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Mali : Nouveaux tourments

ako-pour-reaffirmer-le-soutien-de-la-cedeao-a-la-transition-civile-au-mali03Le sommet virtuel de la CEDEAO, attendu le 23 janvier prochain, devrait, à tout le moins, adresser un rappel à l’ordre formel aux autorités de la Transition : elles ont l’obligation de revenir au plus vite à l’observance scrupuleuse du modus vivendi qui a sanctionné le mini-sommet extraordinaire d’Accra (Ghana) le 15 septembre 2020.

Cet arrangement consistait en la mise en place d’une Transition politique et civile (avec un président et un Premier ministre civils) l’impossibilité pour le vice-président militaire de remplacer le président civil quelle qu’en soit la circonstance, la dissolution du CNSP (junte putschiste) dès la mise en place de la Transition civile. S’y ajoute la durée de la Transition fixée à 18 mois. En contrepartie de ces concessions faites par la partie malienne, l’organisation sous-régionale s’engageait « à apporter son soutien au Mali pour le retour à l’ordre constitutionnel conformément à ses protocoles et à lever ses sanctions après la désignation du président et du Premier ministre civils « .

La mission d’évaluation de la Transition, qui a séjourné, la semaine dernière à Bamako, sous la conduite du médiateur Goodluck Jonathan, a fait le constat de ce que la Transition, loin d’être un processus paisible et serein, se déroule plutôt sur fond de contestations et de désaccords, à l’opposé de ce que la communauté ouest africaine et les autres partenaires du Mali avaient espéré et recherché. Aussi s’est-elle préoccupée de savoir si les 14 mois restants de cette période seront suffisants pour organiser « des élections régulières, libres, transparentes et crédibles ». D’où son invite au gouvernement à « finaliser et communiquer sur une feuille de route assortie d’un plan d’actions indiquant les différentes activités à réaliser dans le délai convenu « . Elle a aussi insisté sur la nécessité de « renforcer les concertations à travers un dialogue plus ouvert à l’ensemble des parties prenantes pour assurer une transition inclusive « .

Elle a enfin noté la survivance du CNSP en dépit de la mise en place des organes de la transition et s’est inquiétée des grèves à répétition et des récentes arrestations extrajudiciaires en lien avec  » une tentative de déstabilisation des autorités de la Transition « .

De son côté l’ONU, par la voix du Représentant Spécial de son Secrétaire général au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a dressé du pays un tableau peu ragoûtant, lors d’une visioconférence au Conseil de sécurité. Annadif a ainsi relevé que  » la formation du CNT n’a pas réuni le consensus nécessaire entre les acteurs politiques y compris les représentants de la société civile « . Ajoutant que  » ce manque de consensus dans la mise en place des Institutions de la Transition alimente la détérioration de la situation socio-économique caractérisée par une multitude de grèves dans les différents secteurs d’activités ». Il a aussi déploré les récentes arrestations de personnalités de nature, selon lui,  » à occulter la recherche de la vérité si elles ne sont pas menées dans le strict respect de l’Etat de droit « . Et de conclure par ces mots :  » La période de la Transition représente une vraie opportunité pour le Mali de briser le cercle vicieux des crises politiques suivies par des coups d’Etat « . Dommage que cette approche toute de sagesse ne semble pas partagée par les tenants du pouvoir qui entendent conduire la Transition selon leur vision propre et sous leur contrôle exclusif. Quitte à entraîner le pays vers de nouveaux soubresauts, voire de nouveaux tourments.

