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Les volumes de courrier s’effondrent, l’Etat appelé à soutenir La Poste

Pendant la tournée du facteur à Bruguières, près de Toulouse, le 26 novembre 2020.

La Poste aura acheminé, en 2020, 2 milliards de lettres de moins qu’en 2019. La crise sanitaire, en donnant un coup de frein brutal aux volumes de plis échangés, a placé l’établissement dans une situation périlleuse. N’étant plus en mesure d’assumer seul l’écroulement de son activité courrier, l’opérateur se tourne désormais vers le gouvernement, pour remettre à plat le financement des missions de service public qui lui ont été déléguées.

Le groupe public assure en effet quatre missions pour le compte de l’Etat : l’aménagement du territoire, avec l’obligation de maintenir un réseau d’au moins 17 000 points de contact répartis dans l’Hexagone ; la distribution de la presse à des tarifs préférentiels ; l’accessibilité bancaire en offrant un accès gratuit et universel au livret A et le service universel postal (levée et distribution de l’essentiel du courrier tous les jours ouvrables, prix abordables…). Les trois premières ont toujours donné lieu à des compensations partielles, accordées par l’Etat (exonérations d’impôts locaux, surrémunération du livret A, dotation budgétaire). Jusqu’en 2017, le service universel postal est resté quant à lui bénéficiaire, avant de devenir lourdement déficitaire.

Dans un document de travail interne, La Poste souligne que l’« enjeu financier » est aujourd’hui « majeur ». En 2019, le déficit global de ces missions de service public atteignait, après les compensations de l’Etat, plus de 800 millions d’euros. En 2020, il devrait exploser à 1,8 milliard d’euros et rester à des niveaux très élevés dans les prochaines années. « Malgré des efforts maximaux, le déficit annuel du service universel projeté à 2025 serait de l’ordre de 1 milliard d’euros par an », indique le document, ajoutant qu’« aucun dispositif opérant de compensation n’est en place ». La Banque Postale et Geopost (colis express), filiales du groupe, restent bénéficiaires, mais « La Poste-maison mère perd massivement de l’argent. Si rien n’est fait, le modèle postal est en péril », explique-t-on dans l’entourage de l’opérateur.

Possible allègement de ses missions

En décembre dernier, La Poste a donc entamé des discussions avec l’Etat afin d’obtenir une juste compensation de ses missions de service public, à l’image de ce que reçoivent la SNCF, les industries gazières et électriques ou même Orange. Les exigences de l’opérateur postal s’élèveraient, selon nos informations, à plus d’un milliard d’euros par an.

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Macron-Biden: une nouvelle ère pour les relations franco-américaines?

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Avec l’investiture de Joe Biden, la page Trump est tournée aux États-Unis. À Paris, le président Macron attend cette étape pour commencer à travailler avec le nouveau président américain dans l’espoir qu’il initiera un retour des États-Unis dans les instances mutlitatérales.

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Emmanuel Macron et Joe Biden ne se sont parlés qu’une fois lorsque le président français a téléphoné à Joe Biden pour le féliciter de son élection. Depuis, nous continuons à « travailler » avec l’administration Trump, explique-t-on à l’Élysée, car jusqu’au 20 janvier ce sont eux qui sont « en charge », et du côté du président américain élu, on a clairement souhaité « un strict respect » de cette situation même si les diplomates français connaissent bien la nouvelle équipe car la plupart travaillaient déjà avec Barack Obama. 

Mais autre temps, autre président et autres objectifs. Dans l’entourage d’Emmanuel Macron on reste prudent et on attend de voir les positions qui seront prises par Joe Biden dans les premiers mois de sa présidence en sachant qu’il va devoir gérer « l’héritage de Trump » et donner la priorité aux affaires « domestiques et nationales ».

► À écouter et lire aussi  : Macron, Biden et le multilatéralisme

À Paris, la tonalité n’est donc pas d’aborder cette nouvelle étape en donnant l’impression de préférer un président à l’autre. « Emmanuel Macron respecte le choix des Américains. Les États-Unis restent notre allié indépendamment des présidents », explique un conseiller.

