cette victoire à Paris est un énorme boost de confiance avant Londres, expliquait-il à l’ATP, la semaine dernière. Mon tennis était très bon donc j’ai confiance en moi et je pense que ça va m’aider. Je n’avais gagné qu’un seul match en trois ou quatre ans à Bercy, mais cette année, j’ai gagné le tournoi, donc je me sens en confiance. »

« J’espère gagner quelques matchs »

Pour autant, Daniil Medvedev n’affichait pas d’énormes ambitions avant son entrée en lice londonienne, un an après une première expérience qui s’était soldée par trois défaites en autant de matchs : « J’espère y gagner quelques matchs », expliquait-il sobrement après son succès parisien. « Je n’ai pas d’autre objectif que de décrocher quelques victoires. Je ne vise pas le titre final. »

Depuis, il a fait bien mieux qu’espéré. Il a remporté ses trois matchs de poule sans concéder le moindre set, avec en prime une démonstration contre Novak Djokovic, numéro un mondial (6-3, 6-3). « Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sûr que Novak Djokovic ait joué son meilleur tennis aujourd’hui », relativisait le Russe. Un sentiment confirmé par l’intéressé, qui reconnaissait cependant à son adversaire du jour le fait d’avoir joué à un très haut niveau.

« Il est grand et il se déplace bien. Il manque rarement ses revers et c’est simplement un joueur intelligent, un joueur très intelligent, a expliqué le Serbe après la rencontre. Il sait vous faire courir, vous faire jouer et il vous pousse toujours à jouer des coups supplémentaires depuis le fond du court. Si vous commencez à faire des fautes directes, et si vous n’êtes peut-être pas à votre meilleur, il l’utilise contre vous. »

Dimanche, il affrontera le troisième joueur mondial (après avoir battu les deux premiers) dans une finale qui aura des allures de revanche un peu plus de deux mois après la demi-finale remportée par Dominic Thiem à l’US Open (6-2, 7-6, 7-6). « Il joue incroyablement bien en ce moment », expliquait Medvedev après sa victoire contre Nadal. « À l’US Open, quand j’ai perdu contre lui, je me souviens m’être assis dans le vestiaire et me dire que j’avais bien joué. Depuis, on a joué ensemble lors de mes deux premiers entraînements sur le court central ici. On a fait quelques bons échanges, c’était un très bon niveau de tennis, et j’ai dit à mon entraîneur qu’il pouvait aller loin ici. Je ne sais pas s’il a dit la même chose… Mais on se verra demain. »

Le Monde


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Make Love, Not War: Five Years Of ‘Undertale’

In Undertale, you play as a little girl who falls into a pit of monsters.

Toby Fox/Fangamer


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Toby Fox/Fangamer

An orchestra files onto stage. A crowd of onlookers watch virtually on YouTube as the first chair violinist walks out last, holding a large, memory foam plushy of a pixelated dog. The crowd goes wild when they see the derpy looking dog and they start spamming chat with emojis: The dog is, in fact, the conductor. Now that he’s here, after hours of waiting, the concert can finally begin.

What is it all about? This orchestral event celebrates the five year anniversary of the video game Undertale; everyone in the audience is here to experience a game they love in a new way. It’s a big celebration for a small game, made primarily by one person.

Undertale is a roleplaying game that puts you in the shoes of a young girl who falls into a pit of monsters. But unlike others in its genre, in Undertale you can fight those monsters, or resolve the encounters peacefully. Toby Fox, Undertale‘s lead developer, released it for Microsoft Windows and OS X in 2015. Since then, it’s been published in Japan and ported to several different consoles.

“I was really happy to see all the responses to [the concert]. I was really surprised by how moved everyone was, despite the fact that it has been five years. Obviously time passes and you have nostalgia for something, but to me, It’s interesting to see how relatively quickly that nostalgia appeared and how deep everyone’s feelings are. It’s really nice and really validating to see as a creator,” Fox says.

Undertale‘s premise — that one can resolve violence through peaceful means — cut through the cacophony of commercial video game development predicated on violence and linear character progression. This, combined with the game’s offbeat sense of humor and catchy soundtrack, made it an instant classic.

But Undertale didn’t just sell millions of copies. It shaped the entertainment tastes of an entire generation. For its largely younger fanbase, Undertale took on a new life through memes.