Saouti HAIDARA

Source : l’Indépendant


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Author: Adam Mallé

Mali : ALa mission conduite par Goodluck Jonathan demande au gouvernement de «finaliser et de communiquer une feuille de route assortie d’un plan d’action»

goodluck-jonathanUn sommet virtuel des Chefs d’Etat et de gouvernement annoncé pour le 23 janvier prochain

Arrivé à Bamako, dans l’après-midi du lundi 11 janvier, le médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne ont bouclé, hier mardi, leurs deux jours de visite d’évaluation de la Transition. A l’issue de ce séjour au cours duquel ils ont rencontré les différents protagonistes, Goodluck Jonathan et sa délégation exhortent le gouvernement à « finaliser et à communiquer une feuille de route, assortie d’un plan d’action ». Ils demandent en outre à faire des investigations dans « l’affaire de déstabilisation de la Transition. »

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Source : l’Indépendant


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Author: Mamadou Makadji

La Chine et l’Union européenne, proches d’un accord sur les investissements

Le président du Conseil européen, Charles Michel, lors d’un sommet virtuel avec le président chinois Xi Jinping, à Bruxelles, le 14 septembre.

Négocié depuis 2013, l’accord global sur les investissements entre l’Union européenne (UE) et la Chine est en passe d’aboutir. L’objectif, côté européen, est d’ouvrir davantage le marché chinois aux investissements des entreprises de l’UE, tout en rapprochant les règles pour une concurrence plus équitable.

La dernière version de l’accord a été présentée, lundi 28 décembre, aux représentants des Etats membres et « aucun ne s’y est opposé », rapporte une source diplomatique. « Les ambassadeurs ont accueilli positivement les progrès dans les discussions. L’aval politique était clair », relate le diplomate. Une visioconférence entre Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, Charles Michel, le président du Conseil européen, et Xi Jinping, le président chinois, devrait sceller définitivement l’accord avant jeudi.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Franck Riester : « Nous n’avons pas obtenu d’engagements suffisants de la Chine sur l’abolition du travail forcé »

Les dernières réticences de la France et d’un petit groupe d’Etats − dont la Belgique et les Pays-Bas − auraient donc été vaincues. Elles avaient fait patiner les discussions ces derniers jours et portaient sur le volet « développement durable » de l’accord.

Ces Etats insistaient pour que la Chine s’engage à signer des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment celle sur l’abolition du travail forcé, donnant un lointain écho à la résolution du Parlement européen du 17 décembre condamnant le système de travail forcé dont sont victimes, en Chine, les minorités ouïgoures, kazakhes et kirghizes. « Les négociations ont beaucoup progressé ces derniers jours, en particulier parce que la Chine semble maintenant prête à s’engager à ratifier les conventions fondamentales de l’OIT sur la lutte contre le travail forcé », explique-t-on dans l’entourage du ministre délégué au commerce extérieur Franck Riester.

« Mots et promesses »

Plusieurs sources confirment que la Chine a finalement accepté de s’engager à signer ces conventions internationales. Ce gage sera-t-il suffisant pour convaincre les eurodéputés, qui devront ensuite approuver le texte ? Rien n’est moins sûr.

Lire aussi Les Ouïgours, victimes de travail forcé dans les champs de coton en Chine, selon un rapport

La crainte de Raphaël Glucksmann, eurodéputé du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates, « c’est que la Commission et les Etats membres se contentent de mots, de promesses qui n’engagent en rien les dirigeants chinois. Va-t-on pouvoir assurer la mise en place de cet engagement ? Sera-t-il possible d’aller vérifier, sur le terrain, que les camps sont fermés, qu’il n’y a pas de travail forcé ? Il ne s’agirait pas de la première fois qu’un dictateur signe un texte international sans le respecter ». Un texte qui, toujours selon le député européen, « va accroître l’interdépendance avec la Chine, à l’heure où l’on évoque la nécessité de relocaliser les chaînes de production ».