Le chef de l’État français a tout de même salué la décision de Joe Biden d’annoncer le retour des États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat. Il attend maintenant des « actes », notamment sur la santé ou l’approche de l’Afrique.

► À lire aussi : Présidence Biden: quelle place pour l’Afrique?


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Author: Valérie Gas

Mali : Les rêves d’un colonel

Colonel-Assimi-GOITA (1)La tournée sous régional du vice-président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, n’est pas passée inaperçue sur les sur les réseaux sociaux, ces derniers temps. Si certains internautes s’interrogent sur les objectifs réels de cette croisière diplomatique, d’autres croient dur comme fer que le chef de la junte militaire du 18 août 2020 est dans une logique de séduction des Chefs d’État de la sous-région dans l’éventualité d’une candidature pour la présidentielle prévue en 2022. En tout cas, le Colonel GOITA, qui a désormais troqué le treillis contre la veste, est de plus en plus soupçonné d’être sur les traces du général Al Sissi en Égypte, ou du général Gueï Robert en Côte d’Ivoire. Voici votre facebookan du jour.

Ashley Leila MAIGA : sans le dire ouvertement, le chef de la junte malienne le col. Assimi Goita s’entraine aux fonctions de chef d’État ! Après, c’est pour venir nous dire qu’il est candidat à l’élection présidentielle ! Chers Maliennes, Maliens ! Ouvrez l’œil, et le bon ! Mali.

Fahad Ag Almahmoud : très peu probable, il use à fond de don opportuniste.

Aidons le peuple à construire le MALI : ils s’y préparent tous : le Dr Boubou Cissé, le colonel Assimi Goita, Moussa Mara, etc. On voulait une nouvelle génération non ? Ben, on l’aura. Nous devons être prêts ! Plus de vendeur d’illusions ! Plus de jouisseurs de la République ! Les intérêts du Peuple avant les ceux du clan !

AHamidou DIANE : le peuple malien doit condamner cela avec la dernière énergie. Sinon, c’est une façon de perpétuer les coups d’État dans ce pays et c’est un exemple pour les forces armées des pays voisins qu’elles peuvent faire la même chose.

Mad CAMARA : c’est le même procédé que le général Gueï Robert en 2000 en Côte d’Ivoire. Ce colonel ne cédera pas le pouvoir, il va chercher à s’accrocher au pouvoir sinon vous ne prenez garde.

Mamadou KONE : c’est un exercice délicat, il vaut mieux jouer sa propre partition et faire confiance au peuple. Aucune fourberie ne va distraire le peuple malien, qui du reste vient de loin.

Sidibé Oumar : mais comme tout le monde, il a le droit de se porter candidat à la magistrature suprême. S’il a l’occasion qu’il apprenne à être un bon président, un Thomas Sangara Malien pourquoi pas ?

Flosky : et on votera pour lui. En quelque mois, il fait mieux que ces hybrides politiciens que nous avons ici…

Pamori DIARRA : nous avons des signes avant-coureurs. En nommant une majorité de soldats au poste de gouverneur, alors que leur rôle est déterminant dans les élections, il y a comme du président IBK sans IBK.

Soumano Ablay : le calcul est simple et très stratège : combien de Gouverneurs ? Les 80 pour cent sont des militaires non ? Ça a toujours été comme ça depuis Moussa TRAORE.

Bassirou DIARRA : je croyais que les Autorités de la Transition ne sont pas éligibles aux prochaines élections ? Militaires et civils ?

Diakité Daouda : il est un fils du Mali, pourquoi pas. Il a les mêmes droits que les autres Maliens.

Vara : les partis politiques et sociétés civiles doivent se préparer en conséquence…

Larbo Askia TOURE : se présenter aux élections, ce n’est pas un crime. Et il est Malien comme les autres alors pourquoi pas.

M.P. Sidibé : pas question. C’est bien dit et redit, qu’aucun membre de la transition ne doit se présenter aux prochaines élections.

Hamara MAIGA : Il ne le sera jamais. Encore, il faut bien parler la langue de Molière pour penser à la magistrature suprême.