“I really think that Undertale was a perfect storm when it came to impacting broader internet culture in a big way,” says Palmer Haasch, digital culture reporter at Insider.

“It’s got a fun, recognizable aesthetic, a chiptune-esque soundtrack that fits right in with TikTok’s musical tastes, and a storied meme legacy that traces back to massive fandom engagement around its release.”

“For a lot of zoomers (members of Gen Z) like myself, it’s also something that’s deeply nostalgic,” Haasch adds. “This game came out while I was just starting college, and for many others, while they were in middle and high school. People are going to keep talking about Undertale, and memeing Undertale, because it’s a great game, but also because it’s so foundational to their internet experience as well.”

Making Undertale

The first time I played Undertale, I played it like every other game I had experienced up until that point. I fought the monsters. I beat them. I leveled up and got stronger. Then, just before I got to the end, the game slapped me with a dose of cold, hard reality.

A skeleton monster named Sans — named for his in-game font Comic Sans — explained to me what atrocities I had committed in order to reach that point. As it turns out, those so-called “monsters” I killed were creatures living their own rich lives. Some of them were beloved of other characters, and maintained upstanding reputations as community members.

Fan favorite Sans the Skeleton pops up to tell you about all the terrible things you’ve done.

Toby Fox/Fangamer


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Toby Fox/Fangamer

I returned to the game determined to right my wrongs by starting a new save file. The second time I played through, I didn’t kill a single monster, and Undertale rewarded me with catchy new battle themes, a longer story, and new characters.

Talking to other characters to help resolve conflict is central to Undertale. Designer Toby Fox says he was influenced by another game called Shin Megami Tensei.

“I liked that you could talk to monsters and defeat them in a pacifist way [in Shin Megami Tensei]. So I started designing a game system where you could beat most, or all monsters just by talking to them,” he tells me in a video chat. “Once you do that, and you have to talk to the character, you have to interact with the character, in order to ‘defeat’ them, you end up having to put personality on every character and every character ends up becoming their own unique figure and then the game’s story starts coming together.”

This battle system informed how Fox wrote the story. “The story of how I wrote the game is also the story of how I developed the game since the system and the story are intertwined.”

“Surprisingly it’s the first full game that I wrote,” he adds. “At the time, I didn’t have a strategy. I just did things arbitrarily. Some of the story was almost written improvisationally at the last minute.”

And for the first time, he shares a story about how Undertale could have been very different. “Originally the first boss of the game, Toriel, you had to kill her to progress the game. That was how the game was going to work. And then I was like, ‘this sucks’ and I changed it before I released the demo,” he says.

Slowly, the game came together as Fox built it up character by character, battle by battle. “Really [Undertale] is just a huge katamari of things that I like that I combined arbitrarily.”

The image of a huge katamari — a giant cluster of things (and another fabulously idiosyncratic game) — doesn’t just feel like an appropriate way to describe Undertale. It’s also a good way to understand the fandom that grew out of it. What started into a single game rolled up into a giant fandom consisting of all kinds of stuff: Millions of fans, fan video edits, fan art, cosplay, soundtrack remixes, and of course, a rip-roaring obsession with Sans the skeleton.

Five years down the line

Five years later, I wanted to take stock of the game’s legacy and how it’s present in today’s culture.

Undertale has gone on to become an absolutely dominating force,” says Reid Young, CEO of Fangamer, the official merchandiser for Undertale, and the manager of the first ever Undertale fansite. “[Fangamer] ended up setting up a forum. It just instantly spiraled out of control. There was no way anyone could manage it.”

Young had experience managing fansites for other games before — he founded Starmen, a site dedicated to a game called Earthbound — but to him, the Undertale community is special.

“There are a lot of very talented, very emotionally intelligent people. They care very deeply about this game, but that also leads them to care about the people that they meet through the game,” he says.

But despite Young’s positive experience with fans, we should note that the Undertale fandom hasn’t always had the best reputation. At one point, fans disagreed so passionately over the correct way to play the game that it led to toxicity online.

“You kind of run up against the rule of large numbers,” Young says. “If you get enough people, you get the best and the worst. The barrier for entry [with] Starmen was high and that naturally filtered out a lot of people who could make trouble. The opposite was true of Undertale. So many people played it.”