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Conférence nationale humanitaire (CNH) (17.12.20)

Une 5e CNH dans un format virtuel à suivre en direct le 17.12 à partir de 15h

En présence, pour la première fois, du Président de la République, Emmanuel Macron, et avec la participation du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la CNH accueillera notamment  :

  • Nadia Murad co-prix Nobel de la paix en 2018 ;
  • Runa Khan, fondatrice de l’ONG Friendship ;
  • Joannie Marlene Bewa, Fondatrice de l’ONG Young beninese leaders association, présidente par intérim de Women in global health ;
  • Janez Lenarcic, commissaire européen chargé de la gestion des crises ;
  • Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations unies ;
  • David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, prix Nobel de la paix en 2020 ;
  • Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Les débats seront consacrés aux grands sujets de l’actualité humanitaire et les travaux de la cinquième édition porteront sur :

  • la protection des travailleurs humanitaires
  • le changement climatique
  • l’impact de la Covid-19 sur l’aide internationale
  • l’impact des régimes de sanctions et des mesures antiterroristes sur l’aide humanitaire
  • le renforcement des échanges entre les acteurs humanitaires, de développement et de paix

La CNH 2020 sera également l’occasion de faire une évaluation à mi-parcours de la stratégie humanitaire de la France (2018-2022) endossée par la 4e CNH dans un contexte de forte augmentation des moyens financiers consacrés à l’aide humanitaire.

Les débats pourront être suivis en direct à partir de 15h depuis cette page.

Retour sur les précédentes CNH

Depuis sa création en 2011, la CNH s’est réunie quatre fois. Retour sur les principales conclusions de ces grands rendez-vous de l’humanitaire.

Edition 2011

Dans le cadre des échanges tenus lors de la première CNH en présence d’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, le renforcement des espaces de concertation du monde humanitaire est apparu nécessaire. Le principe d’une conférence nationale humanitaire réunit de façon périodique et régulière est acté dans un contexte où les besoins humanitaires sont de plus en plus importants. Les demandes de soutiens financiers augmentent au niveau global face à la multiplication des catastrophes de grande ampleur et des conflits toujours plus complexes. L’élaboration d’une stratégie humanitaire française, inscrite dans le cadre du consensus européen est plébiscitée. Elle se concrétisera en 2012 par la rédaction de la Stratégie humanitaire de la République française (2012-1017).

Edition 2014

Lors de la deuxième CNH, les participants insistent sur la nécessité d’une approche globale et multidimensionnelle visant à traiter l’ensemble des composantes d’une crise. Les dispositifs de prévention jouant un rôle majeur, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, annonce lors de la rencontre la sanctuarisation sur cinq ans de la partie de l’aide française au développement consacrée à la prévention des catastrophes naturelles. La diversité croissante des acteurs et la mondialisation de l’aide humanitaire sont des réalités avec un paysage humanitaire qui se recompose : aux ONG, organisations de solidarité internationale et aux bailleurs de fonds traditionnels (État, ONU, Commission européenne…) s’ajoutent désormais d’autres acteurs, plus ou moins « nouveaux » sur la scène humanitaire. Le renforcement de la coordination entre bailleurs apparaît alors comme un enjeu de taille afin d’assurer des interactions efficaces et efficientes.

Edition 2016

La 3e conférence nationale humanitaire a pour thème « Quels rôles à venir pour les acteurs humanitaires internationaux dans l’architecture de l’aide ? ». Les échanges permettent de débattre sur les orientations proposées par le rapport du Secrétaire général des Nations unies (SGNU) publié le 9 février 2016 – fruit d’un long processus de consultations inclusives – et publié en amont du premier Sommet humanitaire mondial (23 et 24 mai 2016 à Istanbul), pour refonder un partenariat international en faveur de l’action humanitaire. Les travaux de la 3e CNH constituent l’une des contributions des acteurs français à cette rencontre internationale. La France plaide pour la mise en place d’une série de mesures visant à renforcer et faciliter le fonctionnement de l’écosystème de l’aide, centré sur les populations, structuré par les principes humanitaires et favorisant la diversité et la complémentarité des acteurs.