Bafotigui SAKO : il ne peut organiser les élections et s’y présenter. Ce serait être juge et partie. Les Maliens sont-ils devenus moutons ?

Léon : j’avoue que je ne saisis pas bien l’idée qui est derrière ces visites surtout tenue civile !

Ibrahim CISSE : je pense qu’il fera mieux que les anciens politiciens.

Oumar COULIBALY : sans blague, mais on est serein ooh ! Qu’il débloque la situation droon ! Après tout, il est éligible.

Makenzy : je suis d’accord avec toi. Depuis qu’il a commencé à porter des vestes, il a oublié les armes.

Harouna BALDE : je pense qu’il n’en serait pas le premier à le faire dans la sous-région.

Wedisco : C’est le nouvel Al Sissi malien… il le deviendra Piannn ! Allons seulement, devant est propre.

Source : INFO-MATIN


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Author: Adam Mallé

Britanniques et Européens saluent un « bon accord » sur les relations post-Brexit

Après des années de déchirements, la page du Brexit sera définitivement tournée à la fin de l’année : les négociateurs européens et britanniques ont fini par parvenir à un accord sur les relations commerciales post-Brexit, jeudi 24 décembre. Un « bon accord », ont affirmé Britanniques et Européens dans la foulée.

C’est un « bon accord, équilibré » et « juste » pour chaque partie, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse. Le Royaume-Uni restera « un partenaire digne de confiance » de l’Union européenne (UE), a-t-elle assuré, ajoutant : « [Cet accord] nous permettra de nous assurer que nous pouvons finalement laisser le Brexit derrière nous. »

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a, lui, tweeté : « L’accord a été trouvé », accompagné d’une photo de lui exultant, bras écartés et pouces levés.

« Je le dis directement à nos amis et partenaires de l’UE : je pense que cet accord signifie une nouvelle stabilité et une nouvelle certitude dans ce qui était une relation parfois acrimonieuse et difficile » pendant près d’un demi-siècle au sein du bloc européen, a déclaré le chef du gouvernement conservateur, qui avait ardemment milité pour le Brexit lors de la campagne pour le référendum de 2016, remportée à 52 % par son camp.

« Nous serons votre allié »

« Nous serons votre ami, votre allié, votre soutien et, ne l’oublions pas, votre premier marché, parce que, même si nous avons quitté l’UE, ce pays reste culturellement, émotionnellement, historiquement, stratégiquement et géopolitiquement attaché à l’Europe », a-t-il poursuivi.

« C’est un bon accord pour toute l’Europe et pour nos amis et partenaires également », a-t-il plaidé, soulignant qu’il serait pour l’UE « une bonne chose » d’avoir à ses portes « un Royaume-Uni prospère, dynamique ». « Ce ne sera pas une mauvaise chose si nous, au Royaume-Uni, faisons les choses différemment ou adoptons une approche différente de la législation », a-t-il ajouté, « à tant d’égards, nos objectifs fondamentaux sont les mêmes ».

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« Nous avons repris le contrôle de nos lois, de notre destin », a-t-il poursuivi. La conclusion de cet accord constitue une victoire pour M. Johnson, triomphant dans les urnes il y a un an avec la promesse de réaliser le Brexit, mais qui a depuis passé une année calamiteuse, sa gestion de la pandémie due au nouveau coronavirus étant très critiquée.

L’opposition britannique votera pour l’accord post-Brexit conclu jeudi, a d’ailleurs annoncé son chef, Keir Starmer, pour qui ce texte n’est pas celui que M. Johnson avait promis. « Nous acceptons cet accord, mais ses conséquences sont les vôtres et rien que les vôtres », a-t-il déclaré à l’adresse du gouvernement britannique, qui dispose d’une très large majorité au Parlement.

« Fermeté européenne »

« L’unité et la fermeté européennes ont payé », s’est félicité pour sa part Emmanuel Macron. « L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c’est bien le cas », a averti cependant le président français sur Twitter, ajoutant que « l’Europe avance et peut regarder vers l’avenir, unie, souveraine et forte ».