“The Undertale community isn’t as bad as everyone says it is,” counters a gamer named Marr. Marr, who prefers to go by her online name, moderates an online Undertale chatroom connected to the game’s Reddit community.

“It used to have a bad reputation, but we moderate the server well and keep kids out, as well as the ones that are deliberately trying to disturb others.”

The lessons of Undertale

Playing Undertale changed how I think about games. It made me think not just about all the characters I killed in Undertale, but every other game I had played before that. Why was killing the de facto way of making my way through so many worlds? There was always a part of me that felt like Pokémon was low-key animal cruelty, but I managed to explain the discomfort away. Undertale allowed me to sit in that discomfort and try to make a change.

Undertale allows you — and eventually encourages you — to resolve monster encounters without violence.

Toby Fox/Fangamer


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Toby Fox/Fangamer

Since its release in 2015, the game hasn’t changed, but the lives of those who love it have. The 2016 election, the increasingly dire situation with the COVID-19 pandemic and the upcoming election are leading critics to think about the game in news ways.

Rebekah Valentine is one of the many game writers who spoke up about her love of Undertale during that orchestral performance. “I mean, of course, yes. It’d be easy to go into something about being kind to others or what love means,” she says. “But I’ve actually been thinking of a line from the ending of that game lately.”

Valentine pauses for a moment. “If you go back to visit a certain character right before finishing up [Undertale]’s ‘happy’ ending. He tells you to be careful in the outside world, that it’s not as nice as the monster world and that not everything can be resolved by just being nice. Sometimes you have to fight.”

Whereas Delta Rune, Fox’s sequel to Undertale, is pretty explicit in its moral messaging that it’s okay to fight back against a violent oppressor, Undertale leaves more gray areas around when to fight and when to stubbornly insist on mercy.

“I thought it was a weird takeaway for the longest time, especially for a game that on its surface seems to push a very innocent view of empathy and goodness. But more and more these days, naïve as it sounds, I’m coming to understand the value of fighting back,” Valentine says.

And at a time when more and more people are fighting back, I asked Fox why it’s important to make and write about games. (I myself had been struggling with spending all this time writing this article, when the police officer who killed George Floyd was released from prison, and people in my city were out on the street protesting.)

Fox seemed lost in thought — and then he said, “Sometimes it does feel really hard to be working on games and think like, ‘What is the f*****g point of this when all of these horrible things are happening? Why am I working on games instead of out there fighting?'”

“I think entertainment can be like mental medicine,” he continues. “People need things to give them hope, and sometimes that can be games. As long as you are not ignoring what’s going on in the world so that you get to do games, it’s good.”

Ana Diaz is a freelance games writer and podcast host at MinnMax. She loves Pikachu and is based in Minneapolis, Minnesota. She tweets at @Pokachee


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Author: Ana Diaz

Brexit : Boris Johnson demande aux Britanniques de se préparer à un « no deal »

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, à Londres, le 12 octobre.

Voici enfin le moment du « drame », un classique en fin de négociations, surtout quand elles sont difficiles. Vendredi 16 octobre, dans une courte interview, Boris Johnson a affirmé qu’« au vu des conclusions du Conseil européen », il est clair que « l’Union européenne [UE] ne veut pas nous accorder un traité commercial du type Canada [sur le mode du CETA signé par Bruxelles et Toronto». 

Et le premier ministre britannique d’ajouter : « Comme nous n’avons plus que dix semaines [avant la fin de la période de transition et la sortie du marché commun], et que les Européens refusent de discuter sérieusement, j’en ai conclu que nous devons nous préparer le 1er janvier 2021 à des arrangements plus proches d’un accord australien », c’est-à-dire à une absence d’accord commercial spécifique – Boris Johnson ayant décidé, début 2020, de bannir le « no deal » de son vocabulaire.