Edition 2018

Lors de la 4e, CNH Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a présenté la nouvelle stratégie humanitaire de la France pour la période 2018-2022, qui marque un changement d’échelle de l’action humanitaire de notre pays et dote celle-ci d’un cap clair, assorti de moyens démultipliés. Les moyens de l’action humanitaire seront plus que triplés et passeront à 500 millions d’euros annuels à l’horizon 2022. Cette augmentation des financements, inédite, sera accompagnée de réformes visant à améliorer l’efficacité de notre aide par la simplification et la transparence. Jean-Yves Le Drian a également insisté sur l’importance de l’articulation entre l’aide humanitaire, conduite par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, et l’action de développement menée par l’Agence française de développement. Des stratégies de réponse communes, comprenant une analyse conjointe des besoins et une coordination des appels à projets, seront mises en œuvre. Le ministre a également annoncé la mise en place d’un mécanisme de renforcement des capacités des acteurs locaux et a rappelé le caractère fondamental du droit international humanitaire dans la politique étrangère de la France.


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« Métamorphose du sujet », d’Elsa Godart : la chronique « philosophie » de Roger-Pol Droit

« Métamorphose des subjectivités. (vol. I) Le sujet de la conscience, (vol. II) Le sujet de l’inconscient, (vol. III) Le sujet du virtuel », d’Elsa Godart, Hermann, « Psychanalyse », respectivement 336 p., 356 p. et 264 p., 25 € chacun.

ET SI NOUS CHANGIONS DE SUJET ?

Passer d’un thème à un autre, par méthode, ou par quelque gambade menant du coq à l’âne, c’est le sens banal de l’expression « changer de sujet ». Mais quand on l’entend d’un point de vue philosophique, elle concerne tout autre chose. Comment évoluent nos manières d’être un sujet ? De quelles façons nos subjectivités changent-elles ? Sur ce registre, il s’agira de scruter comment « être soi », loin de constituer une donnée immuable, une situation à jamais fixe, résulte d’un processus évoluant au fil de l’histoire, en relation notamment avec les perspectives culturelles et techniques qu’offre chaque période.

Tel est le vaste champ qu’explore Elsa Godart dans un opus d’une ampleur comme on n’en voit plus depuis longtemps. Globalement intitulée Métamorphose des subjectivités, cette recherche couvre trois volumes, un millier de pages, plusieurs siècles de l’histoire occidentale et se tient au carrefour de la philosophie, de la psychanalyse et de l’analyse des mondes virtuels les plus récents. Fruit d’une vingtaine d’années de travail, cette somme, issue de trois thèses successives soutenues par Elsa Godart, reflète aussi son parcours personnel : formée à la philosophie, devenue psychanalyste, elle s’est aussi illustrée, ces dernières années, par des analyses remarquées sur les selfies et les nouvelles pratiques numériques.

Mouvement profond

A défaut d’un résumé, impossible en quelques lignes, il faut indiquer comment s’articulent les volets de ce triptyque. Le premier explore « le sujet de la conscience », qui ne correspond pas simplement à la capacité humaine universelle de dire « je », mais à l’émergence de l’examen de soi-même, à l’observation d’une intériorité spécifique. Le Moyen Age européen aurait vu apparaître ce dispositif, en particulier avec Bernard de Clairvaux. Le deuxième volet, sous l’égide de Marx, et surtout de Freud et de Lacan, précise la singularité du « sujet de l’inconscient » : le désir se tient à l’extérieur du « je ». Ce dernier est porté par une volonté de jouissance dont l’origine lui échappe. Il peut malgré tout, parfois, parvenir à la faire sienne.

Pour bien saisir comment s’articule aux précédents le troisième volet, consacré à l’hypermodernité et aux métamorphoses du sujet déclenchées par la vie numérique, ses connexions permanentes et ses avatars virtuels, une précision s’impose. Cette fresque ne se veut pas statique. Elle dessine un profond mouvement, plutôt que trois tableaux figés côte à côte. Le sujet classique était supposé maître de lui-même, celui de la modernité était fracturé et dissocié. Aujourd’hui, entre réseaux sociaux et images démultipliées, un nouveau sujet « augmenté » deviendrait possible, en voie de se « resubjectiver » selon des modalités inédites et des relations multiples aux autres.