M. Macron, qui depuis le début a fait pression pour le maintien d’une ligne dure en particulier sur la pêche, a également remercié le négociateur européen, Michel Barnier, pour sa « ténacité ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, s’est dite « confiante » dans un bref communiqué :

« Je suis très confiante dans le fait que nous avons ici un bon résultat. Avec cet accord, nous jetons les bases d’un nouveau chapitre dans nos relations. Le Royaume-Uni continuera d’être un partenaire important pour l’Allemagne et pour l’Union européenne en dehors de l’Union européenne ».

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En Irlande, un accord « bienvenu »

Le premier ministre irlandais, Micheal Martin, a salué jeudi la conclusion d’un accord commercial post-Brexit « équilibré », son chef de la diplomatie se réjouissant que soit évité le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande.

« Un accord de Brexit est vraiment le bienvenu après quatre longues années de négociations », a réagi M. Martin sur Twitter, estimant qu’il permettra de se concentrer désormais sur « [leur] gestion d’une bonne relation dans les années à venir ». « Je pense que cela représente un bon compromis et un résultat équilibré », a-t-il aussi souligné dans un communiqué.

« L’accord conclu aujourd’hui est la moins mauvaise version possible du Brexit, étant donné les circonstances », a-t-il ajouté, précisant que son gouvernement en examinerait « très attentivement » ses quelque 2 000 pages. L’accord n’était pas encore publié jeudi soir.

Il a promis le soutien du gouvernement aux pêcheurs irlandais, qui, selon lui, seront « déçus » par le compromis trouvé sur la pêche, qui a longtemps constitué un important obstacle à la conclusion d’un accord.

Selon le chef du gouvernement irlandais, « le Royaume-Uni demeurera toujours un proche ami et partenaire ».

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Le Monde


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Mali : le président Bah Ndaw en mini tournée sous régionale

Le président de la transition Bah N’DAW a entamé ce 14 décembre une mini tournée sous régionale de trois jours.

La visite a débuté par la Côte d’ivoire, où le président de la transition a pris part dans la journée du 14 décembre à l’investiture du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara pour son troisième mandat.

Selon un communiqué de la présidence de la République, en début de soirée le chef de l’Etat a rencontré les maliens établis en Côte d’Ivoire. « Il leur a fait part des missions de la transition et souhaité leur soutien pour sa réussite », informe le communiqué de Koulouba. Le Président N’DAW a également insisté sur le respect des gestes barrières pour contrer la Covid-19, ajoute la même source.

Après Abidjan, le président Bah Ndaw doit se rendre à Conakry dans la capitale guinéenne. Là également, il renouvèlera ses félicitations à son homologue guinéen, le Pr Alpha Condé, réélu lui aussi pour un troisième mandat consécutif.

En marge de cette visite, la délégation présidentielle devrait échanger avec la diaspora malienne, notamment sur la transition et les mesures de précautions contre la Covid-19.

La dernière étape de cette visite sous régionale conduira la délégation du président de la transition au Niger, sur invitation du chef de l’Etat nigérien Issoufou Mahamadou. La visite vise à renforcer les liens de coopération et de fraternité entre les deux pays. Une rencontre avec la communauté malienne de Niamey sera le dernier acte de ce mini tournée.

Au Mali, beaucoup dénoncent ce déplacement, qui intervient dans un contexte sociopolitique tendu à l’interne. L’un des syndicats les plus influents du pays, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a déclenché, le 14 décembre une grève inédite de 5 jours, paralysant tous les secteurs d’activités du pays.

Aly Bocoum

Source: Bamakonews


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Author: bamada.net

Un crocodile engloutit un jeune guépard sous les yeux de sa mère – vidéo

Un guépard


©
Sputnik . Natalia Seliverstova

Une vidéo tournée en Afrique du Sud a fait le buzz sur YouTube. Un crocodile a attaqué un guépardeau venu étancher sa soif sans l’avoir remarqué. Il a été entraîné dans l’eau en un clin d’œil sous les yeux de sa mère.

Un guide du parc national Kruger, en Afrique du Sud, a filmé une scène rare impliquant une mère guépard avec ses deux petits. Alors qu’un d’eux s’approchait d’un point d’eau pour étancher sa soif, un crocodile tout près de la rive s’est jeté sur lui.