« Nous allons dans le même temps nous concentrer sur la lutte contre le Covid-19 et faire en sorte que 2021 soit une année de reprise et de renouvellement. »

Nuance importante : le dirigeant britannique, qui avait réclamé, le 7 septembre dernier, qu’un accord avec l’UE soit en vue au 15 octobre, n’a pas dit qu’il allait arrêter de discuter avec les 27 Etats membres de l’Union. Il leur a plutôt renvoyé la balle, leur réclamant de bouger. « S’il y un changement fondamental d’approche, évidemment, nous sommes toujours prêts à écouter. » Symétriquement, les Européens avaient exprimé exactement la même demande la veille, réclamant du Royaume-Uni qu’il fasse « les gestes nécessaires » pour que les négociations aboutissent.

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Contexte national tendu

Même si elles s’en défendent officiellement, chacune des deux parties doit accepter les compromis nécessaires à un accord – dont les termes paraissent désormais clairs dans les grandes lignes. L’UE doit concéder la fin du statu quo sur l’accès aux eaux britanniques, le fait de « reprendre le contrôle » sur ces dernières étant symboliquement considéré à Londres comme un des gains indispensables du Brexit.

Downing Street doit en revanche donner davantage de gages à Bruxelles, qui redoute une concurrence déloyale du pays notamment concernant les aides d’Etat. Et accepter des règles de gouvernance de l’accord strictes, sachant que Bruxelles a relevé ses exigences depuis la publication par Londres d’un projet de loi (l’Internet Market Bill), violant explicitement des parties du traité du divorce, pourtant signé par Boris Johnson fin 2019.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Face au blocage des tractations sur le Brexit, Londres veut contester une partie de l’accord de divorce avec l’UE

La déclaration du premier ministre britannique intervient dans un contexte national très tendu : cela fait près d’une semaine que Downing Street tente d’imposer un reconfinement partiel à des pans entiers du nord de l’Angleterre, où l’épidémie de Covid-19 galope à nouveau, mais les élus de Manchester font de la résistance. Boris Johnson a intérêt à se montrer ferme sur le front du Brexit, sa stratégie de lutte contre la deuxième vague pandémique grâce à des reconfinements régionaux étant pour l’heure contestée.

Sa sortie aura t-elle eu l’effet voulu alors qu’il ne reste qu’une poignée de semaines pour s’entendre ? La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a en tout cas presque immédiatement réagi vendredi, annonçant que les négociateurs de l’UE seront à Londres dès lundi 19 octobre, pour « intensifier » les pourparlers. Et ajoutant le désormais très classique « l’UE continue à travailler à un accord, mais pas à n’importe quel prix ».

Pas prêt à relâcher la pression, et fidèle à son rôle de « bad cop » du Brexit, Emmanuel Macron a déclaré peu après : « C’est le Royaume-Uni qui a le plus à perdre d’un no deal », car « il a besoin de l’accès au marché intérieur européen ». Le président français a encore accusé Londres d’« utilise[r] la pêche comme une question tactique ». « Nous achoppons sur tout », a t-il conclu.

Lire aussi Pour Emmanuel Macron, les pêcheurs « ne sauraient être les sacrifiés du Brexit »


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YouTube tire un trait sur les sous-titres créés par des bénévoles

Les bureaux de YouTube à Londres.

Depuis lundi 28 septembre, les internautes ne peuvent plus ajouter de sous-titres aux vidéos de tiers sur YouTube : la fonction « contribution de la communauté » a été supprimée. Jusqu’ici, les créateurs de vidéos pouvaient autoriser les internautes à rédiger des retranscriptions de leurs productions, soit dans leur langue d’origine, soit en les traduisant. Ces bénévoles utilisaient pour cela l’outil de sous-titrage de YouTube, en solo ou de manière collaborative.

Dans un message publié sur son site, l’hébergeur explique que les vidéos concernées représentaient seulement 0,2 % du temps passé sur ses pages. Si les utilisateurs de ces sous-titres étaient rares, certains sont très remontés contre YouTube : une pétition intitulée « Ne supprimez pas les sous-titres de la communauté » a recueilli plus de 500 000 signatures sur le site Change.org en deux mois. Elle signale que :

« Certains spectateurs ont des problèmes d’audition, d’autres ont des troubles de traitement auditif, et certains regardent des contenus créés dans des langues qu’ils ne parlent pas. Les sous-titres créés par la communauté ont permis à ces personnes ce se rassembler et d’apprécier des contenus auxquels elles n’auraient pas pu avoir accès autrement. »

Sous la pétition, on peut lire les témoignages suivants : « Comment est-ce que je fais pour regarder les youtubeurs étrangers sans la communauté de sous-titrage ? » ; « C’est une fonction qui ne coûte rien. Il n’y a pas de bonne raison de la supprimer ».