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Mali : Stabilité et prospérité au sahel: Un sommet prévu le 30 novembre prochain

sahel_2-9999x9999-cDans moins d’une semaine, soit le lundi 30 novembre prochain, un sommet virtuel se tiendra entre les dirigeants des pays du G5 Sahel et l’Union européenne. L’ordre du jour de cette rencontre sera marqué par des échanges sur l’avenir de la force conjointe, la Coalition pour le Sahel ainsi que l’Opération Takuba. La nouvelle a été confirmée par l’envoyé spécial pour le Sahel de la République tchèque, Tomas Ulicny.

 

Le diplomate a indiqué que ce sommet va confirmer l’engagement de l’UE au Sahel. Pour lui, l’UE est disposée à renforcer son appui aux pays du Sahel à condition que les dirigeants de ceuxci fassent preuve de plus d’efficacité et de volonté. Outre les dirigeants des pays du G5 Sahel, cette réunion verra notamment la participation du président du Conseil européen, Charles Michel. Les trois sujets au programme de cette rencontre sont l’avenir de la force militaire sahélienne, la Coalition pour le Sahel ainsi que l’opération Takuba. Il est donc prévu des échanges pour renforcer le soutien de l’UE aux pays du Sahel pour faire face à certains défis tels que la sécurité et la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19.

Dans le même ordre d’idée, il faut rappeler que c’est la première fois que la République Tchèque désigne un envoyé spécial pour le Sahel. L’armée tchèque dirige actuellement, pour la première fois, la mission européenne de formation de soldats maliens, EUTM Mali, une mission très importante au regard du rôle que l’armée malienne est appelée à jouer dans la lutte contre le terrorisme. Les Tchèques sont même le contingent le plus important après l’Espagne. Sans compter le fait que ce pays a donné son accord pour faire participer 60 éléments de ses forces spéciales à l’Opération Takuba déjà opérationnelle depuis août dernier.

Leur arrivée au Mali pour un mandat d’un an est attendue, selon l’envoyé spécial pour le Sahel de la République tchèque, Tomas Ulicny, soit en janvier ou en début février 2021.

Stabiliser le Sahel

Il est important de préciser que la République tchèque est l’unique pays d’Europe centrale et orientale qui s’occupe de ce dossier très activement. Pour le diplomate tchèque :  » la stabilité et la sécurité dans la région du Sahel sont très liées à la sécurité de l’Europe et de la République tchèque. L’instabilité dans cette région peut impacter la stabilité de l’Europe. Nous aimerions contribuer à stabiliser la situation dans cette région. Les priorités sont la lutte contre le terrorisme, contre la migration illégale et l’amélioration des conditions de vie pour la population « . Comme la plupart des contingents déployés au sein de l’EUTM, les soldats tchèques ont dû suspendre leur programme de formation en direction de l’armée malienne à cause de la pandémie de la Covid19 et le coup d’Etat militaire du 18 août dernier. Une coopération qui reprend timidement après que les autorités de la transition eurent accepté les exigences de la CEDEAO pour le retour à l’ordre constitutionnel normal. A en croire, le diplomate, cela passe surtout par la tenue d’élections libres et transparentes d’ici quinze mois afin de transférer le pouvoir à des civils élus. Il a aussi salué la volonté des autorités de la transition à appliquer l’Accord issu du processus d’Alger à travers l’implication des représentants des mouvements dans les différents organes de la transition. Il a écarté toute ressemblance de la situation au Mali à celle de l’Afghanistan soulignant le fait que tous les acteurs coopèrent de bonne foi et que la population, dans son écrasante majorité soutient les autorités en place.