La vidéo a été partagée sur la chaîne YouTube du parc Kruger.

Elle montre le guépardeau, considéré comme l’un des animaux les plus rapides au monde, inconscient du danger qui le guette. L’attaque du crocodile a eu lieu sous les yeux de sa mère qui se trouvait tout près.

Une séquence violente mais populaire

Le jeune prédateur a rapidement disparu sous l’eau, entraîné par le reptile. Sa mère et son frère sont restés un moment sur place avant de quitter les lieux.

Commentant la scène, le guide a regretté la perte du jeune mâle et s’est dit triste. En quatre jours, sa vidéo a recueilli plus de 4,5 millions de vues.

Le parc national Kruger, situé au nord-est de l’Afrique du Sud, est l’une des plus grandes réserves animalières naturelles du continent. Il accueille un grand nombre d’animaux sauvages, dont des lions, des léopards, des rhinocéros, des éléphants et des buffles, mais aussi des centaines d’autres mammifères.


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« Le métier devient plus physique, on essaie de perdre le moins de temps possible »

Thomas Donzel, facteur à La Poste, lors de sa tournée de livraison de colis, à Chavanoz (Isère), le 8 décembre.

En cette matinée brumeuse de début décembre, dans le centre de distribution de La Poste de Pont-de-Chéruy (Isère), au milieu d’une valse de chariots débordant de colis, les livreurs s’affairent, trient, scannent les paquets, les chargent dans leurs camionnettes jaunes. Des jouets, du matériel électronique, des bons plans sur Veepee (Vente-privee). A l’autre extrémité du hangar, l’organisation de la tournée de lettres des facteurs se fait au calme. A l’image des activités de La Poste en 2020, dont le métier courrier s’effondre, alors que le colis connaît une croissance exponentielle. L’opérateur public prévoit de traiter en décembre jusqu’à 4 millions de paquets Colissimo par jour, contre 3,1 millions à la même période en 2019.

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Affecté à la livraison de colis, Thomas, 40 ans, facteur depuis dix-huit ans, se prépare à livrer 150 colis au pas de charge. Comme il y a deux fois plus de paquets à distribuer en cette période de fête, son circuit a été divisé par deux, la deuxième moitié étant confiée à un intérimaire. « Sur cette plate-forme, on a huit personnes en renfort depuis la mi-octobre, le temps de la “peak period”, jusqu’au 24 décembre », explique-t-il.

L’époque où le facteur faisait une pause-café en distribuant ses lettres paraît bien loin. Ce jour-là, sous la pluie battante, chaque minute compte. Dans les immeubles, Thomas monte les marches quatre à quatre. Il court en petite foulée d’un pavillon à l’autre. « Le métier devient plus physique – ce qui personnellement me va bien – parce qu’on a plus de colis à distribuer. On essaie de perdre le moins de temps possible », dit-il. Son prédécesseur a quitté son poste parce qu’il ne tenait pas la cadence.

Chou blanc

Le postier connaît la plupart des destinataires, en particulier les accros de l’e-commerce, qui commandent presque tous les jours. « C’est le cas de 50 % des gens sur une tournée comme la mienne, indique-t-il, plutôt des jeunes, beaucoup de nounous qui gardent des enfants chez elles. » La fréquence des rencontres avec les riverains a toutefois reflué. D’abord parce que la grande majorité des boîtes aux lettres, aujourd’hui normalisées, disposent d’une contenance suffisante pour recevoir la majorité des colis. Mais aussi parce que le facteur fait régulièrement chou blanc lorsqu’il doit en remettre un en mains propres.

Thomas Donzel, facteur à La Poste, le 8 décembre.

Avant de quitter le centre-ville, Thomas sonne à l’Interphone d’une copropriété. L’appareil, défectueux, renvoie vers un voisin. Le numéro de téléphone de la destinataire n’est pas attribué. « Là c’est pénible, témoigne-t-il, parce que c’est un Chronopost, la cliente a payé pour une livraison express, et je suis dans l’impossibilité de la livrer. » Peu après, il s’arrête devant une villa. Le son de la télé passe à travers la baie vitrée mais personne ne répond aux coups de sonnette, ni aux coups de klaxon. Thomas remplit à la chaîne les avis de passage. A l’issue de la tournée, une vingtaine de colis lui resteront sur les bras et devront être représentés le lendemain.