Un problème de qualité

Le géant de l’hébergement vidéo justifie ce retour en arrière par des soucis de modération : des usagers se plaignaient de la présence de spams et d’« abus » parmi ces sous-titres. Certains déploraient la basse qualité de ces textes, ajoute la plate-forme. Ceux-ci n’étaient pourtant publiés qu’après validation, lorsque le propriétaire de la vidéo donnait son accord, ou quand les textes recevaient « suffisamment d’évaluations positives », précise YouTube sur son site – même si cette fonction-là a été désactivée en août 2019.

Jusqu’à nouvel ordre, aucun sous-titre ne disparaîtra, les textes des anciennes vidéos conçus par les internautes resteront visibles, mais aucune nouvelle retranscription ne sera acceptée. Les créateurs des vidéos pourront toujours assurer les retranscriptions eux-mêmes, ce qu’ils font rarement. Dans bien des cas, les utilisateurs seront donc dépendants des sous-titres automatiques de YouTube, générés par un outil d’intelligence artificielle de Google, sa maison mère.

Les faiblesses de l’intelligence artificielle

Mais les textes produits par ce logiciel comportent des erreurs, surtout lorsqu’on leur demande non seulement une retranscription, mais aussi une traduction à la volée dans une autre langue. Le logiciel produit alors occasionnellement des phrases incompréhensibles, comme quand on lui demande de traduire la vidéo d’un média américain enquêtant sur les élections américaines : « Au-delà des centres urbains, (…) vous avez vu un changement massif du vote blanc comportement du démocrate conservateur au républicain à part entière. »

En outre, comme Ars Technica le souligne, ce système peine à retranscrire les bruits et autres effets sonores, qui sont pourtant importants pour la compréhension de certaines vidéos par les personnes sourdes et malentendantes.

Lire aussi Malgré d’impressionnants progrès, la traduction automatique a encore du chemin à parcourir


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Ковид ударил по королеве: недвижимость британской короны подешевела на $700 млн

Фото REUTERS / Toby Melville
Фото REUTERS / Toby Melville

Организация, управляющая недвижимостью британской монархии, отчиталась о снижении стоимости ее активов больше чем на $700 млн из-за весеннего карантина. Несмотря на это, ей удалось заработать прибыль для казны

Собственность британской короны (Crown Estate), которая в интересах королевы управляет недвижимостью на западе Лондона и в сельской местности Великобритании, сообщила, что стоимость ее активов упала на $716 млн после карантина, введенного в связи с пандемией.

Согласно отчету Crown Estate за 2019/20 год, стоимость королевского портфеля уменьшилась на 1,2% и достигла $17,4 млрд после того, как Лондон ушел на карантин, магазины опустели, а аренда коммерческой недвижимости осталась неоплаченной. В отчете упоминается «непростое» положение арендаторов Crown Estate в сфере розничной торговли, которое усугубило распространение коронавируса по всей Великобритании.

Дворцы, алмазы и скакуны: самый полный гид по активам королевы Елизаветы II

Несмотря на беспрецедентную ситуацию в сфере торговли, за прошедший год Crown Estate все же получила небольшую прибыль. Исполнительный директор организации Дэн Лаббад сообщил, что прибыль выросла на 0,4% по сравнению с предыдущим годом и составила $447 млн. Это «отражает запас прочности нашего портфеля и активный подход нашей команды», заявил он в отчете.

Paul Grover / Pool via Reuters
Paul Grover / Pool via Reuters

Собственность Короны, которая с 2010 года официально называется «Собственность суверена», управляет объектами в торговом районе лондонского Вест-Энда, Виндзорскими владениями и ипподромом Аскот. С 1961 года Crown Estate является независимой коммерческой организацией, которая передает свою прибыль министерству финансов. По собственной оценке, за последние десять лет организация заработала для британской казны $3,7 млрд. Эти деньги не считаются частью личного состояния королевы.

Как принц Гарри и Меган Маркл заработают $3 млн, которые нужны им для «финансовой независимости»?