Massiré DIOP

Source : l’Indépendant


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Author: Mamadou Makadji

Stabilité et prospérité au sahel: Un sommet prévu le 30 novembre prochain

Dans moins d’une semaine, soit le lundi 30 novembre prochain, un sommet virtuel se tiendra entre les dirigeants des pays du G5 Sahel et l’Union européenne. L’ordre du jour de cette rencontre sera marqué par des échanges sur l’avenir de la force conjointe, la Coalition pour le Sahel ainsi que l’Opération Takuba. La nouvelle a été confirmée par l’envoyé spécial pour le Sahel de la République tchèque, Tomas Ulicny.

Le diplomate a indiqué que ce sommet va confirmer l’engagement de l’UE au Sahel. Pour lui, l’UE est disposée à renforcer son appui aux pays du Sahel à condition que les dirigeants de ceuxci fassent preuve de plus d’efficacité et de volonté. Outre les dirigeants des pays du G5 Sahel, cette réunion verra notamment la participation du président du Conseil européen, Charles Michel. Les trois sujets au programme de cette rencontre sont l’avenir de la force militaire sahélienne, la Coalition pour le Sahel ainsi que l’opération Takuba. Il est donc prévu des échanges pour renforcer le soutien de l’UE aux pays du Sahel pour faire face à certains défis tels que la sécurité et la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19.

Dans le même ordre d’idée, il faut rappeler que c’est la première fois que la République Tchèque désigne un envoyé spécial pour le Sahel. L’armée tchèque dirige actuellement, pour la première fois, la mission européenne de formation de soldats maliens, EUTM Mali, une mission très importante au regard du rôle que l’armée malienne est appelée à jouer dans la lutte contre le terrorisme. Les Tchèques sont même le contingent le plus important après l’Espagne. Sans compter le fait que ce pays a donné son accord pour faire participer 60 éléments de ses forces spéciales à l’Opération Takuba déjà opérationnelle depuis août dernier.

Leur arrivée au Mali pour un mandat d’un an est attendue, selon l’envoyé spécial pour le Sahel de la République tchèque, Tomas Ulicny, soit en janvier ou en début février 2021.

Stabiliser le Sahel

Il est important de préciser que la République tchèque est l’unique pays d’Europe centrale et orientale qui s’occupe de ce dossier très activement. Pour le diplomate tchèque :  » la stabilité et la sécurité dans la région du Sahel sont très liées à la sécurité de l’Europe et de la République tchèque. L’instabilité dans cette région peut impacter la stabilité de l’Europe. Nous aimerions contribuer à stabiliser la situation dans cette région. Les priorités sont la lutte contre le terrorisme, contre la migration illégale et l’amélioration des conditions de vie pour la population « . Comme la plupart des contingents déployés au sein de l’EUTM, les soldats tchèques ont dû suspendre leur programme de formation en direction de l’armée malienne à cause de la pandémie de la Covid19 et le coup d’Etat militaire du 18 août dernier. Une coopération qui reprend timidement après que les autorités de la transition eurent accepté les exigences de la CEDEAO pour le retour à l’ordre constitutionnel normal. A en croire, le diplomate, cela passe surtout par la tenue d’élections libres et transparentes d’ici quinze mois afin de transférer le pouvoir à des civils élus. Il a aussi salué la volonté des autorités de la transition à appliquer l’Accord issu du processus d’Alger à travers l’implication des représentants des mouvements dans les différents organes de la transition. Il a écarté toute ressemblance de la situation au Mali à celle de l’Afghanistan soulignant le fait que tous les acteurs coopèrent de bonne foi et que la population, dans son écrasante majorité soutient les autorités en place.