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Un rush de Noël historique pour la logistique

Thomas Donzel, facteur à La Poste, lors de sa tournée de livraison de colis, à Chavanoz, le 8 décembre 2020.

Lundi 7 décembre ? Le week-end d’après ? Trois jours avant Noël ? Quand s’est produit, ou se produira, le pic logistique de cette fin d’année 2020 ? Si la question crée quelques divergences parmi les professionnels du secteur, tous sont d’accord sur un point : jamais, en France et en Europe, l’activité du transport de biens de consommation n’avait atteint un tel niveau qu’en cette drôle d’année 2020 finissante. Et de très loin.

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Dans tous les entrepôts, les centres de tri du pays, règne une effervescence inédite. Un ballet ininterrompu – à l’ampleur jamais vue – de palettes déballées, de camions déchargés, de paquets triés, de camionnettes vrombissantes… Les acteurs majeurs de la logistique et de la livraison en France estiment la hausse de leur activité entre 20 % et 40 % dans l’Hexagone, en ce quatrième trimestre, par rapport à la même période de 2019. « Nous battons tous les jours de nouveaux records », s’ébahit Laurent Parat, le directeur général de l’activité logistique en Europe de Geodis, filiale de la SNCF et premier logisticien-transporteur français « C’est historique », confirme Philippe Prétat, le PDG de DHL Express France.

Le cocktail « achats en ligne + crise pandémique » a fait entrer la logistique dans une nouvelle dimension. « Notre croissance est portée par l’activité e-commerce qui, pour nous, a doublé entre 2019 et 2020 », souligne M. Parat. Le groupe La Poste, numéro un français de la livraison de colis aux particuliers, distribue 30 % de paquets supplémentaires depuis le déconfinement, et alors que la réticence à se rendre en magasin reste forte. Le groupe public prévoit de traiter près de 4 millions de colis Colissimo par jour pendant le mois de décembre, contre 3,1 millions à la même période en 2019.

Casse-tête managérial

Le défi demande évidemment un effort colossal d’organisation pour une filière qui compte quelque 1,8 million de personnes en France. Des centaines de saisonniers ont été engagés, formés aux différents métiers et aux nouvelles règles sanitaires. On compte jusqu’à 9 000 intérimaires à La Poste (en plus des 100 000 postiers), mais aussi chez Amazon ou chez ID Logistics, ces deux-là doublant leurs effectifs habituels. Et c’est aussi 1 000 travailleurs temporaires pour Geodis, Kuehne + Nagel, XPO Logistics ; 500 chez DHL… « Sur certains sites, nos effectifs sont multipliés par 4 », relate une porte-parole de XPO, l’ancien Norbert Dentressangle.

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RDC-Coronavirus: « La situation est grave et nous devons nous préparer » (Muyembe après la ronde des hôpitaux à Kinshasa)

Jean-Jacques Muyembe, chef de la riposte contre le coronavirus en RDC, a effectué une tournée des hôpitaux qui internent les malades de la COVID-19. Le résultat de cette ronde est sans appel, d’après lui. 

« Nous vous confirmons que la deuxième vague est là. Les hôpitaux que nous avons visité ont des malades à un grand nombre, qui dépasse le nombre que nous avions à la fin de la première vague. La situation est grave et nous devons nous préparer », a t-il dit.

Et les hôpitaux ont besoin d’oxygène.

« Le grand problème que les hôpitaux présentent actuellement. C’est le manque d’oxygène. C’est l’oxygène qui sauve des vies dans cette pandémie ».

Il avait reçu les responsables de l’usine qui produit de l’oxygène: « l’usine a des problèmes. Il n’y a pas une fourniture régulière d’électricité. Nous allons nous engager à trouver une solution à ce problème ».

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 13.281, dont 13.280 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 337 décès  (336 cas confirmés et 1 cas probable) et 11.753 personnes guéries


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Author: Patient