Отчетливо дав понять, что ожидает новых «экономических и рыночных потрясений», Crown Estate в этом году произведет выплаты в казну частями. Первая часть в размере $113 млн уже была выплачена в июле, а остальные платежи «последуют по мере изменения ситуации в сфере торговли». Обычно британское правительство отдает королеве 25% доходов Crown Estate в качестве гранта суверена, но с отсрочкой в два года.

Crown Estate в отчете также сообщила, что отложила (но не отменила) выплату годовых премий всем сотрудникам». Члены правления и старшие руководители согласились на временное сокращение зарплаты на 20%, говорится в отчете.

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По оценкам Forbes, в мае 2019 года личное состояние королевы составляло $500 млн, а совокупная стоимость владений британского монарха, с учетом Crown Estate и герцогства Ланкастер (траст недвижимости), достигала $25 млрд.

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Перевод Натальи Балабанцевой


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Coronavirus : l’Angleterre interdit les rassemblements de plus de six personnes

Des personnes buvant un verre en terrasse dans un pub de Covent Gardent, à Londres, le 2 août.

Les rassemblements de plus de six personnes seront interdits à partir de lundi prochain en Angleterre. Une mesure supplémentaire pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus, qui enregistre une poussée au Royaume-Uni, notamment chez les jeunes, a annoncé mardi 8 septembre le gouvernement britannique.

Fixée actuellement à 30 personnes, cette nouvelle limite s’appliquera « aux rassemblements à l’intérieur et à l’extérieur, dans les logements privés, les espaces publics extérieurs et des lieux comme les pubs et les restaurants », ont indiqué les services du premier ministre Boris Johnson avant une conférence de presse mercredi après-midi.

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« Nous devons agir maintenant pour empêcher le virus de se répandre », doit déclarer le dirigeant conservateur, selon le communiqué. « Nous simplifions et renforçons les règles sur les contacts sociaux pour les rendre plus faciles à comprendre et à appliquer pour la police », doit-t-il ajouter. « Il est absolument essentiel que les gens se soumettent à ces règles ».

Une amende de 100 livres pour les contrevenants

Les exceptions concernent les ménages de plus de six personnes, les écoles, les lieux de travail, les mariages, les funérailles ou les sports d’équipe organisés conformément aux consignes sanitaires. Les contrevenants risquent une amende de 100 livres sterling (environ 100 euros), qui sera doublée à chaque récidive jusqu’à un maximum de 3 200 livres.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe avec plus de 41 500 morts, chacune des quatre nations constitutives décide de ses propres mesures sanitaires, le gouvernement de Londres étant compétent uniquement pour l’Angleterre. Des reconfinements locaux ont déjà été mis en place pour contenir des flambées de la maladie Covid-19, afin d’éviter un nouveau confinement au niveau national, dévastateur pour l’économie.

A Bolton, les restrictions ont été renforcées mardi en raison d’une forte hausse des contaminations, notamment chez des personnes dans la vingtaine et la trentaine. Avec 120 cas par 100 000 habitants, cette ville du nord-ouest de l’Angleterre enregistre « le taux d’incidence le plus élevé du pays », a déclaré le ministre de la santé, Matt Hancock, à la chambre des Communes.

Forte hausse de nouveaux cas

Seules les ventes à emporter y sont désormais autorisées dans les restaurants et pubs de cette ville d’environ 280 000 habitants, et tous les établissements doivent fermer entre 22 heures et 5 heures. Les visites sont réduites dans les maisons de retraite et les rencontres entre personnes de foyers différents sont interdites.

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Si le nombre de décès dus au virus est au plus bas depuis mars, le nombre de nouveaux cas positifs est en hausse, comme dans d’autres pays d’Europe. Il a atteint 2 460 mardi – un des niveaux les plus élevés enregistrés depuis mai –, portant le total à 352 560.

Le gouvernement britannique va également lancer mercredi une campagne d’information dans les médias pour sensibiliser le public, à l’approche de l’hiver, à l’importance de se laver les mains, de porter un masque et de respecter la distanciation sociale. De son côté, le Pays de Galles a mis en place mardi son premier confinement local, en interdisant les entrées et sorties, sans excuse valable, du comté de Caerphilly au moins jusqu’à octobre.

Le Monde avec AFP


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