Massiré DIOP

Source : l’Indépendant


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Author: bamada.net

PRÉSENCE DE FORCES MILITAIRES, SÉCURITÉ DANS LE SAHEL, DIALOGUE AVEC LES TERRORISTES

UN SOMMET VIRTUEL, POUR FAIRE LE POINT DE LA COOPÉRATION ENTRE L’UE ET LES PAYS DU G5 SAHEL ?

Partenaire incontournable du Mali et des pays du G5 Sahel, l’union Européenne est très impliquée dans plusieurs secteurs de nos pays, en particuliers celui de la défense et de la sécurité. De 2014, à nos jours l’Union Européenne a mobilisé  4,5 milliards d’euros pour soutenir les pays du sahel. Plusieurs mois après le précédent sommet virtuel tenu en avril dernier, il semblerait que l’heure soit venue de faire le point au regard des différents événements ayant secoué les pays du G5 Sahel.

Il ressort des données qu’un Sommet virtuel devant se tenir ce lundi 30 novembre prochain  suscite de l’espoir de part et d’autre et servira d’opportunité pour actualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme dans le sahel ; lutte ayant fait assez de victimes civiles et militaires et des dégâts matériels importants.

Pour ce sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel sera en Visioconférence avec les cinq Chefs d’Etat composant le G5 Sahel, notamment, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Tout comme le précèdent somment virtuel, tenu le 28 avril dernier, il sera question de parler de sujets qui rythment l’actualité sahélo africaine et notamment du soutien multiforme qu’apporte l’union Européenne aux pays du G5 Sahel ; plus particulièrement de l’implication militaire de l’UE au sahel et de l’évolution de la situation sécuritaire dans cette zone.

UN SOMMET QUI TOMBE A POINT NOMMÉ

Depuis sa création en 2014 à nos jours, le G5 Sahel s’est vu octroyé au total 4,5 milliards d’euros. Ce montant englobe les aides humanitaires, de développement mais aussi pour de sécurité. En effet, l’Union européenne dans le cadre du retour et de la stabilité de la paix dispose de nombreuses missions de défense et de sécurité dans la région (EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger). Avec la Force Barkhane présente au Mali et en général au Sahel, l’Union Européenne apporte une aide logistique qui constitue un appui considérable aux soldats français afin de mener à bien leur mission de lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Selon nos confrères d’« Africa Intelligence »   ce sommet virtuel doit être déterminant sur le sort des missions et actions (…)

Tougouna A. TRAORE

NOUVEL HORIZON


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Author: bamada.net

Le sommet du G20 sous un nouveau format

Le premier sommet virtuel de l’Histoire du G20 vient de s’achever dans la capitale de l’Arabie saoudite. Une grande attention a été portée aux mesures contre la propagation du Covid-19 et au renouveau de l’économie mondiale après la pandémie.

Retrouvez les photos des rencontres au sommet dans ce diaporama réalisé par Sputnik.


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Un G20 inédit, en format virtuel, dominé par la question des vaccins contre le Covid-19

Un sommet virtuel pour des défis bien réels, à commencer par une pandémie qui a tué plus d’un 1,3 million de personnes en l’espace d’un an et secoue l’économie mondiale : les dirigeants du G20, réunis dans un format virtuel inédit, ont appelé à la solidarité face au Covid-19, en particulier pour l’accès aux vaccins.

« Nos peuples et nos économies souffrent encore de ce choc, mais nous ferons tout notre possible pour surmonter cette crise grâce à la coopération internationale », a déclaré le roi Salman d’Arabie saoudite à l’ouverture de cette rencontre de deux jours, par écrans interposés. Il est apparu au côté du prince héritier Mohammed Ben Salman, et entouré de vignettes montrant en direct les dirigeants des plus grandes puissances mondiales, une image devenue familière.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au G20 de Riyad, le retour en grâce avorté de « MBS »

Non sans quelques instants insolites : le président français, Emmanuel Macron, plaisantant avec un interlocuteur hors champ, son homologue chinois, Xi Jinping, faisant appel à un assistant armé d’une télécommande… Le président américain, Donald Trump, a, quant à lui, fait une brève apparition, essentiellement pour évoquer son propre bilan selon deux participants interrogés par l’Agence France-Presse (AFP). Il s’est ensuite rendu à son golf proche de Washington.

Accès à la vaccination

Sans surprise, la pandémie a dominé les premiers échanges, à l’heure où la course aux vaccins s’accélère. « Serons-nous prêts à garantir l’accès [aux vaccins] à l’échelle planétaire, et à éviter à tout prix le scénario d’un monde à deux vitesses, où seuls les plus riches pourraient se protéger du virus ? », a demandé samedi le président français, dans une adresse par visioconférence à ses homologues, qu’il a ensuite tweetée.

Face au Covid-19, qui a infecté plus de 55 millions de personnes à travers le monde, le président chinois a, lui, estimé que la réponse devait aussi être économique. « Nous devons réduire les taxes et les barrières douanières et nous pencher sur la libéralisation des échanges d’équipements médicaux essentiels », a-t-il ainsi estimé.

Avant même que le G20 ne commence, le patron de l’ONU, Antonio Guterres, avait rappelé qu’il « manque 28 milliards, dont 4,2 avant la fin de l’année » pour financer l’ACT-Accelerator, un dispositif de l’Organisattion mondial de la santé devant garantir que les pays riches ne monopoliseront pas les traitements, tests ou vaccins.

« L’accès à la vaccination doit être possible et abordable pour chaque pays. Les fonds promis jusqu’à présent ne sont pas encore suffisants pour y parvenir. Je vous demande donc à tous de soutenir cette initiative importante. Cette aide à court terme est dans notre intérêt », a dit la chancelière allemande, Angela Merkel, à ses homologues.

Dette et droits humains

Le G20 – qui regroupe notamment les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud, la Russie, l’Australie, l’Indonésie et l’Arabie saoudite – représente les deux tiers de la population de la Terre, 80 % du commerce mondial et plus de 85 % de la richesse produite annuellement sur la planète. Ce club des puissants doit aussi se pencher sur la dette des pays les moins avancés, dont plusieurs sont menacés de défaut de paiement.

Le G20 a adopté en avril un moratoire sur le paiement du service de la dette de six mois, qui court jusqu’en juin 2021. M. Guterres a demandé un « engagement ferme » pour que ce délai de grâce soit prolongé jusqu’à fin 2021.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Covid-19, premier opposant au prince héritier saoudien « MBS »

L’ombre des atteintes aux droits humains en Arabie saoudite, royaume ultraconservateur, plane aussi sur le sommet, dont Riyad espérait faire une vitrine fastueuse. Notamment pour l’ambitieux programme de réformes économiques, censé réduire la dépendance à la manne pétrolière, orchestré par le prince héritier Mohammed Ben Salman. Son ascension s’est accompagnée d’une répression accrue contre les voix dissidentes qui embarrasse les partenaires internationaux de Riyad, de l’assassinat du journaliste critique Jamal Khashoggi à la détention de militantes féministes comme Loujain Al-Hathloul.

La sœur de cette dernière, Lina Al-Hathloul, avait ainsi déclaré à l’AFP, avant le sommet : « La nouvelle Arabie saoudite de MBS, on n’y croit plus vraiment. Les vrais réformateurs de ce pays sont aujourd’hui derrière les barreaux et ne peuvent plus s’exprimer. » « Il faut que les leaders du monde soient notre voix », avait-elle espéré. « Les investisseurs ne sont pas des journalistes, ils cherchent des pays où ils peuvent faire confiance à un gouvernement efficace », a répliqué samedi Khaled Al-Faleh, ministre saoudien de l’investissement, lors d’un point-presse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Loujain Al-Hathloul, 31 ans, féministe enfermée depuis deux ans et demi en Arabie saoudite

Le Monde avec AFP


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